Un regard sur : Maria Chapdelaine (roman) de Louis Hémon

« En d’autres pays c’était le renouveau, le travail ardent de la sève, la poussée des bourgeons et bientôt des feuilles, mais le sol canadien, si loin vers le nord, ne faisait que se débarrasser avec effort de son lourd manteau froid avant de songer à revivre. » (Hémon)


Maria Chapdelaine de Louis Hémon, écrit en 1913, nous transporte au début du vingtième siècle dans une communauté rurale au Lac-Saint-Jean, Québec. On suit Maria, une jeune femme, dans sa vie et ses pensées pendant plusieurs années, dans lesquelles elle traverse de nombreuses épreuves. L’histoire se concentre sur le travail dur de la ferme, les difficultés d’habiter dans des endroits éloignés sans services et, finalement, le choix d’un mari que Maria se sent appeler à faire.

Mes impressions : 

Les descriptions étaient assez efficaces pour me faire sentir vraiment comme parmi les habitants du village Péribonka. J’ai toujours, après quelques mois, des images des paysages, des bâtiments, même des sentiments décrits dans le livre. Le fait que l’on connaît les pensées intimes du personnage principal était un autre aspect de ce livre qui m’a captivé.

Ce que je n’ai pas aimé, cependant, c’était que parfois il y avait des descriptions que je trouvais un peu exagérées ou même stéréotypées; par exemple, l’auteur parle un peu trop souvent de la « simplicité » des villageois. Le fait que ce livre a été écrit par un Français (qui habitait pendant quelques années au Québec) peut expliquer peut-être le choix de mots et de descriptions.

Vous pouvez lire le livre gratuitement sur Project Gutenberg ici : Maria Chapdelaine

Le « H » aspiré

Le « h » ne fait pas de son en français. Pourtant, parfois cette lettre est considérée comme aspirée, ce qui peut avoir des effets sur la prononciation et sur l’écriture.

Lorsqu’un mot commence par un « h » aspiré, on ne fait pas d’élision (ni à l’écrit ni à l’oral). Par exemple, le « h » est aspiré dans le mot hasard, donc on écrit le hasard et, au pluriel, on ne prononce pas de /z/ lorsqu’on dit les hasards /lℇ azaR/.

Pour le « h » muet, par contre, on fait l’élision. Donc, on écrit l’heure et on dit, avec un /z/, les heures /lℇzœR/.

Si on se trompe, ce n’est pas la fin du monde, mais cela peut causer des incompréhensions! Par exemple, si vous faites l’élision dans Les héros sont là, cela peut sonner comme les zéros sont là. Grosse différence!

La plupart des dictionnaires indiquent le « h » aspiré. Voici une liste de quelques mots communs qui l’ont.

  • La haine
  • La halte
  • Le hamac
  • Le hamburger
  • La hanche
  • Le handicap
  • Le haricot
  • La harpe
  • Le hasard
  • La hausse
  • La hauteur
  • Le héros
  • Le hibou
  • La hiérarchie
  • Le hockey
  • Le homard
  • La honte
  • La housse
  • Le hublot
  • Le hurlement

Un regard sur : Infoman

Infoman est une émission satirique de Radio-Canada qui offre un autre point de vue sur l’actualité, surtout sur les événements politiques du Québec et du Canada. C’est Jean-René Dufort, avec Chantale Lamarre et MC Gilles, qui anime cette émission humoristique.

J’apprécie Infoman pour ses résumés amusants de l’actualité de la semaine. En plus, les aspects culturels présentés m’aident à connaître de plus en plus la culture québécoise et francophone. Il ne faut pas manquer le spécial de la fin de l’année en décembre et aussi le Gala des prix Aurore (les meilleurs pires films québécois) en mars.

Vous pouvez regarder Infoman chaque jeudi soir à la télévision ou sur Internet à http://infoman.radio-canada.ca

 

Un regard sur : Notre-Dame de Paris (roman) de Victor Hugo

« Il y a aujourd’hui trois cent quarante-huit ans six mois et dix-neuf jours que les Parisiens s’éveillèrent au bruit de toutes les cloches sonnant à grande volée dans la triple enceinte de la Cité, de l’Université et de la Ville »  – Victor Hugo, Notre-Dame de Paris


Notre-Dame de Paris de Victor Hugo est un classique de la littérature française qui a connu plusieurs adaptations (incluant Le Bossu de Notre-Dame de Disney). Mais attention! Le livre n’est pas une œuvre de Disney; préparez-vous à une tragédie.

Écrit en 1831, ce livre nous fait visiter le Paris de 1482. Plein de descriptions, ce roman nous présente une multitude de personnages. Voici quelques informations de base :

Pierre Gringoire : le poète, qui se trouve plus accepter dans une communauté de vagabonds que dans la population générale de Paris.

La Esmeralda : la bohémienne qui est obsédée par son amour pour Phœbus.

Phœbus : le capitaine de la gendarmerie. Est-ce qu’il est amoureux de la Esmeralda? Peut-être que non; il veut coucher avec elle quand même.

Claude Frollo : l’archidiacre, qui est amoureux de la Esmeralda. Malheureusement, il ne sait vivre avec ses désirs (et il ne comprend pas ce que « non » veut dire…) ce que lui amène à agir de façon draconienne.

Jehan Frollo : le petit frère de Claude. Il est étudiant, jeune et irresponsable (un peu stéréotypé, n’est-ce pas?)

Quasimodo : le sonneur de cloches décrit comme « bossu », « borgne » et « bancal ». Il est fidèle à la cathédrale Notre-Dame et, pendant l’histoire, il voue son existence à la protection de la Esmeralda. Il a été élevé par Claude Frollo.

La recluse : une femme qui avait perdu son enfant aux bohémiens, elle n’est pas capable d’accepter cette perte. On apprend pendant le déroulement du roman que son histoire se mêle aux autres, ce qui nous amène à la fin tragique.

 

Mes impressions :

J’aime beaucoup les classiques, donc ce livre était un des premiers dans ma liste à lire. Je suis content que je l’aie lu afin de finalement connaître l’histoire (un peu choquante parfois!). La structure de ce roman est assez intéressante : des parties séparées qui racontent un point de vue à la fois, gardant le suspense après chaque changement de personnage. Les histoires séparées s’entremêlent de plus en plus vers la fin. C’était aussi intéressant de remarquer que presque toute l’action est causée par les désirs refoulés de l’archidiacre.

Si j’ai aimé l’histoire en général, je ne la lirais pas une seconde fois (pas bientôt au moins). Pour moi, ce roman était un peu long et plein de descriptions qui ne m’intéressaient pas. Ce livre serait peut-être plus captivant pour les gens qui connaît un peu la géographie de Paris ou ceux qui sont intéressés par l’architecture et l’histoire (surtout médiévale).

Vous pouvez trouver le livre gratuitement sur Project Gutenberg ici : Notre-Dame de Paris

L’alphabet phonétique international

 

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Lorsque j’ai commencé à connaître les petits symboles à côté des mots dans mon dictionnaire, ma prononciation s’est considérablement améliorée. Avant, je mélangeais les sons d’anglais et de français et j’inventais même d’autres sons.

Finalement, j’ai appris que le nombre de sons en français est limité, ce qui fait la prononciation beaucoup moins angoissante. Il faut juste choisir le correct son d’une petite liste!

Souvent, on complique la prononciation. On se trompe avec un son dans un mot, même si on prononce le son parfaitement dans un autre mot. Par exemple, on prononce le et deux correctement, mais on a des problèmes avec neveu même si les sons sont les mêmes.

Je vais faire d’autres articles concernant des sons en particulier qui posent des problèmes pour moi et d’autres apprenants. Par exemple : /ε/ vs /e/, /o/ vs /ɔ/, les nasales, /y/, /ø/ vs /œ/, etc.

Mais pour maintenant, voici une liste des phonèmes de français. Vous pouvez trouver des listes similaires au début de la plupart des dictionnaires. Reconnaissez les sons qui sont comparables à ceux de votre langue maternelle et les sons qui sont différents.

Lorsque la prononciation d’un mot vous pose de la difficulté, adressez-vous à cette liste et pratiquez!

Voyelles : 
/a/ – patte, madame
/α/ – pâte, là, gâteau (peu de distinction entre/α/ et /a/ en France)
/e/ – aller, viendraiépée, nez
/Ɛ/ – viendrais, lait, merci, thème
/ə/ – le, premier, secret
/i/ – ici, lire
/ɔ/ – fort, école, sol
/o/ – mot, saule, dôme, jaune
/ø/ – feu, deux, peu, heureux, jne
/œ/ – peur, heureuse, jeune
/u/ – toux, roue, tourne
/y/ – tu, rue, urne

Voyelles nasales :
/α̃/ – lent, content, sans, tendance
/Ɛ̃/ – pain, bien, serein, Tintin, vin
/ɔ̃/ – son, Colombie, onze, pont
/œ̃/ – un, humble, parfum, lundi

Semi-consonnes :
/j/ – panier, taille, pied
/w/ – oui, jouet
/ɥ/ – huile, lui

Consonnes :
/b/ – bébé, bon
/d/ – donner, lourde
/f/ – photo, fin, offre
/g/ – gare, margarine, légume
/k/ – sac, cabane, qui
/l/ – lumière, lent, sol
/m/ – moi, somme
/n/ – nuit, tonnerre, nous
/p/ – psychologie, soupe
/ʁ/ – rose, père, parapluie
/s/ – tasse, nation, sucre
/t/ – table, vite
/v/ – navire, vous
/z/ – vase, zèbre, maison
// – chat, schéma
/ʒ/ -mangeons, gingembre, je
/ɲ/ – Bourgogne, vigne

 

 

 

Le genre des noms

Espoir… masculin ou féminin?

Le genre des noms en français peut causer des difficultés pour un apprenant parce qu’il n’y a pas de règle fixe qui n’indique le genre masculin ni le genre féminin.

Mais pas besoin de perdre de l’espoir! (C’est masculin, finalement)

Malgré le manque de règle, il y a parfois des indices. Prenons les terminaisons de quelques noms… Attention : Les exceptions ne sont pas toujours exhaustives.

 

La majorité des noms avec ces terminaisons sont féminins :

  • -tion/xion/sion (une connexion, une réaction, une émotion)
    • Exception: un bastion
  • -ance/ence (une avance, une intelligence, une séance)
    • Exception : le silence
  • -esse (la grossesse, une sécheresse, une adresse)
  • -logie (la biologie, la physiologie, l’ornithologie)
  • -ie (une prairie, une économie, une philosophie)
    • Exceptions : un incendie, un parapluie
  • -ette (une courgette, une dette, une épinette)
    • Exception : un squelette
  • -té (la beauté, une actualité, une activité)
    • Exception : (un comité, un pâté, un côté)
  • -tié (une amitié, une moitié, une pitié)
  • -tude (une gratitude, une étude, une altitude)
  • -ure (une peinture, une ordure, une nature)
    • Exception : un murmure
  • -eur (une fleur, une peur, une erreur)
    • Exceptions : un bonheur, un honneur

 

La majorité des noms avec ces terminaisons sont masculins :

  • -ment (un gouvernement, un monument, un sentiment, un hurlement)
  • -age (un étage, un garage, un voyage, un stage)
    • Exceptions : une plage, une image, une nage, une cage, la rage, une page
  • -eau (un tableau, un manteau, un chapeau)
    • Exceptions : l’eau, la peau
  • -isme (le féminisme, l’altruisme, l’optimisme)
  • -al (un journal, un festival, un cheval)
  • -ant (un restaurant, un gant, un volant)
  • -et (un ballet, un cabinet, un effet, un objet)
    • Exception : une forêt
  • -oir (un couloir, un espoir, un miroir)
  • -ème/ême (un stratagème, un baptême, un carême, un thème)
    • Exception : une crème
  • -ail (un chandail, un détail, un ail)
  • -er (un métier, un déjeuner, un oreiller)
    • Exception : la mer

De plus, les noms des arbres sont généralement masculins : un cerisier, un bouleau, un pommier, un mélèze… Exceptions : une épinette, une aubépine.

Les noms des métaux sont également masculins : le fer, l’or, le cuivre…

Toutes les langues sont aussi masculines : le français, l’espagnol, le russe…

 

Mon conseil : Essayez de mémoriser deux ou trois terminaisons à la fois de chaque catégorie. Lorsque vous devenez à l’aise avec une terminaison, revenez et mémorisez-en plus!

Un regard sur : Antidote

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Antidote est un outil numérique exceptionnel pour les rédactions en français. Il contient trois parties :

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Les guides : 
Des explications grammaticales des erreurs les plus répandues.

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Le placement des pronoms

Je le lui ai dit! 

Souvent, une phrase comme telle n’est pas très naturelle pour un apprenant de français. On mélange parfois le placement des pronoms qui viennent avant le verbe. Heureusement, il y a un ordre fixe pour les pronoms pour nous aider.


 

sujet me

te

se

nous

vous

le

la

les

lui

leur

y en verbe

 

Exemples :

Je vais parler à Françoise de l’évènement. → Je vais lui en parler.

Ils se baignent dans le lac. → Ils s’y baignent.

Ma mère a donné un téléphone à mon frère.→ Ma mère le lui a donné.

 

Les phrases négatives suivent aussi cet ordre :

Elle ne nous en parle pas.

Roch ne vous l’a pas donné.

 

Les phrases impératives positives suivent un ordre un peu différent (notez les traits d’union) :

Verbe Complément direct (le, la, nous, vous)   Complément indirect (lui, leur, moi, toi, nous, vous)

 

y

en

Exemples : 
Parlez-lui-en.

Disons-le-lui.

Montre-la-moi.

Donne-m’en.

 

Et la forme négative de l’impératif? Elle ressemble à la forme originale  :

Ne m’y amène pas.

Ne lui en demandez pas. 

Ne nous le dis pas. 

 

Après avoir mémorisé cet ordre, il ne faut que de la pratique (très important!) pour qu’il devienne naturel lorsque vous parlez.

Attention : Parfois, on ne remplace pas le complément indirect animé (à quelqu’un) par un pronom personnel. Regardez les phrases suivantes…

  • Cette photo me fait penser à Pierre. → Elle me fait penser à lui. Elle me fait lui penser.
  • Elle s’oppose à la mère de Marie. → Elle s’oppose à elle. Elle se lui oppose.
  • Il s’intéresse à la voisine. → Il s’intéresse à elle. Il se lui intéresse.

Un regard sur : La guerre des tuques

La guerre des tuques est un film québécois avec deux versions : l’original en 1984, qui a connu un grand succès, et une nouvelle version d’animation 3D en 2015.

Le film est centré sur un groupe d’enfants qui décident d’organiser une grosse bataille de boules de neige pendant le temps des fêtes.

C’est un film amusant pour les enfants (et les adultes), mais aussi un incontournable afin d’augmenter vos connaissances générales de la culture québécoise.

Vous pouvez regarder le nouveau film sur iTunes ici (lien affilié) : La Guerre des tuques animée – Jean-François Pouliot & Francois Brisson

Un regard sur : Radio-Canada

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Radio-Canada

Si vous habitez au Canada (ou même hors du Canada), Radio-Canada donne un accès formidable au français et à la culture francophone.

Radio-Canada est un radiodiffuseur public canadien qui offre des services par radio, télévision et Internet.

Je profite de Radio-Canada surtout pour suivre l’actualité locale, nationale et internationale à la radio et sur Internet (http://ici.radio-canada.ca). C’est une excellente façon d’augmenter les occasions d’écouter et de lire le français. En écoutant et en lisant de plus en plus de français, nous nous habituons aux sons et aux formes de l’écriture de la langue. Ceci augmente notre compréhension du français. De plus, on découvre du nouveau vocabulaire dans une variété de contextes.