Un regard sur : Le Père Noël démissionne (roman jeunesse)

Pour qui se prennent-ils ? J’en ai plus qu’assez de ces gamins pourris gâtés et de leurs parents qui les couvent comme de petits anges. À l’avenir, ils se passeront de moi. JE DÉMISSIONNE ! — Le père Noël démissionne

Les livres jeunesse peuvent être très utiles pour les apprenants du français, même les adultes. Il faut juste trouver un sujet qui vous intéresse, et pour moi, le titre Le père Noël démissionne a captivé mon attention tout de suite ! C’est un roman jeunesse québécois de Jacques Pasquet sorti en 2011.

Un aperçu :

Après sa tournée annuelle, le père Noël reçoit des lettres d’enfants. Des remerciements, il croit, mais non… de plaintes ! Des enfants lui écrivent disant qu’ils n’ont pas assez reçu, qu’ils ont reçu moins que leur frère, etc. Le père Noël est tellement agacé par ce manque de reconnaissance qu’il décide de démissionner ! Quelqu’un d’autre va devoir le remplacer. Mais ce n’est pas tout, il veut que quelqu’un punisse ces enfants ingrats. Donc il prend un petit voyage…

Découvrez la raison pour laquelle le pére Noël veut démissionner dans ce roman jeunesse

Mes impressions :

Ce qui est bien avec les romans jeunesse est qu’ils sont, en général, courts, simples à comprendre et possèdent un élément de fascination.

Le père Noël démissionne est, en plus, drôle et pose un regard critique sur la consommation. On y découvre également d’autres personnages fictifs. Par exemple, on rencontre saint Nicolas et le Père Fouettard, qui existent dans l’imaginaire des enfants des pays du nord de l’Europe continentale (plus d’information ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Nicolas_(fête)). J’ai moi-même appris quelque chose lorsque le père Noël cherchait un croque-mitaine, ces créatures maléfiques qui punissent les enfants peu sages (l’article sur Wikipédia ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Croque-mitaine). Il y a aussi, bien sûr, le père Noël, si ce personnage ne vous est pas encore familier.

Vous pouvez trouver ce livre sur Amazon ici (lien affilié) : Père Noel démissionne (Le) 

Ou en version numérique chez Renaud-Bray ici : Le père Noël démissionne (PDF) 

 

Un regard sur : L’ile mystérieuse (roman) de Jules Verne

« …Et maintenant, grâce au savoir de leur chef, grâce à leur propre intelligence, c’étaient de véritables colons, munis d’armes, d’outils, d’instruments, qui avaient su transformer à leur profit les animaux, les plantes et les minéraux de l’ile, c’est-à-dire les trois règnes de la nature ! » – L’ile mystérieuse 

Un aperçu :

L’ile mystérieuse est un roman sorti en 1875 qui a été écrit par Jules Verne, un écrivain français célèbre pour ses histoires d’aventure mêlées avec la science contemporaine. L’action dans cette histoire commence tout au début, avec l’écrasement d’un ballon que 5 hommes (et un chien) utilisent afin de s’enfuir de la guerre civile aux États-Unis. Les hommes se trouvent, emportés par le vent, de milliers de kilomètres de leur domicile. L’écrasement arrive sur une ile au milieu de l’océan Pacifique, ce qui est heureux pour les personnages parce qu’ils auraient pu se trouver directement dans l’eau !

Les naufragés, de professions variées, commencent tout de suite à entreprendre le travail nécessaire afin de répondre à leurs besoins immédiats (de l’eau, un abri, de la nourriture). Ensuite, les hommes explorent l’ile prenant note des environs, des plantes et des animaux qui peuvent les aider à survivre des semaines, des mois, voire des années sur l’ile si nécessaire.

Il semble qu’ils attendront longtemps avant d’être sauvés parce que le groupe ne voit aucun bateau dans les eaux autour. Mais cela ne décourage pas les hommes et ils commencent à « coloniser » graduellement l’ile. Ils fabriquent ou apprivoisent tout ce qu’il les faut afin de survivre confortablement sur cette ile.

Mais où est la partie mystérieuse ? Bien, les colons, comme Verne les appelle, se trouvent parfois dans des situations assez dangereuses ou même fatales. Toutefois, il arrive dans chaque cas une occurrence qui les sort de la menace. Les hommes trouvent des indices qu’ils ne sont peut-être pas seuls sur l’ile…

Découvrez ce classique de Jules Verne, écrivain français de romans d'aventure du 19e siècle.

Mes impressions :

Pour les gens qui cherchent un livre à lire rapidement, attention ! Ce livre, avec ses 60 chapitres, peut prendre un peu plus de votre temps. Pour moi, le livre semblait surtout long au début. Cependant, la deuxième moitié est remplie d’action et d’intrigue qui continuait à capter mon attention. La première moitié est un peu long surtout à cause des descriptions assez détaillées sur les façons de fabriquer des objets ou sur les découvertes des personnages. Il faut noter aussi que le manque de diversité est un peu frappant dans ce livre. Apparemment, les femmes ont très peu de place dans les romans de Jules Verne. C’est aussi intéressant de constater l’accent mis sur la colonisation et la transformation de la nature pour le bien des humains, des éléments culturels parfois moins présents aujourd’hui.

« L’ingénieur avait confiance, parce qu’il se sentait capable d’arracher à cette nature sauvage tout ce qui serait nécessaire à la vie de ses compagnons et à la sienne. » – L’ile mystérieuse

Mais quel optimisme ! Les personnages, arrivant sur l’ile avec absolument rien, restent persuadés de bien être capables de braver les périls. Ils ont confiance en leurs habiletés et ne procrastinent pas à faire tout ce qui est nécessaire pour leur survie. Ce n’est pas tout; ils réussissent même à s’épanouir dans leur situation désespérée. C’est donc un bon roman pour ceux en cherche d’un peu d’optimisme dans la vie.

« Décidément, Pencroff avait rayé le mot «impossible» du dictionnaire de l’ile Lincoln. » – L’ile mystérieuse

Si vous connaissez déjà l’œuvre de Jules Verne, le roman L’ile mystérieuse pourrait aussi être intéressant à découvrir parce qu’il y a quelques personnages d’autres livres qui font une apparition. Notamment de Vingt mille lieues sous les mers et Les enfants du capitaine Grant.

Si vous cherchez un livre d’aventure plein d’optimisme pour vous évader un peu chaque jour, l’ile mystérieuse serait un bon choix pour vous.

Trouvez le livre sur Kobo ici (lien affilié) : L’île mystérieuse 

Et sur Amazon ici (lien affilié) : L’ILE MYSTERIEUSE (édition illustrée) (French Edition) 

Un regard sur : La chasse-galerie

La chasse-galerie est une légende québécoise très connue qui raconte l’histoire d’un groupe de bucherons qui font un pacte avec le diable afin de passer le réveillon du Nouvel An avec leurs copines et leurs familles. Il existe plusieurs versions de cette histoire, toutes avec leurs particularités. Je vous présente ici quelques œuvres qui se basent sur la légende.

Lachassegalerie

D’abord, il y a le conte La Chasse-galerie par Honoré Beaugrand, publié en 1900. Vous pouvez trouver l’histoire, parmi d’autres contes, sur Kobo ici (lien affilié) : La Chasse Galerie, et sur Amazon ici (lien affilié) : La chasse-galerie 

Ensuite, il y a le film inspiré par la légende qui est sorti en 2016. Vous pouvez trouver le film sur iTunes ici (lien affilié) : La chasse-galerie : La légende – Jean-Philippe Duval

Une chanson interprétée par Claude Dubois raconte une autre version du conte :

Et une autre chanson, cette fois par La Bottine Souriante :

Trouvez la chanson sur iTunes ici (lien affilié) : Martin de la chasse-galerie – La Bottine Souriante

 

 

 

Un regard sur : Réparer les vivants (roman et film)

«…faut penser aux vivants dit-il souvent, mastiquant le bout d’une petite allumette, faut penser à ceux qui restent…» — Réparer les vivants 

Un aperçu :

Réparer les vivants est un livre écrit par Maylis de Kerangal et publié en 2014. C’est un livre qui raconte une journée tragique dans la vie d’une famille. Un jeune homme, Simon, se trouve à l’hôpital dans un état grave après un accident de voiture. Le cœur de Simon bat et il respire grâce aux machines; toutefois, les dommages faits au cerveau sont irréparables. Ses parents ont la lourde responsabilité d’accepter le débranchement de Simon, la possibilité de dons d’organes et, par conséquent, d’accepter sa mort.

Réparer-Les-Vivants

Mes impressions :

Réparer les vivants, vu l’objet du livre, est une histoire assez sombre. On entre intimement dans les émotions des personnages principaux et le changement dans leur quotidien avec l’arrivée des nouvelles de l’accident de voiture. Le livre nous fait alterner souvent entre la gravité et la banalité, entre les gens affectés énormément et les gens qui font leur travail comme d’habitude.

C’est quand même intéressant comme concept parce que toute l’histoire se déroule en 24 heures. Le livre nous présente les vies de toutes les personnes qui entre en contact avec Simon en ces 24 heures. Donc, on est beaucoup dans les descriptions, les sentiments et les souvenirs de ces personnages à travers le livre.

Vous pouvez trouver le livre sur Kobo ici (lien affilié) : Réparer les vivants

Et sur Amazon ici (lien affilié) : Réparer les vivants (Folio) 

Une adaptation de l’histoire a aussi été faite en film en 2016 :

Un regard sur : L’homme qui plantait des arbres (nouvelle)

« Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme, sans moyens techniques, on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction. » — L’homme qui plantait des arbres

Un aperçu :

L’homme qui plantait des arbres est une nouvelle écrite par Jean Giono, publiée en 1953. L’histoire décrit un voyageur qui découvre un homme humble dans le sud-est de la France qui passe sa journée à planter des arbres. La région est pourtant désertique autour de cette plantation. Le voyageur repart, mais revient souvent revoir l’homme, surtout après les deux guerres mondiales. L’évolution de la forêt est alors remarquable : le paysage aride se transforme en une forêt immense pleine de vie. De l’eau coule à nouveau dans des ruisseaux séchés et des animaux commencent à peupler l’endroit. Il y a même des humains qui reviennent habiter le village abandonné à côté de la forêt. C’est le travail lent, mais constant, d’un seul berger qui a accompli cette tâche admirable.

l'homme-qui-plantait-des-arbres

Mes impressions :

L’homme qui plantait des arbres est une belle histoire d’espoir et de persévérance. On peut y trouver des éléments écologistes et, plus encore, un optimisme rafraîchissant concernant l’humanité : on a le pouvoir de corriger les erreurs de l’humanité commise contre des écosystèmes ou même contre l’humanité elle-même. Une seule personne peut faire une différence remarquable avec juste un peu de patience et de bonne volonté. La nouvelle nous incite à être comme cet homme simple, à faire une différence positive pour le monde, un jour à la fois. En tout, c’est une histoire motivante, inspirante et admirable.

Vous pouvez trouver l’histoire sur Kobo ici (lien affilié) : L’homme qui plantait des arbres 

Et sur Amazon ici (lien affilié) : L’homme qui plantait des arbres: Préface Thierry Crouzet (Roman) 

Un court métrage de l’histoire a été fait par Radio-Canada en 1987. Le film a gagné plusieurs récompenses, incluant l’Oscar du meilleur court métrage d’animation. Vous pouvez le regarder ici sur YouTube :

Un regard sur : Les cinq cents millions de la Bégum (roman) de Jules Verne

« Le 13 septembre — quelques heures seulement avant l’instant fixé par Herr Schultze pour la destruction de France-Ville —, ni le gouverneur ni aucun des habitants ne se doutaient encore de l’effroyable danger qui les menaçait. »

 

Jules Verne est un écrivain français du 19e siècle très connu dans le monde pour ses œuvres de science-fiction. Il a publié Les cinq cents millions de la Bégum en 1879.

Découvrez ce roman français qui inspire beaucoup d'intrigue de Jules Verne

 

Un aperçu :

Ce roman de Jules Verne est à la fois dystopique et utopique. Après le partage d’un héritage énorme, deux hommes font construire deux villes très différentes dans l’ouest des États-Unis.

La ville Stahlstadt est fondée par un Allemand qui s’appelle Schultze. Cette ville est caractérisée par la production, l’industrie, le travail et le pouvoir centralisé. C’est en fait fait dépeint comme une image assez négative de la révolution industrielle (sale, monotone, etc.).

L’autre ville, qui s’appelle France-Ville, est sur le bord de l’océan pacifique. Cette ville est fondée par un Français qui s’appelle Sarrasin, un homme qui veut essayer de créer une ville saine. Cet endroit est caractérisé par l’hygiène, les arts, et la créativité.

Dans la majorité du livre, on suit l’histoire de Marcel, un jeune homme qui est un ami du fils de Sarrasin. Marcel s’intègre à la ville Stahlstadt, essayant de découvrir ses secrets qui peuvent nuire à France-Ville. Il y a des rumeurs que Schultze a comme but la destruction de sa ville voisine (France-Ville) et même la domination mondiale.

 

Mes impressions :

Ce livre donne une vue aux sentiments nationalistes qui existaient en Europe pendant le 19e siècle. Les personnages dans le livre, surtout Schultze, parlent souvent de deux « races », la race germanique et la race latine. Ce nationalisme hostile devient même parfois du racisme.

C’était intéressant de voir les références à la guerre de 1870 et comment cette guerre semble avoir fait beaucoup augmenter l’hostilité entre la France et l’Allemagne.

On parle beaucoup ces jours-ci de « fausses nouvelles ». Mais on voit dans ce livre que cette idée n’est pas si nouvelle :

« À sa requête, le Conseil de défense rédigea immédiatement une proclamation pour exhorter les habitants à se tenir en garde contre les fausses nouvelles semées par l’ennemi dans le but d’endormir sa vigilance. »

On voit aussi dans ce livre un chapitre sur la bourse de San Francisco, une bourse qui profitait de toute les ruées vers l’or et d’autres richesses, mais qui n’existe plus depuis 1906.

En tout, c’est un bon livre, pas trop long, pour s’évader un peu dans son intrigue.

Le livre est gratuit sur Project Gutenberg ici : http://www.gutenberg.org/ebooks/4968

 

Un regard sur : Les choses (roman) de Georges Perec

« Mais de nos jours et sous nos climats, de plus en plus de gens ne sont ni riches ni pauvres : ils rêvent de richesse et pourraient s’enrichir : c’est ici que leurs malheurs commencent. » — Les choses 

Un aperçu :

Dans Les choses, un roman de Georges Perec, un couple trouve que leur vie est assez monotone. L’homme, Jérôme, et la femme, Sylvie, travaillent tous les deux pour une compagnie de sondages. Ils pensaient qu’ils allaient être contents avec un travail comme cela, mais ils cherchent continuellement le bonheur. On voit dans les descriptions des objets autour d’eux que le couple essaie de remplir leur vie avec leurs achats. La consommation devient presque une religion pour Jérôme et Sylvie, mais ils trouvent bientôt que même cela n’aide pas leur sentiment de banalité.

« Leur vie était comme une trop longue habitude, comme un ennui presque serein : une vie sans rien. »

L’histoire est une recherche constante d’une vie « intéressante », ce qui amène les personnages à essayer d’éviter leur réalité ordinaire.

« Ils partiront. Ils abandonneront tout. Ils fuiront. Rien n’aura su les retenir. »

Malheureusement, la banalité revient. Ils trouvent donc que leur vie de consommation était plus intéressante… et le cycle de médiocrité continue.

« Jadis, ils avaient eu au moins la frénésie d’avoir. Cette exigence souvent, leur avait tenu lieu d’existence. Ils s’étaient sentis tendus en avant, impatients, dévorés de désirs »

Les-choses

Mes impressions :

Il faut vous prévenir que ce livre n’a pas beaucoup d’action. Il se base plutôt sur des descriptions et de longues réflexions sur l’existence, la consommation et le bonheur.

« Ils croyaient imaginer le bonheur ; ils croyaient que leur invention était libre, magnifique, que, par vagues successives, elle imprégnait l’univers. Ils croyaient qu’il leur suffisait de marcher pour que leur marche soit un bonheur. Mais ils se retrouvaient seuls, immobiles, un peu vides. Une plaine grise et glacée, une steppe aride : nul palais ne se dressait aux portes des déserts, nulle esplanade ne leur servait d’horizon. »

L’histoire présente l’idée d’un équilibre que des gens essaient de trouver. Un équilibre entre ce qu’on doit faire pour « réussir » sa vie, et ce qu’on veut faire afin de profiter de la vie. Les deux personnages veulent être libres, mais savent que la richesse peut se trouver plus facilement dans un emploi sûr qu’ils n’aiment pas vraiment.

« Ils succombaient aux signes de la richesse ; ils aimaient la richesse avant d’aimer la vie. »

Le livre est aussi intéressant d’un point de vue historique parce qu’on voit un peu la vie des années soixante en France : l’état politique, la guerre en Algérie, des manifestations, des attentats.

Je trouve les livres dont je n’aime pas les personnages principaux assez intrigants. C’était le cas pour cette histoire parce que je trouvais Sylvie et Jérôme superficiels et un peu exaspérants parce qu’ils ne sont pas capables de profiter de ce qu’ils ont. Ils veulent toujours plus; pourtant, beaucoup de gens de ce monde aimeraient avoir leur vie ! Cette idée de toujours vouloir et de rêver peut également être trouvée dans le livre Bel-ami de Maupassant.

Donc les personnages ne sont pas nécessairement aimables, mais, ce qui causait beaucoup de réflexion de ma part, ce sentiment changeait en malaise parce que je commençais à me reconnaitre dans ces deux personnes en recherche de richesse et de bonheur. J’ai aussi des pensées similaires, des rêves d’argent facile, etc. Et je pense que je ne suis pas le seul ! On trouve dans ce livre l’idée que l’argent n’a peut-être pas un très grand rôle dans le bonheur.

Vous pouvez trouver ce livre sur Kobo Canada ici (lien affilié) : Les Choses

Ou sur Amazon ici (lien affilié) : Les choses 

Un regard sur : Le chandail de hockey (nouvelle) de Roch Carrier

« Nous vivions en trois lieux : l’école, l’église et la patinoire; mais la vraie vie était sur la patinoire. » – Le chandail de hockey 

Un aperçu :

Le chandail de hockey est une nouvelle racontée par Roch Carrier publiée en 1979, connue également sous le nom Une abominable feuille d’érable sur la glace. L’histoire se déroule dans un petit village au Québec dans les années 1940. Le hockey y est extrêmement populaire, surtout pour le jeune homme qui devient le personnage principal de l’histoire. Il écoute, comme le reste du village, les parties de hockey de son équipe préférée (les Canadiens de Montréal) diffusées à la radio. Il joue au hockey avec ses camarades chaque hiver. Tout le monde porte le chandail de hockey des Canadiens avec le même numéro que la vedette de hockey à l’époque : Maurice Richard.

Le jeune garçon porte son chandail jusqu’au point où celui-ci est trop usé, et sa mère doit commander un nouveau chandail du magasin Eaton. Cependant, le pire cauchemar imaginable pour le petit garçon se matérialise : la compagnie envoie un chandail des Maple Leafs de Toronto au lieu d’un chandail des Canadiens de Montréal ! La mère refuse de retourner le chandail, disant que c’est un chandail comme un autre. Le petit garçon survivra-t-il à l’humiliation ?

Découvrez ce classique de la littérature québécoise.

Mes impressions :

Le chandail de hockey est un conte assez bien connu au Québec et même au Canada anglophone. Dans l’histoire, on est plongé dans la vie d’une petite communauté au Québec au milieu de l’hiver. On voit l’importance de l’église dans la communauté, mais, selon l’histoire, l’importance plus marquée du hockey. D’une part, c’est un conte du pouvoir de la conformité et de l’humiliation pour un petit garçon. D’une autre part, c’est l’histoire de l’identité québécoise et les tensions qui existent entre les anglophones et les francophones au Canada.

Vous pouvez trouver le livre sur iTunes ici (lien affilié) : Le Chandail de Hockey – Roch Carrier & Sheldon Cohen

Et sur Kobo ici (lien affilié) : Le Chandail de Hockey

Il y a une version animée qui a été faite par l’Office national du film du Canada que vous pouvez regarder ici :

Un regard sur : Les fourmis (roman)

« D’ailleurs, si des extraterrestres débarquaient un jour sur notre planète, ils ne s’y tromperaient pas. Ils chercheraient sans aucun doute à discuter avec elles. Elles [les fourmis] : les vrais maîtres de la Terre. » — Les fourmis

Un aperçu :

Les fourmis est une des œuvres les plus célèbres de Bernard Werber, un écrivain français de science-fiction. Sorti en 1991, c’est un roman qui raconte l’histoire d’une famille qui déménage chez leur oncle disparu et aussi l’histoire d’une cité de fourmis.

L’histoire se situe à Paris dans un avenir proche. On voit que c’est une vue un peu pessimiste sur le pouvoir de la génération actuelle d’améliorer le monde :

« — Oh ! tu sais, ce qui me frappe le plus c’est que rien n’a changé. Avant, lorsque j’étais toute jeunette, on se disait qu’après le passage du millénaire il se produirait des choses extraordinaires, et tu vois, rien n’a évolué. Il y a toujours des vieux dans la solitude, toujours des chômeurs, toujours des voitures qui font de la fumée. »

Il y a tout un mystère autour de l’oncle disparu. Tout ce que la famille sait de lui c’est qu’il étudiait sans cesse les fourmis. Le père trouve une note très mystérieuse de cet oncle qui dit à la famille d’éviter le sous-sol de la maison, et même de le barricader afin d’empêcher quiconque d’y descendre. Cependant, la curiosité humaine peut être si forte…

Par rapport aux fourmis, on découvre, avec beaucoup de détails, le quotidien de ces petits insectes si nombreux sur la planète. Leur mode de travail nous est révélé comme une doctrine :

« La philosophe générale des fourmis. ‘Lentement mais toujours en avant.’ ».

On est présenté à trois fourmis en particulier pendant l’histoire : 327e, 56e et 103 683e. On observe leurs tâches spécifiques, une spécificité qui est apparemment assez marquée dans le monde des fourmis :

« … un autre principe de la philosophie globale des fourmis. ‘L’avenir appartient aux spécialistes.’ »

L’année de cette cité de fourmis semble commencer comme tous les autres, sauf lorsque 327e se rend compte qu’un de leurs ennemis, selon lui les fourmis naines, a découvert une arme secrète qui peut détruire leur cité. Cependant, lorsqu’il essaie de prévenir ses camarades, c’est clair que ses nouvelles ne sont pas les bienvenues…

Est-ce possible que tout ce mystère soit lié ?

Un livre science-fiction français dans lequel on découvre la vraie vie des fourmis !

Mes impressions :

Les fourmis est un livre qui nous fait découvrir un tout autre monde qui existe juste à nos côtés. C’est captivant d’être transporté dans ce monde où l’on commence à voir que la survie d’une cité est aussi importante pour les fourmis que la survie d’une ville l’est pour les humains. D’ailleurs, le monde selon les fourmis et leurs connaissances sur la vie décrites dans ce roman peuvent facilement être liés au monde humain. Par exemple :

« Il existe deux manières d’affronter un problème ; soit on l’empêche d’approcher, soit on se laisse traverser par lui. La seconde n’est pas forcément la plus mauvaise. »

C’est en fait une œuvre assez philosophique avec des passages sur l’état de la nature en général comme ceci :

« La nature, n’en déplaise à M. Darwin, n’évolue pas vers la suprématie des meilleurs (selon quels critères, d’ailleurs ?). La nature puise sa force dans la diversité. »

J’étais surpris de trouver des moments tragiques dans ce livre traités comme n’importe quel évènement passant. C’est comme l’auteur nous voulait réfléchir sur le fait que nos réactions sont différentes envers la vie d’insectes juste parce qu’on commence à les connaitre un peu plus. Encore, il y a une pensée philosophique qui peut être connectée à tout cela.

Ceci m’amène à constater qu’il y a trois éléments principaux du roman Les fourmis : la philosophie, la vie des fourmis et, surtout, la science-fiction. Si vous vous intéressez à au moins un de ces éléments, ce livre est un bon choix pour votre prochaine lecture.

Trouvez ce livre sur Kobo ici (lien affilié) : Les Fourmis

Et sur Amazon ici (lien affilié) : Les Fourmis (Romans, Nouvelles, Recits (Domaine Francais) t. 6022) (French Edition) 

Un regard sur : Six degrés de liberté (roman) de Nicolas Dickner

« Elle accroche son manteau, soupire. Cette journée va ressembler à toutes les précédentes, elle le sent. Travailler huit heures à la quincaillerie. Ranger des vis sur les étagères. Étudier pour un examen de maths… Laver la vaisselle. Laisser passer la semaine. Les semaines. Les mois. S’interroger sur le sens de la vie. Broyer du noir. Lisa mène une vie à l’infinitif. » — Six degrés de liberté 

Un aperçu :

Le livre Six degrés de liberté par Nicolas Dickner, gagnant du prix du Gouverneur général en 2015, est un roman qui suit la vie de deux femmes, Jay et Lisa.

Jay est employée chez une institution gouvernementale. Son travail consiste à détecter des fraudes de cartes de crédit. En fait, cet emploi fait partie de sa sentence criminelle, à cause d’un lien qu’elle avait avec le crime organisé.

Lisa, une adolescente au début du livre, a une vie ordinaire et un peu trop banale d’après elle. Sa vie comme jeune femme est bouleversée lorsque son père commence à perdre sa mémoire. Lisa doit s’occuper de lui, tout en respectant ses autres obligations. Son quotidien commence à être composé de trois mots seulement : école, travail, hôpital. Elle n’a plus de temps pour elle, pour la vie.

Les deux femmes cherchent une raison d’être; elles s’ennuient de ce que la vie leur présente comme réalité. Ce sont leurs agissements sur ce sentiment qui vont faire que leurs deux histoires s’entremêlent : Jay commence à s’occuper, en secret, d’un cas bizarre que la GRC a de la difficulté à résoudre. Lisa, avec l’aide de son meilleur ami Éric qui est un génie de l’informatique, établit un plan de traverser la planète d’une façon, disons, inusitée.

six-degres-de-liberte

Mes impressions :

J’ai trouvé que Six degrés de liberté est un roman plutôt divertissant et surtout une réflexion sur la vie banale. Indirectement, le livre nous conscientise sur le monde de la consommation qui nous entoure, qui nous dévore. Les actions des personnages principaux sont comme des cris de secours afin de sortir du système établi et se sentir plus vivant.

On voit beaucoup d’exemples dans ce livre dans lesquels la réalité dure contraste avec le monde, presque moqueur, de la consommation :

« Robert, qui enfonce le gros bouton rouge, le seul dont il n’a pas oublié la fonction. La télévision s’allume sur une émission du matin. Aujourd’hui on compare à l’aveugle des vinaigres balsamiques. »

Les personnages réfléchissent sur l’état bien implanté de la société de la consommation (les biens, la malbouffe) comme dans cet exemple :

« Tout en fouillant, Jay se demande ce que les gens penseraient de ses propres poubelles. Les déchets ont toujours été un important marqueur de classes sociales… Aujourd’hui, tout le monde craint secrètement de produire des ordures ennuyantes, qui témoigneraient d’une vie plate. »

Honnêtement, c’était difficile pour moi de m’accrocher à ce livre pendant les premiers chapitres. Mais, si la même chose vous arrive, continuez un peu. J’ai remarqué que le livre devenait de plus en plus intéressant et la dernière moitié gardait pleinement mon attention !

Il faut savoir que d’un chapitre à un autre, les évènements sont un peu décalés. C’est peut-être parfois difficile à suivre, mais cela fait partie de l’intrigue; on essaie de comprendre comment les évènements sont connectés. En fait, le roman est un peu comme mettre ensemble des pièces d’un casse-tête.

Un casse-tête divertissant et bien rafraichissant.

Vous pouvez trouver ce livre sur Kobo ici (lien affilié) : Six degrés de liberté

Et sur Amazon ici (lien affilié) : Six degrés de liberté