Du vocabulaire pour l’Halloween !

C’est le temps des sorcières et des fantômes ! Chaque année, au milieu de l’automne, on assiste à un curieux évènement dans un nombre de pays. Des gens se déguisent et font la fête ou font du porte-à-porte pour amasser des bonbons. L’Halloween se célèbre chaque année le 31 octobre, surtout en Amérique du Nord, mais de plus en plus en Europe.

Voici du vocabulaire pour vous aider à célébrer l’Halloween en français !

Un regard sur : Nouvelle-France (film)

Nouvelle-France, un film sorti en 2004, est une histoire d’amour adaptée de la vie de « La Corriveau », une femme qui a inspiré des légendes dans la culture populaire québécoise. Pour savoir plus sur l’histoire de Marie-Josephte Corriveau, je vous invite à visiter la page Wikipédia sur ce sujet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Josephte_Corriveau

Nouvelle-France-film

Un aperçu :

Pour ce qui concerne le film, l’histoire se déroule à Québec autour de 1759, l’année où les Britanniques ont attaqué cette ville. On suit le personnage principal, Marie-Loup, pendant cette période tumultueuse de l’histoire. Les évènements de la guerre mélangent avec une histoire d’amour (c’est souvent le cas dans les films, n’est-ce pas…).

D’autres personnages se mêlent des affaires de la protagoniste, notamment le curé du village. Une série d’évènements tragiques amènent à un procès contre Marie-Loup pour meurtre de son deuxième mari. Tout cela se passe au moment où les Britanniques prennent le contrôle de l’ancienne colonie de France.

Mes impressions :

J’adore les légendes, donc le fait que ce film s’est basé (librement, mais bon…) sur une légende québécoise m’a vraiment intrigué. Le film a été mon introduction à l’histoire de La Corriveau, ce qui est entré dans le folklorique québécois grâce aux histoires passées de génération à génération.

Avec un titre comme Nouvelle-France, c’est sûr que je m’attendais à ce qu’un peu plus d’histoire, surtout de La Conquête, soit présente dans le film. Même si j’en voulais plus, l’histoire est toujours au rendez-vous : on voit la planification de l’attaque par les Britanniques, le manque de ressources et de vouloir de la France pour protéger la colonie, etc. En plus, on ressent assez bien ce que le changement de garde (lorsque les Britanniques ont gagné) a eu comme effet sur les habitants.

Mais le thème omniprésent dans Nouvelle-France est l’histoire d’amour entre Marie-Loup et François, un homme un peu exilé qu’elle rencontre un jour. Le film aborde aussi le sujet des relations entre les Français et les Premières Nations à cette époque.

En tout, j’ai bien aimé le film, mais il y avait des parties que j’ai trouvées un peu longues. Ceci est peut-être parce que je voulais entendre plus parler des évènements historiques comme j’ai mentionné en haut. Pourtant, les scènes vers la fin de Nouvelle-France sont tellement puissantes que j’ai presque oublié tout ce que je n’aimais pas trop.

 

Un regard sur : La détresse et l’enchantement (autobiographie) de Gabrielle Roy

« Comment, si souvent malheureux, pouvions-nous aussi être tellement heureux. » — Gabrielle Roy, La détresse et l’enchantement.


la-detresse-et-l'enchantement.png

Un aperçu :

Des réflexions sur la ve, l’amour, le bonheur et la mort sont les éléments principaux de l’autobiographie La détresse et l’enchantement de la célèbre écrivaine franco-canadienne Gabrielle Roy. Elle raconte sa jeunesse difficile comme une francophone au Manitoba dans la ville (maintenant un quartier de Winnipeg) de Saint-Boniface. Ensuite, Gabrielle nous amène dans les petits villages où elle a enseigné comme un jeune adulte, et finalement en Europe, où elle a habité juste avant la Seconde Guerre mondiale. Une grande partie du livre parle en fait des mois que Gabrielle Roy a passés en Europe, un voyage alimenté par un désir inconnu :


« Oui c’est cela, j’irais en France. Et elle, peut-être, me reconnaîtrait pour sienne ! Fallait-il que je sois folle ! Eh oui, rendue folle à lier par cette maladie de me sentir quelque part désirée, aimée, attendue, chez moi enfin… »

« Ce devait être un de ces appels mystérieux de la vie auxquels on obéit les yeux fermés, à moitié confiance, à moitié détresse. Je courais donc après quelque chose, mais quoi ! »


Ce désir l’amènera tranquillement vers sa carrière comme écrivaine.

Mes impressions :

Le titre explique bien l’humeur du livre. Gabrielle raconte sa jeunesse à Saint-Boniface, ce qu’elle voit d’une vue assez négative. C’est la détresse, ce qu’on peut apercevoir avec cette citation :


« Si c’était une sorte de malheur d’être né au Québec de souche française, combien plus ce l’était, je le voyais maintenant, en dehors du Québec, dans nos petites colonies de l’Ouest canadien ! »


Plus loin dans le livre, c’est l’enchantement; elle raconte son temps passé en France et en Angleterre. Elle y vit quelques-uns des moments les plus heureux de sa vie. C’est ce point-là que je trouve assez singulier. En Europe, elle est dans l’incertitude complète. Elle ne sait pas ce qu’elle veut étudier, où elle veut habiter, ce qu’elle veut de la vie, etc. Cependant, c’était pendant cette période, avant de devenir une écrivaine célèbre, que Gabrielle Roy a trouvé des moments de calme et de sérénité. On voit clairement qu’elle se souvient de ce temps-là d’un bon œil. Cela amène Gabrielle à nous offrir ses réflexions sur le bonheur :


« Peu ont jamais eu idée de ce qu’est ce bonheur dont je tente de parler, inexplicable et cependant si réel. En ce temps-là, je croyais qu’il venait de l’extérieur, tenait aux lieux mêmes où il se produisait. Je pensais que l’on pouvait se l’approprier en s’appropriant les lieux où il apparaissait, en y restant ou en tâchant de les emporter avec soi — une impossible aventure ! »


Pourtant, même après des descriptions presque magiques, Gabrielle nous rappelle que sa vie n’était pas un conte de fées. Elle retombait souvent dans un état presque dépressif :


« L’ennui s’en mêla, persistant, corrosif, m’empêchant de prendre intérêt à ce que je tentais pour y échapper… En vérité, je pense que j’étais tombée dans cet état d’attente qu’il m’est arrivé maintes fois dans ma vie de subir et où je ne fais plus rien d’autre justement que d’attendre de l’inconnu qu’il vienne m’en délivrer. »


D’autres moments forts du livre sont les réflexions profondes sur la mort. Il faut se rappeler que Gabrielle Roy a écrit ce livre dans les quelques années avant de mourir (le livre a été en fait publié en 1984, après sa mort). C’est peut-être la raison pour laquelle elle voulait souligner les morts de ses proches et les émotions qui les entouraient :


« Tout être avant de mourir a terriblement besoin de savoir qu’il a été heureux quelquefois, et comment et où et pourquoi. Il ne lui importe plus tellement de savoir qu’il a souffert. Ce qui compte alors c’est d’avoir un moment tenu entre ses mains le bonheur comme s’il était la clé de l’amour et du mystère de notre existence. »


Une autre chose que j’aime de ce livre est que ce n’était pas centré sur les liaisons amoureuses. Comme ça, le livre donne plus d’importance sur les amitiés, parfois simples et passantes, parfois solides, qui se développent partout autour de nous. Pourtant, Gabrielle nous donne plusieurs réflexions intéressantes sur l’amour. D’abord, elle décrit sa relation avec un homme qu’elle a connu en Angleterre :


« Nous étions faits pour n’être que des amis, ainsi que l’on dit si injustement, car n’est-il pas singulier que l’on place l’amour — si capricieux — au-dessus de l’amitié presque toujours si digne ? »


Et après, elle réfléchit sur une relation un peu plus intense :


« Notre amour était trop fiévreux, agité et possessif pour nous laisser en repos, et quand il n’a pas d’îles où se poser pour des instants de calme, l’amour en vient vite à l’épuisement. »


Un autre point captivant de ce livre est les descriptions de Londres juste avant la Seconde Guerre mondiale. Gabrielle décrit l’atmosphère tendue en Angleterre en 1938 et 1939 (la guerre commencera en septembre 1939). Elle observe les préparations pour la guerre, les inquiétudes, le besoin d’être rassuré, la peur, le refus, etc. Ses descriptions sont assez vives et sont surtout frappantes comme on sait ce qui s’en vient.

Moi, j’ai bien profité de ce livre. Je trouve que c’était le bon moment pour moi de le lire, surtout parce que je m’identifiais avec Gabrielle lorsqu’elle parlait de l’incertitude de l’avenir et de sa carrière. C’était rassurant de lire ses propos par rapport à cette période de sa vie. Elle reconnait qu’elle était troublée par le fait qu’elle ne savait pas ce qu’elle voulait faire avec sa vie, mais elle a réussi à vivre des moments de bonheur malgré cela.


« Comme c’est long d’arriver à ce que l’on doit devenir ! D’ailleurs, lorsqu’on y est, c’est déjà le temps d’aller plus loin. » — Gabrielle Roy


Je crois qu’il y a beaucoup de jeunes adultes dans la même situation qui profiteraient des réflexions dans ce livre. C’est sûr que Gabrielle Roy ne donne pas les réponses aux mystères de la vie, mais elle nous aide à réfléchir sur notre situation et nous rassure que tout n’est pas si mauvais si on n’a pas de trajet clair. D’ailleurs, des moments les plus heureux de sa vie se passaient lorsqu’elle était profonde dans l’incertitude.

Un fait intéressant : ce livre parle de sa vie avant de devenir une écrivaine connue. Moi, j’attendais à ce qu’elle parle de sa vie comme écrivaine, ses livres, son succès, etc. J’étais agréablement surpris de lire des réflexions sur l’incertitude, la vie simple et les petites choses qui amènent au bonheur. Je me suis trouvé plus connecté à ce qu’elle décrivait, et cela me rendait le livre assez captivant. J’ai appris plus tard que Gabrielle Roy écrivaient deux autres chapitres pour le livre, mais qu’elle ne les a pas finis avant sa mort.

En tout, c’était un livre plein de petites histoires qui peuvent vous rendre nostalgique et en paix par rapport à l’avenir (au moins pour moi !).

Vous pouvez trouver le livre sur Kobo Canada ici (lien affilié) : La Détresse et l’Enchantement

Et sur Amazon ici (lien affilié) : La Détresse et l’Enchantement

L’accent est sur la dernière syllabe en français

Si vous savez ce que je veux dire par accent, le titre vous donne toute l’information dont vous avez besoin. Si vous avez besoin de plus d’explications, le voici :

accent-syllabique-français.png

Lorsque je parle d’accent ici, je ne parle pas des petits symboles qu’on trouve au-dessus des lettres parfois (é, ù ê, è à, etc.). Je parle plutôt de l’intensité de la voix qu’on met sur une syllabe d’un mot. Chaque langue a sa particularité par rapport aux accents syllabiques. En anglais, par exemple, l’accent peut se trouver sur la première syllabe, ou la deuxième, ou la dernière, etc. Il n’y a pas de règle ni d’indication d’où il faut mettre l’accent en anglais; il faut le mémoriser tout simplement. En portugais, pour un autre exemple, l’accent est sur l’avant-dernière syllabe pour la plupart des mots. Lorsque ceci n’est pas le cas, l’accent est souvent indiqué par des symboles (ce qui indique le son de la voyelle et l’endroit de l’accent syllabique).

En français, ce n’est pas sorcier : l’accent se trouve toujours sur la dernière syllabe. Toujours! Rien à mémoriser, pas de règles compliquées. Toujours sur la dernière syllabe!

C’est une règle qui est vraiment simple; pourtant, il peut prendre des années avant qu’un apprenant s’en rend compte (comme dans mon cas). Avant, je savais que ma prononciation de certains mots n’était pas exacte, mais j’ignorais pourquoi. Enfin, j’ai appris que l’accent se plaçait toujours sur la dernière syllabe en français (on ne peut pas le répéter trop souvent…) et ma prononciation du français s’est vraiment améliorée!

J’espère que cette règle (simple mais pas toujours connue) vous aide aussi avec votre prononciation!

Expression : Poser un lapin

— J’attendais pendant 2 heures et il ne s’est pas pointé!

— Ah non! Il t’a posé un lapin?

— Oui, il m’a envoyé un message plus tard cette nuit disant qu’il était malade. J’espère voir une note de médecin s’il veut continuer à me voir!

poser-un-lapin-expression.png

« Poser un lapin » est une expression qu’on utilise lorsqu’une personne ne se montre pas à un rendez-vous planifié, surtout des rendez-vous « amoureux ». C’est une expression qui n’a pas de lien direct (ou même indirect?) avec les mots utilisés. L’expression donne l’impression qu’une personne place un lapin devant une autre personne, ce qui est vraiment bizarre pour dire que la personne n’est même pas venue…