Les cartes à jouer en français

Aimez-vous jouer aux cartes ?

Jouer aux cartes est une excellente façon de socialiser. Alors, si vous vous trouvez dans une partie de cartes en français, il faut connaitre le vocabulaire ! Sinon, la soirée peut devenir plus stressante qu’amusante ! C’est assez intimidant si on ne connait pas le vocabulaire simple comme les noms des cartes à jouer lorsqu’on veut jouer avec les gens…

C’est pourquoi je vais partager avec vous ce vocabulaire afin que vous puissiez éviter ce stress !

les-cartes-a-jouer-en-francais

 

carte-as
un as
carte-dame
une dame
carte-valet
un valet
carte-roi
un roi
carte-joker
un joker

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un carreau


♥ 

un cœur


un trèfle


un pique


 

Savez-vous à quoi jouer ? Voici les noms de quelques jeux de cartes populaires :

  • Pige dans le lac
  • Trou de cul (aussi appelé Président)
  • Le trente-et-un
  • Patience
  • La bataille
  • Paquet voleur
  • Le menteur
  • La dame de pique
  • Le huit

Vous pouvez trouver les règles de la plupart de ces jeux et d’autres sur ce site : http://www.cribbage.ca/jeux_de_cartes/index_regles.html

L’accord des adjectifs de couleur en français

En français, les adjectifs s’accordent en genre et en nombre selon le nom qu’ils accompagnent. Par exemple :

  • L’eau froide coule lentement. (Eau est un nom féminin, donc on écrit froid au féminin → froide).
  • L’homme a fait installer des roches lourdes partout dans le jardin. (Roches est au pluriel est c’est un nom féminin, donc lourd change en sa forme féminine et au pluriel → lourdes).

 

D’habitude, les adjectifs de couleur s’accordent de la même façon :

  • Les feuilles vertes restent sur les arbres.
  • On va laisser les chaises rouges dans le salon.

Cependant, les couleurs qui viennent des noms existants sont invariables. Par exemple, une orange est un fruit; le mot orange existe déjà comme un nom. Par conséquent, l’adjectif orange va être invariable : il y a trois livres orange sur la table. Notez qu’on n’a pas ajouté un à orange pour accorder avec le nom qui est au pluriel (livres).

Voici d’autres couleurs qui viennent des noms (et donc invariables…) : émeraude, noisette, bronze, argent, or, saumon, kaki, marron, etc.

 

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Une révision : Si une couleur est seulement un adjectif, on fait l’accord. Si la couleur vient d’origine d’un nom, on ne fait pas l’accord.

 

Trop simple? J’avoue qu’il y a des exceptions… mais on reste positif; il n’y en a que 5!

Voici les couleurs qui viennent des noms, MAIS qui s’accordent quand même : rose, fauve, écarlate, pourpre et mauve.

  • Les hommes portent de plus en plus des chemises roses.
  • Tous les murs de la maison étaient mauves quand j’ai déménagé.
  • Les piments écarlates sont plus forts que ceux qui sont verts.

 

Et pour les adjectifs de couleur composés? Ils restent invariables 🙂

  • J’aime les yeux bleu-vert.
  • Ma montre est celle qui est gris métallique.
  • Les bonbons vert pomme sont les meilleurs!

Notez bien qu’on met un trait d’union (-) entre les adjectifs seulement lorsqu’il s’agit de deux couleurs adjectives, pas de noms ou d’autres adjectifs qui ne sont pas des couleurs.

Un regard sur : L’auberge espagnole, Les poupées russes et Casse-tête chinois

Un aperçu

L’auberge espagnole, Les poupées russes et Casse-tête chinois sont trois films du réalisateur Cédric Klapisch. C’est une trilogie qui suit l’histoire de Xavier et ses amis rencontrés pendant le premier film.

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L’auberge espagnole est où tout commence. Xavier, dans la vingtaine, va en Espagne pour un échange universitaire. Là-bas, il trouve un appartement avec des colocs de partout en Europe. Il crée de vraies amitiés qui l’aident à passer des moments difficiles et moins difficiles, ce qui l’amène à trouver (au moins un peu) ce qu’il veut de la vie.

Les poupées russes parle plus des relations amoureuses de Xavier, qui a trente ans dans ce film. Il fait l’aller-retour de Paris-Londres afin d’avancer sa carrière, et aussi ses amours, surtout sa nouvelle relation avec Wendy. Vers la fin du film, ils vont en Russie pour le mariage du frère de Wendy, où tous les colocataires du premier film se réunissent.

Casse-tête chinois place Xavier dans le Nouveau Monde, à New York, parce que ses enfants déménagent là avec Wendy, qui est maintenant avec un autre homme. Xavier est dans la quarantaine et son objectif principal est de survivre son déménagement à New York afin de rester près de ses enfants, pas si facile pour quelqu’un qui a seulement un visa de touriste…

Mes impressions

Je trouve que ces films représentent bien la mondialisation. Les personnages étudient, travaillent, et voyagent à travers le monde et parlent plusieurs langues. On est à Barcelone et en France pendant le premier film, en Angleterre, en France et en Russie pour le deuxième, et à New York pour le troisième. Même si les films se déroulent principalement en français, différentes langues sont utilisées un peu partout dans les films (pas toujours sous-titrées). Ce sont trois bons films assez légers et amusants, mais qui font aussi réfléchir sur l’amitié, les relations amoureuses et les choix qu’il faut faire dans la vie.

Vous pouvez trouver le troisième film sur iTunes ici (lien affilié) : Casse-tête chinois – Cédric Klapisch

L’accord du participe passé avec « avoir » démystifié

D’abord, une petite révision du participe passé. Pour la plupart des verbes, on utilise les conjugaisons de avoir pour aider à mettre le verbe dans le passé :

  • J’ai téléphoné à mon ami.
  • Il a pleuré.
  • Elles ont réparé l’ordinateur.

Parfois, on utilise être pour mettre le verbe dans le passé :

  • Il est devenu médecin.
  • Ils sont partis hier soir.
  • Elle est arrivée ce matin.

(Regardez cet article pour savoir quand il faut utiliser avoir et être :  L’auxiliaire avoir ou être pour le passé composé ?)

Lorsqu’on utilise le verbe être afin de former le passé, on s’accorde le verbe (presque toujours) avec le sujet :

  • Elle est rentrée
  • Elles sont descendues

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Mais ça peut arriver que le verbe s’accorde avec le sujet lorsqu’on utilise avoir. Ceci arrive lorsque le COMPLÉMENT DIRECT se trouve AVANT le verbe. Par exemple :

  • L’imprimante ? Je l’ai mise à côté de la fenêtre.

Ici, le complément direct est imprimante. Voici la phrase lorsqu’il est après le verbe :

  • J’ai mis l’imprimante à côté de la fenêtre.

Notez ici que j’ai ajouté un e après le verbe mettre dans le passé (mis) dans la première phrase parce que le complément direct (imprimante) est féminin et se trouvait avant le verbe. Voici d’autres exemples du compliment direct avant le verbe :

  • Jean a trouvé une grenouille. Il l’a trouvée dans un marais.
  • Les feuilles que tu as déchirées contenaient des informations importantes.
  • Il y a une bougie sur le comptoir. Je l’ai allumée il y a dix minutes.
  • As-tu vu l’étoile filante ? Je l’ai vue juste ici vers le nord.
  • Tu es partout. Je t’ai vue chaque jour cette semaine !
  • Le livre ? Je l’ai retourné.

Dans le dernier exemple, je n’ai rien ajouté à la fin de retourné parce que livre est masculin.

Attention :

  • C’était l’anniversaire de ma sœur hier. Je lui ai donné deux cadeaux. (J’ai donné deux cadeaux à ma sœur.)

Ici, lui est un exemple d’un COMPLÉMENT INDIRECT. Le verbe ne s’accorde pas avec un complément indirect, même s’il est placé avant le participe passé. Le complément direct de cette phrase est deux cadeaux, mais il se trouve après le verbe. En conséquence, le participe passé ne s’y accorde pas (donné sans s à la fin).

Ce sont les règles générales par rapport à l’accord du participe passé avec le verbe avoir. La chose la plus importante à retenir c’est que le participe passé s’accorde avec le complément direct lorsque celui-ci se trouve avant le verbe.

 

Les exceptions

Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez apprendre les exceptions à cette règle :


  • Lorsque le complément exprime la durée, la mesure, le prix, le poids ou la distance (des choses qui peuvent s’exprimer en chiffres), le participe passé ne s’y accorde pas, même si ce complément se trouve avant le verbe. Par exemple :
    • Je n’ai pas les 5 dollars que tu m’as donné.

Le complément (5 dollars) est pluriel et se trouve avant le verbe, mais on laisse donné sans s ajouté.


  • Les participes passés des verbes impersonnels (il neige, il y a…) ne s’accordent pas au complément direct. Par exemple :
    • La chaleur qu’il a fait l’année dernière était insupportable.

  • Lorsque le participe passé est suivi d’un verbe à l’infinitif (vu célébrer, entendu crier… etc.), on ne fait pas l’accord avec le complément direct (placé avant le verbe) SAUF si ce complément fait l’action du verbe à l’infinitif. Par exemple :
    • Les enfants qu’on a vus courir ce matin sont très fatigués cet après-midi.
    • Je vois les poules que j’ai entendues caqueter.
    • Les plantes que j’ai vu arracher sont toujours sur le sol.

Les deux premiers exemples ont le complément direct qui fait l’action du verbe à l’infinitif (courir, caqueter). On fait donc l’accord sur le participe passé (vu, entendu). Dans le troisième exemple, ce ne sont pas les plantes qui arrachent, mais plutôt quelqu’un qui a arraché les plantes, donc elles ne font pas l’action et vu reste sans accord.


  • fait et laissé suivi par un infinitif restent toujours sans accord. Des exemples :
    • La maison que j’ai fait construire est très jolie.
    • Les morceaux de bois que j’ai laissé brûler sont toujours là !
    • Les arbres que j’ai fait planter l’année passée vont très bien.

Un regard sur : La part de l’autre (roman)

« Que se serait-il passé si l’Académie des beaux-arts en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, à cette minute précise, le jury avait accepté Adolf Hitler ? …Y aurait-il eu une Seconde Guerre mondiale, cinquante-cinq millions de morts dont six millions de Juifs dans un univers où Adolf Hitler aurait été un peintre ? » — La part de l’autre

Un aperçu :

Dans La part de l’autre, un livre d’Éric-Emmanuel Schmitt publié en 2001, deux histoires parallèles se font raconter :

  1. Un jeune homme qui s’appelle Adolf Hitler vient d’être rejeté par l’Académie des Beaux-Arts de Vienne. Ensuite, le désenchantement avec la vie adulte s’installe chez lui; il vit des expulsions d’appartements, de l’arnaque, un éloignement de sa famille et du temps passé comme sans-abri. La Première Guerre mondiale arrive et permet à Adolf de trouver une raison d’être…
  2. Adolf Hitler est accepté par l’Académie des Beaux-Arts. Il fait la rencontre d’un psychanalyste à Vienne, Sigmund Freud, ce qui aide Adolf à travailler sur ses traumatismes psychiques provenant de son enfance. Le jeune homme réussit à se faire de bons amis et à se développer comme peintre. Bien sûr, la vie n’est pas toujours belle; il passe aussi des moments de chagrin.

D’un chapitre à un autre, on passe de la première histoire à la seconde. On passe par les évènements majeurs du vingtième siècle : ce qui s’est passé, mais aussi ce que l’auteur pense se serait passé sans un Hitler politisé.

la-part-de-l-autre

Mes impressions :

La part de l’autre est un livre quand même osé dû au fait qu’on se sent de l’empathie envers Hitler pendant certaines parties de son histoire. On le voit comme une vraie personne complexe, et pas tout le temps comme un monstre, ce personnage fixe sans passé; la façon dont on le dépeint aujourd’hui.

Mais avoir ces sentiments crée un malaise parce que c’est comme cela veut dire qu’on lui pardonne ses actes atroces. Mais ce n’est pas ça du tout. C’est plus qu’on reconnait le fait qu’il n’était pas toujours cet homme qui a causé des évènements terribles dans l’histoire.

Vers le fin, le livre décrit assez bien la raison pour laquelle il est important de voir Hitler comme une personne ordinaire : ce « monstre », la capacité de faire du mal dans le monde, est dans nous tous. On doit le reconnaitre afin de le maitriser. On n’est pas nécessairement à l’abri d’un autre évènement similaire dans l’histoire juste parce qu’il n’y a plus d’Hitler. En tout, le livre soulève beaucoup de réflexions sur la capacité d’avoir de l’empathie envers les gens.

Voici d’autres réflexions que La part de l’autre provoque :

Des réflexions sur la guerre, comme on peut voir ici lorsqu’un chat se pointe dans les champs de bataille :

« Ce matou-là ne fait pas de différences entre les câlins français et les câlins allemands, murmura Bernstein. Il n’a rien compris de la guerre. — C’est-à-dire qu’il a tout compris. »

Des liens intrigants entre Hitler et ses problèmes avec la sexualité: il ne se sentait pas bien dans son corps, qu’il trouvait laid.

« À trente-sept ans, il éprouvait un réel bien-être à ne pas avoir de relations sexuelles car il ne risquait pas la syphilis, il ne perdait ni son temps ni son énergie… il se sentait pur et moral. »

Le sentiment d’être productif pendant qu’on imagine l’avenir et nos réussites, ce qui empêche les vraies actions.

« Bien sûr que je vais me mettre aux mathématiques. Bien sûr. En attendant, il n’avait jamais ouvert un livre d’arithmétique ou d’algèbre. Comme toujours, l’idée lui suffisait. »

Des réflexions sur l’égoïsme :

« Rarement vu un ego aussi fort et aussi faible à la fois. Fort car il se pense le centre absolu du monde, truffé de certitudes inébranlables, persuadé de penser toujours juste. Faible car il a un besoin dévorant que les autres distinguent ses mérites, le rassurent sur sa valeur. Tel est le cercle vicieux des égocentriques. »

On peut même faire des liens avec les élections d’Adolf Hitler décrites dans le livre et les élections de 2016 aux États-Unis, ce qui est intéressant parce que le livre a été publié 15 ans auparavant.

« À sa grande joie, ses adversaires continuaient à le sous-estimer en voyant en lui un rival inoffensif car trop différent, trop sujet à la transe, à la colère, à l’apostrophe délirante, à la divagation mystique ; ils ne se rendaient pas compte que l’époque, lasse des politiciens traditionnels, l’aimait précisément pour cela, parce qu’il se donnait comme un remède à l’apocalypse, un sauveur-guérisseur quasi divin qui pouvait relever l’Allemagne. »

Vous pouvez trouver ce livre sur Kobo ici (lien affilié) : La Part de l’autre

Ou sur Amazon ici (lien affilié) : La Part de l’autre

 

Cherchez-vous d’autres œuvres d’Éric-Emmanuel Schmitt ? Visitez ces articles :

Un regard sur : Oscar et la Dame rose (livre et film)

Un regard sur : Odette Toulemonde (film)

Les verbes en français : les temps et les conjugaisons

Lorsqu’on conjugue un verbe, on indique son temps (présent, passé, futur, etc.). En français, il existe des temps simples et des temps composés. Les temps simples sont faits seulement avec le verbe principal :

  • Vous chantez (présent)

Les temps composés sont faits avec deux verbes (avoir ou être et le verbe principal) :

  • Vous avez chanté (passé composé)

D’ailleurs, l’article sur ce lien va vous aider à savoir quand utiliser l’auxiliaire avoir ou être.

Il existe trois groupes majeurs de verbes dits « réguliers » parce que, selon leur terminaison, ils se conjuguent toujours de la même façon. (Ça simplifie beaucoup les choses !) Voici les trois groupes et des exemples pour chacun :

ER : manger, penser, commencer, appeler, parler, demander, jouer…

IR : finir, accomplir, choisir, réussir, réfléchir…

RE : rendre, attendre, descendre, répondre, perdre, vendre…

Je vous présente ici les conjugaisons des temps du verbe en français. J’utilise les verbes parler, choisir et attendre afin d’illustrer les conjugaisons des trois types de verbes réguliers. Pour la conjugaison, il faut d’habitude changer la terminaison du verbe. Je vais l’indiquer en gras.

J’inclus aussi les verbes avoirêtre et aller parce qu’ils sont des verbes irréguliers qui sont très importants en français.

C’est aussi important de savoir que les verbes qui ont un ou un c avant les terminaisons ER, IR, ou RE (manger, commencer, etc.) change en ge et ç, respectivement, avant de rajouter des terminaisons qui commencent par un o ou un a. Par exemple: Nous commençons, on mangeait… Ceci est fait afin de garder le son original de la lettre.

verbes-temps-et-conjugaisons

 

Je commence par les temps simples :

Le présent

Le présent indique des actions qui se passent dans le moment actuel ou des habitudes.

  • La plante pousse lentement.
  • Je prends l’autobus chaque jour pendant l’hiver.

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Le futur simple

Ce temps indique une action à l’avenir.

  • Marie et Julie prendront l’appartement en face au début de juillet.
  • Vous ne regretterez pas votre choix.

Pour la conjugaison du futur simple des verbes réguliers, notez qu’on garde l’infinitif (avec les terminaisons originales) et on ajoute -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont, selon le sujet. NB : les verbes RE perdent le e à la fin avant d’ajouter la terminaison.

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Le conditionnel

On utilise le conditionnel pour des actions qui peuvent arriver, mais en fonction d’un autre élément.

  • Si je connaissais le chemin, j’irais chez ma tante.
  • Mon amie écrirait un livre si elle n’était pas trop occupée.

Le conditionnel est aussi utilisé afin de faire une demande plus polie :

  • Pourriez-vous m’aider ?
  • Est-ce que tu voudrais aller au cinéma avec moi ce soir ?

On peut aussi conjuguer le verbe aimer au conditionnel afin de lui donner un sens similaire à vouloir.

  • Aimeraient-ils un sauté aux légumes ce soir ?
  • J’aimerais habiter dans une petite ville.

Le conditionnel peut également être vu dans l’actualité lorsqu’une nouvelle sort qui est difficile à confirmer comme vérité absolue ou qui est au sujet d’une éventualité qui n’est pas encore arrivée, mais qui arrivera probablement si rien ne change.

  • M. Bilodeau serait candidat aux prochaines élections.
  • La ville atteindrait sa cible en matière de réduction de pollution atmosphérique.

La conjugaison du conditionnel est en fait similaire à celle du futur simple; on garde l’infinitif, mais cette fois on ajoute un peu plus : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.

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L’imparfait

L’imparfait indique des actions dans le passé qui se fait pendant un certain temps imprécis (le début et la fin de l’action ne sont pas clairs).

  • Pendant la nuit, j’entendais des gens monter et descendre l’escalier.

Il est aussi utilisé pour les descriptions (d’un lieu, d’une scène, etc.) dans le passé.

  • Il faisait très beau. Les feuilles tremblaient doucement dans le vent. Le ciel était un bleu extraordinaire.

Des habitudes dans le passé utilisent aussi l’imparfait.

  • Je dessinais chaque jour quand j’étais adolescent.

L’imparfait est également vu lorsqu’on introduit le conditionnel. Il est utilisé pour le verbe dans la partie si, qui peut avoir un impact sur l’action au conditionnel (décrit en détail au-dessus).

  • S’il ne faisait pas froid, je ferais du vélo.
  • S’il laissait la plante à l’extérieur, elle gèlerait !

Pour la conjugaison des verbes réguliers, on prend la forme avec nous au présent et on enlève le -ons. Ensuite, on ajoute les mêmes terminaisons que le conditionnel.

imparfait-verbes


Le passé simple

Le passé simple est un temps utilisé plutôt dans des œuvres de littérature et rarement à l’oral (peut-être si quelqu’un narre un conte).

  • Marie et Anne décidèrent de quitter leurs emplois ennuyeux; elles choisirent la liberté. Marie coupa sa carte d’employé.

passe-simple-verbes


Le subjonctif

Le subjonctif est en fait un mode du verbe. On l’utilise lorsqu’on exprime des vœux, des craintes, des doutes, des regrets, des souhaits, de la nécessité, du contentement… (beaucoup d’émotions !)

  • Je suis content que tu sois là !
  • Elle veut qu’il l’attende à la gare.
  • Il faut que vous compreniez le subjonctif.

Comme on voit dans les exemples, le subjonctif se forme comme ceci :

nomverbe (vouloir, être content, regretter, être nécessaire, etc.)-quenomsubjonctif-…

Le subjonctif peut être un peu plus complexe, donc je vais faire un article dans lequel je me concentre uniquement sur ce mode du verbe. Mais ce que j’écris ici donne quand même une bonne idée afin de commencer à connaitre l’usage de ce mode.

Voici sa conjugaison. Pour les verbes réguliers, notez qu’on prend la forme au présent avec nous, on enlève le -ons et on ajoute -e, -es, -e, -ions, -iez, -ent :

subjonctif-verbes


Maintenant les temps composés ! Notez que la plupart des temps composés indiquent un temps d’antérieur (dans le passé ou avant une autre action).

Pour ces temps, j’ai mis l’auxiliaire et la terminaison des verbes réguliers en gras.

Le passé composé

Ce temps est pour les actions claires et précises dans le passé

  • Il a coupé les ognons.
  • J’ai choisi un bon livre à lire.
  • Vous êtes allés au parc.
  • Elles ont écrit à leurs cousins.

Comme vous pouvez voir dans le tableau, on utilise avoir ou être, conjugué comme au présent, pour l’auxiliaire du passé composé (savoir quand choisir l’auxiliaire avoir ou être.). La terminaison des verbes réguliers sont les suivants : ER = é, IR = i, RE = u.

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Le plus-que-parfait

Le plus-que-parfait est pour les actions dans le passé qui se passent avant d’autres actions dans le passé.

  • Elle a eu le temps d’aller au cinéma parce qu’elle avait fini tous ses devoirs.
  • J’avais déjà mangé toute la pizza quand il est rentré.
  • Elle a lu le livre que je lui avais donné.

Pour le plus-que-parfait, il faut conjuguer l’auxiliaire comme à l’imparfait (voir en haut) et mettre les mêmes terminaisons sur les verbes comme pour le passé composé.

plus-que-parfait-verbes


Le futur antérieur

Ce temps marque une action qui doit se compléter avant qu’une action dans le futur puisse se passer ou avant un temps précis.

  • Lorsque mon cours sera fini, j’irai chez toi.
  • Il aura lu le livre avant la fin du mois.

On conjugue en futur antérieur en mettant l’auxiliaire au temps de futur simple (voir en haut) et en terminant les verbes comme au passé composé.

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Le conditionnel passé

Le conditionnel passé est utilisé dans les mêmes situations que le conditionnel présent (voir en haut), mais cette fois lorsque l’action dont on parle se situe dans le passé. Cela donne le sens que ce n’est pas possible de faire l’action maintenant, c’était seulement possible avant.

  • Si j’avais étudié, j’aurais eu une bonne note.
  • Ils auraient pu vous aider.
  • C’est dommage que vous soyez resté à la maison,vous auriez aimé la pièce de théâtre.

Le conditionnel passé se compose d’être ou d’avoir comme auxiliaire conjugué au conditionnel présent et le verbe principal avec la même terminaison qu’au passé composé (voir en haut).

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Le subjonctif passé

On a vu le subjonctif en haut, maintenant c’est le subjonctif passé. C’est pour les mêmes situations, mais pour des actions dans le passé.

  • Je suis content que tu sois venu hier soir.
  • Il regrettait qu’il n’ait pas eu l’occasion de lui parler.
  • Elle doute qu’ils aient signé la lettre.

On forme le subjonctif passé en mettant l’auxiliaire (avoir ou être) au subjonctif, et le verbe principal avec la terminaison du passé composé.

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Le futur proche

Ce temps est un peu différent comparativement aux autres temps composés; cette fois, c’est pour indiquer l’avenir. Le futur proche a en fait un sens qui ressemble beaucoup à celui du futur simple (voir en haut). Cependant, le futur proche est généralement utilisé pour des actions qui sont plus certaines ou plus dans l’immédiat (dans quelques secondes ou minutes). Le futur simple est aussi parfois considéré comme plus soutenu que le futur proche.

  • Je suis épuisé. Je vais prendre une journée de congé demain.
  • Attention ! Ils vont jeter de l’eau sur nous !
  • Elle va lire dehors dans son hamac pendant quelques heures.

Le futur proche se forme avec le verbe aller conjugué comme au présent (voir en haut) et le verbe à l’infinitif après.

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Ce sont les temps du verbe qu’on voit ou qu’on entend quotidiennement en français. Il existe quelques autres temps (subjonctif imparfait, subjonctif plus que parfait, passé antérieur, etc.), mais ce sont (ou étaient) des temps plutôt littéraires qu’on voit beaucoup moins souvent. On peut souvent deviner leur forme et leur usage basé sur ce qu’on connait des temps du verbe mentionnés dans cet article.

Je vous recommande une excellente ressource bien connue qui fournit des listes et des tableaux des conjugaisons du verbe : Le Bescherelle (À trouver sur Amazon ici : L’Art De Conjuguer- Bescherelle). C’est un petit livre qui vous aidera énormément avec les conjugaisons, surtout les conjugaisons irrégulières.

Quelques-uns de ces temps peuvent toujours être difficiles à différencier d’un à l’autre. Je vais écrire quelques articles un peu plus détaillés sur les temps du verbe qui causent les plus de problèmes.

Afin de vous aider à mieux mémoriser ces temps et leurs contextes, je vous recommande de commencer à reconnaitre les temps utilisés lorsque vous lisez un texte en français. De cette façon, vous allez devenir de plus en plus conscient des formes des conjugaisons et des conditions dans lesquelles on les utilise.

Activité pédagogique : Qui est-ce ?

Résumé :  Vous avez peut-être joué à ce jeu lorsque vous étiez petit. C’est un jeu simple, mais efficace pour renforcer les formes de questions… et c’est amusant ! Si vous avez la version jeu de société, deux étudiants peuvent jouer à la fois. Je vous recommande une variation qui peut être jouée avec toute la classe ensemble. Les règles du jeu sont simples : À chacun leur tour, il faut poser une question fermée (qui a une réponse: oui ou non) afin d’identifier une personne. Les questions ressemblent à celles-ci :

  • Est-ce que la personne a les cheveux blonds ?
  • La personne porte-t-elle des lunettes ?
  • Elle porte un chapeau ? 

Vous pouvez voir mon article sur les façons de poser des questions fermées en français : (Comment poser des questions fermées en français).

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Bienfaits : Les étudiants pratiquent les façons de poser des questions sur les descriptions physiques de personnes, de vêtements et d’accessoires. C’est aussi une bonne activité de révision de vocabulaire.

Avant l’activité : Au début, familiarisez votre classe avec les formes d’interrogation en français et le vocabulaire relié aux vêtements, aux accessoires et aux parties du corps.

Procédure :

Pour cette activité, les élèves peuvent être en équipe, seuls, ou ça peut même être « l’enseignant contre la classe ».

  1. Le professeur choisit un étudiant sans le révéler.
  2. Les étudiants posent une question fermée, à tour de rôle, pour chercher des indices. Encore, ce sont des questions des descriptions physiques : Est-ce un homme ? L’étudiant a-t-il des cheveux longs ? 
  3. Les étudiants essaient de deviner qui est la personne décrite.
  4. Après, le professeur peut choisir un autre étudiant ou il peut être le tour d’un des étudiants de choisir quelqu’un.

Variations :

  • Vous pouvez encourager les étudiants d’essayer différentes formes de questions. Par exemple, vous pouvez jouer une fois avec seulement une forme d’interrogation et ensuite les autres. Vous pouvez également vous concentrer sur une forme que les étudiants utilisent le moins.
  • Une personne hors de la classe peut être choisie si les étudiants vont tous la connaitre. Vous pouvez aussi choisir des personnalités connues.
  • Le professeur peut également distribuer des feuilles avec des images de personnes diverses. Les étudiants peuvent jouer en petits groupes comme cela.
  • Le jeu peut devenir plus compliqué si on choisit plus qu’une personne à la fois. Par exemple, vous avez choisi trois personnes. Les trois portent des lunettes, mais il y en a seulement une qui porte un chapeau. Voici les réponses aux questions posées : Est-ce qu’il y a quelqu’un qui porte un chapeau ?  Oui.  Y a-t-il quelqu’un qui porte des lunettes? Oui (mais ils ne savent pas combien…). Avec cette version, les questions doivent être plus précises afin de bien différencier les gens.

Expression : tourner la langue sept fois dans la bouche

— Je dis tout le temps des bêtises. Je parle même quand je ne connais pas le sujet.

— Il faut tourner la langue sept fois dans la bouche avant de parler.

— C’est vrai. Je devrais réfléchir un peu à ce que je vais dire.

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Cette expression veut simplement dire « réfléchir avant de parler ». L’image est assez évidente : si on tourne la langue sept fois, on ne peut pas parler et conséquemment, on va peut-être penser un peu plus de ce qu’on va dire. Il est aussi possible d’entendre cette expression si quelqu’un a l’air de vouloir parler, mais prend trop longtemps ou décide de ne rien ajouter finalement.

L’accent québécois : le standard

J’ai parfois entendu des gens (des gens un peu ignorants d’après moi…) dire des phrases comme :  « Le français parlé au Québec n’est pas le vrai français » ou même « L’accent québécois est complètement différent du français. C’est comme une autre langue ». Je trouve des commentaires comme ceux-ci absolument absurdes; ils démontrent plus le manque de connaissance des gens que la vérité. Je dis cela parce que oui il y a des différences entre les accents, mais lorsqu’on regarde spécifiquement ce qu’il y a de différent, on se rend compte que le clivage entre les deux langues n’est pas si énorme que ce que les gens veulent parfois nous faire croire. Au moins, en entendant des commentaires comme ceux-ci, j’ai appris à rester critique lorsque les autres veulent faire passer leurs jugements en vérités absolues.

Je vais décrire les principales distinctions entre l’accent québécois standard et l’accent français. D’abord, il faut comprendre que je vais parler des différences phonétiques généralisées. Par cela, je veux dire que quelqu’un de Montpellier ou de Gaspé peut avoir des particularités régionales, ce qui peut différencier leur accent d’autres régions. Il y a aussi des façons de parler plus « populaires » et des expressions que je vais mettre dans des articles ultérieurs. Ici, je me concentre sur les différences phonétiques qu’on trouve dans presque tous les types de discours au Québec.

accent-quebecois

Entre l’accent québécois et l’accent français, je trouve que les principales différences se trouvent dans les voyelles nasales, donc je commence par cela :

(Pour mieux comprendre les symboles phonétiques, lisez cet article : L’alphabet phonétique international)

  1. Les sons nasaux un peu plus différenciés

    • /ã/ : Pour ce son au Québec, la bouche est un peu plus ouverte, ce qui fait que ce son s’approche du son /Ɛ̃/ en France. En revanche, le son /ã/ en France peut s’approcher du son /ɔ̃/.
    • /Ɛ̃/ : Au Québec, ce son est un peu plus exagéré avec la bouche en sourire, ce qui fait que le son peut être mieux représenté par le symbole /ẽ/.
    • /ɔ̃/ : En France, la bouche est plus fermée et ronde pour ce son.
  2. L’affrication (ti, tu, di, du) :

    Au Québec, les sons /t/ et /d/ sont prononcés avec la langue plus près des dents en avant, près d’où les sons /s/ et /z/ sont faits. Du coup, lorsque /t/ et /d/ sont suivis par les sons /i/ ou /y/ (deux sons en haut et en avant de la bouche), une petite affrication se fait. C’est comme si on ajoutait un petit /s/ (pour /t/) ou /z/ (pour /d/) entre les deux sons. Pour mieux visualiser cet effet, on peut l’écrire avec des lettres comme ceci : tsi, tsu, dzi, dzu.

  3. Le son /α/ :

    Au Québec, on différencie entre les mots la et là. Le son /α/, comme dans , est fait plus vers l’arrière de la bouche. Le son /a/, comme dans la, est plus en avant. En France, il y a peu de distinction entre les mots tache/tâche, la/là, etc. Mais au Québec, la distinction est assez marquée.

  4. Des voyelles relâchées /I/, /ʊ/, /Y/ :

    En France, le «i» se prononce /i/. Cependant, au Québec, on entend souvent le son /I/ lorsque le «i» se retrouve entre deux consonnes da la même syllabe. Ce son est un peu plus ouvert, pas si tendu, que le son /i/. Ce son peu également ressembler au son /e/. Voici quelques exemples de mots où on peut trouver ce son dans l’accent québécois : vite, Martine, type, limite, plastique. On retourne au son /i/ lorsqu’on trouve un des sons suivants /ʁ/, /z/, /v/, /ʒ/ à la fin de la syllabe : vive, pire, expertise, exige.

    Le même phénomène se passe avec le son /u/ au Québec. Entre deux consonnes dans une syllabe, le son /u/ devient le son /ʊ/, qui est plus relâché. Voici quelques exemples de mots qui ont ce son : route, coude, choucroute, douche.

    Même le son /y/ devient plus lâché dans la même situation que les autres : lune, tuque, études, sur.

    Cela fait que le français parlé au Québec semble plus compliqué parce qu’ils ajoutent trois sons de plus qui n’existent même pas dans l’accent de France ! Il y a une autre langue assez connue qui utilise /I/ et /ʊ/ en plus que /i/ et /u/. Cette langue est l’anglais. Si vous connaissez cette langue, vous pouvez reconnaitre ces sons dans les mots sit et could, respectivement.

  5. La prononciation de but et août :

    Au Québec on prononce but et août, en général, comme /by/ et /u/ (sans t final). En France on peut surtout entendre /byt/ et /ut/.

 

Je dirais que ce sont les principaux éléments de l’accent québécois standard. Comme on voit, ce n’est pas une grande différence, juste quelques variations des sons, principalement des voyelles.

Si on n’est pas habitué à l’accent (québécois, français ou n’importe quel autre accent), ça peut prendre du temps pour bien ajuster nos oreilles. Mais après, la compréhension se fait assez facilement.