Un regard sur : La chasse-galerie

La chasse-galerie est une légende québécoise très connue qui raconte l’histoire d’un groupe de bucherons qui font un pacte avec le diable afin de passer le réveillon du Nouvel An avec leurs copines et leurs familles. Il existe plusieurs versions de cette histoire, toutes avec leurs particularités. Je vous présente ici quelques œuvres qui se basent sur la légende.

Lachassegalerie

D’abord, il y a le conte La Chasse-galerie par Honoré Beaugrand, publié en 1900. Vous pouvez trouver l’histoire, parmi d’autres contes, sur Kobo ici (lien affilié) : La Chasse Galerie, et sur Amazon ici (lien affilié) : La chasse-galerie 

Ensuite, il y a le film inspiré par la légende qui est sorti en 2016. Vous pouvez trouver le film sur iTunes ici (lien affilié) : La chasse-galerie : La légende – Jean-Philippe Duval

Une chanson interprétée par Claude Dubois raconte une autre version du conte :

Et une autre chanson, cette fois par La Bottine Souriante :

Trouvez la chanson sur iTunes ici (lien affilié) : Martin de la chasse-galerie – La Bottine Souriante

 

 

 

Un regard sur : Réparer les vivants (roman et film)

«…faut penser aux vivants dit-il souvent, mastiquant le bout d’une petite allumette, faut penser à ceux qui restent…» — Réparer les vivants 

Un aperçu :

Réparer les vivants est un livre écrit par Maylis de Kerangal et publié en 2014. C’est un livre qui raconte une journée tragique dans la vie d’une famille. Un jeune homme, Simon, se trouve à l’hôpital dans un état grave après un accident de voiture. Le cœur de Simon bat et il respire grâce aux machines; toutefois, les dommages faits au cerveau sont irréparables. Ses parents ont la lourde responsabilité d’accepter le débranchement de Simon, la possibilité de dons d’organes et, par conséquent, d’accepter sa mort.

Réparer-Les-Vivants

Mes impressions :

Réparer les vivants, vu l’objet du livre, est une histoire assez sombre. On entre intimement dans les émotions des personnages principaux et le changement dans leur quotidien avec l’arrivée des nouvelles de l’accident de voiture. Le livre nous fait alterner souvent entre la gravité et la banalité, entre les gens affectés énormément et les gens qui font leur travail comme d’habitude.

C’est quand même intéressant comme concept parce que toute l’histoire se déroule en 24 heures. Le livre nous présente les vies de toutes les personnes qui entre en contact avec Simon en ces 24 heures. Donc, on est beaucoup dans les descriptions, les sentiments et les souvenirs de ces personnages à travers le livre.

Vous pouvez trouver le livre sur Kobo ici (lien affilié) : Réparer les vivants

Et sur Amazon ici (lien affilié) : Réparer les vivants (Folio) 

Une adaptation de l’histoire a aussi été faite en film en 2016 :

Un regard sur : L’homme qui plantait des arbres (nouvelle)

« Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme, sans moyens techniques, on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction. » — L’homme qui plantait des arbres

Un aperçu :

L’homme qui plantait des arbres est une nouvelle écrite par Jean Giono, publiée en 1953. L’histoire décrit un voyageur qui découvre un homme humble dans le sud-est de la France qui passe sa journée à planter des arbres. La région est pourtant désertique autour de cette plantation. Le voyageur repart, mais revient souvent revoir l’homme, surtout après les deux guerres mondiales. L’évolution de la forêt est alors remarquable : le paysage aride se transforme en une forêt immense pleine de vie. De l’eau coule à nouveau dans des ruisseaux séchés et des animaux commencent à peupler l’endroit. Il y a même des humains qui reviennent habiter le village abandonné à côté de la forêt. C’est le travail lent, mais constant, d’un seul berger qui a accompli cette tâche admirable.

l'homme-qui-plantait-des-arbres

Mes impressions :

L’homme qui plantait des arbres est une belle histoire d’espoir et de persévérance. On peut y trouver des éléments écologistes et, plus encore, un optimisme rafraîchissant concernant l’humanité : on a le pouvoir de corriger les erreurs de l’humanité commise contre des écosystèmes ou même contre l’humanité elle-même. Une seule personne peut faire une différence remarquable avec juste un peu de patience et de bonne volonté. La nouvelle nous incite à être comme cet homme simple, à faire une différence positive pour le monde, un jour à la fois. En tout, c’est une histoire motivante, inspirante et admirable.

Vous pouvez trouver l’histoire sur Kobo ici (lien affilié) : L’homme qui plantait des arbres 

Et sur Amazon ici (lien affilié) : L’homme qui plantait des arbres: Préface Thierry Crouzet (Roman) 

Un court métrage de l’histoire a été fait par Radio-Canada en 1987. Le film a gagné plusieurs récompenses, incluant l’Oscar du meilleur court métrage d’animation. Vous pouvez le regarder ici sur YouTube :

Un regard sur : Stupeur et tremblements (film)

Un aperçu

Voici une adaptation d’un livre de l’écrivaine célèbre Amélie Nothomb. Ce film français est sorti en 2003 et il raconte l’histoire d’une jeune femme belge qui fait un contrat d’un an comme traductrice dans une entreprise à Tokyo. Stupeur et tremblements est en fait une histoire autobiographique du temps qu’Amélie Nothomb a elle-même passé au Japon.

Dans le film, le personnage principal, Amélie, se trouve assez vite dans un système de hiérarchie dans lequel elle se fait continuellement rappeler qu’elle est en bas de l’échelle et devrait y rester pour un bon bout de temps. Les superviseurs donnent à Amélie des tâches de plus en plus humiliantes, vu qu’Amélie se trouve des façons de rester en bonne humeur, ou au moins de ne pas quitter l’emploi. À travers la souffrance dans un climat qui la restreint, Amélie se trouve sa propre version de liberté.

À voir aussi : Un regard sur : Tokyo fiancée (film). Cest un autre film adapté d’un livre d’Amélie Nothomb.

stupeur-et-tremblements-film

Mes impressions

Stupeurs et tremblements présente une histoire assez troublante, pourtant comique, sur une atmosphère de travail malsaine.  On voit le personnage d’Amélie rester avec l’entreprise malgré toutes les difficultés (pendant qu’on veut crier à l’écran : « Partez ! Vous pouvez trouver quelque chose de mieux ! » ). Mais, Amélie garde son honneur en continuant son travail, un élément répété dans le film comme important dans la culture japonaise. Et cela est exactement le but d’Amélie au Japon, de « devenir » japonaise.

Stupeurs et tremblements est un film fascinant qui révèle le pouvoir qu’un humain peut avoir sur un autre, mais aussi le pouvoir qu’on a pour y résister.

Si vous préférez lire Stupeur et tremblements, vous pouvez trouver le livre sur Kobo ici : Stupeur et tremblements 

Et sur Amazon ici : Stupeur et tremblements (French Edition) 

Un regard sur : Monsieur Lazhar (film)

Un aperçu :

Monsieur Lazhar est un film québécois qui est sorti en 2011. Il raconte l’histoire d’un homme algérien qui s’intègre à la société québécoise après avoir perdu sa famille en Algérie. Après qu’un évènement tragique bouleverse une école primaire, monsieur Lazhar réussit à déclencher un emploi comme enseignant à cette même école. L’homme doit essayer d’aider les élèves à traverser leurs moments difficiles pendant que lui même il essaie de travers les siens. Graduellement, monsieur Lazhar s’ouvre à ceux dans son entourage et on découvre la vie pleine de défis de cet immigrant.

monsieur-lazhar-film

Mes impressions :

Monsieur Lazhar, avec des sujets assez lourds, est un film plein d’émotions. On voit vraiment le processus de deuil que les personnages vivent. Mais, plus important, on voit l’entraide qui s’installe dans la petite communauté qui se forme dans l’école primaire. Le film nous expose aussi à des problèmes auxquels des immigrants peuvent faire face. Il y a aussi des moments d’humour à travers le film avec une très belle trame sonore. En tout, c’est un très beau film qui a gagné plusieurs récompenses. À découvrir certainement !

Vous pouvez trouver le film sur iTunes ici (lien affilié) : Monsieur Lazhar – Philippe Falardeau

Un regard sur : La vache (film)

Un aperçu :

La vache est un film français sorti en 2016. Cette comédie nous amène d’abord dans un petit village en Algérie où on rencontre Fatah, un homme qui rêve d’amener sa belle vache, Jacqueline au salon de l’agriculture de Paris. Il investit une bonne partie de son temps à ce projet, ce qui cause des plaisanteries de la part des autres de la communauté. Un jour, il reçoit enfin une invitation au salon de l’agriculture. Il prend un traversier jusqu’à Marseille et entreprend le trajet vers Paris… à pied… toujours avec sa vache (un gros défi !). Fatah, toujours souriant, découvre pour la première fois la vie de l’autre côté de la Méditerranée et sa culture. Il rencontre des gens sur son trajet et il se fait de belles amitiés dans peu de temps. Même une journaliste s’intéresse à son histoire, ce qui fait que ce villageois d’Algérie et sa vache Jacqueline deviennent connus partout en France.

la-vache

Mes impressions :

Ce film est vraiment un coup de cœur pour moi. Le personnage de Fatah est une bonne représentation de la joie de vivre, ce qui fait qu’il devient aimable très vite. Une grande partie de l’humour du film se trouve dans les différences culturelles entre Fatah et les Français. Les éléments culturels sont peut-être un peu clichés, mais il faut juste en être conscient et profiter du film.

Avec une histoire d’un petit villageois qui veut réaliser son rêve, même si son rêve est un peu absurde, le film nous fait vouloir profiter de la vie et trouver la joie à l’intérieur de nous. Je recommande fortement ce film !

Vous pouvez acheter ou louer ce film sur iTunes ici (lien affilié) : La vache – Mohamed Hamidi

 

 

 

 

Un regard sur : L’auberge espagnole, Les poupées russes et Casse-tête chinois

Un aperçu

L’auberge espagnole, Les poupées russes et Casse-tête chinois sont trois films du réalisateur Cédric Klapisch. C’est une trilogie qui suit l’histoire de Xavier et ses amis rencontrés pendant le premier film.

auberge-espagnole-poupees-russes-casse-tete-chinois

L’auberge espagnole est où tout commence. Xavier, dans la vingtaine, va en Espagne pour un échange universitaire. Là-bas, il trouve un appartement avec des colocs de partout en Europe. Il crée de vraies amitiés qui l’aident à passer des moments difficiles et moins difficiles, ce qui l’amène à trouver (au moins un peu) ce qu’il veut de la vie.

Les poupées russes parle plus des relations amoureuses de Xavier, qui a trente ans dans ce film. Il fait l’aller-retour de Paris-Londres afin d’avancer sa carrière, et aussi ses amours, surtout sa nouvelle relation avec Wendy. Vers la fin du film, ils vont en Russie pour le mariage du frère de Wendy, où tous les colocataires du premier film se réunissent.

Casse-tête chinois place Xavier dans le Nouveau Monde, à New York, parce que ses enfants déménagent là avec Wendy, qui est maintenant avec un autre homme. Xavier est dans la quarantaine et son objectif principal est de survivre son déménagement à New York afin de rester près de ses enfants, pas si facile pour quelqu’un qui a seulement un visa de touriste…

Mes impressions

Je trouve que ces films représentent bien la mondialisation. Les personnages étudient, travaillent, et voyagent à travers le monde et parlent plusieurs langues. On est à Barcelone et en France pendant le premier film, en Angleterre, en France et en Russie pour le deuxième, et à New York pour le troisième. Même si les films se déroulent principalement en français, différentes langues sont utilisées un peu partout dans les films (pas toujours sous-titrées). Ce sont trois bons films assez légers et amusants, mais qui font aussi réfléchir sur l’amitié, les relations amoureuses et les choix qu’il faut faire dans la vie.

Vous pouvez trouver le troisième film sur iTunes ici (lien affilié) : Casse-tête chinois – Cédric Klapisch

Un regard sur : le bruit des glaçons (film)

Un aperçu

Le bruit des glaçons est un film français sorti en 2010. Le film se centre autour d’un écrivain (joué par Jean Dujardin) devenu alcoolique qui rencontre son cancer l’écrivain. Le cancer tourmente l’écrivain, ce qui inquiète Louisa, sa femme de service.

le-bruit-des-glacons

Mes impressions

Si vous cherchez un film rafraichissant, différent que les autres, ce film est pour vous. C’est vraiment un film artistique, qui joue presque comme une pièce de théâtre. Par cela, je veux dire que les paroles, le symbolisme et la mise en scène semblent plus importants que l’action du film. C’est un film qu’on pourrait facilement étudier dans un cours de film ou même de philosophie.

Vous pouvez louer ou acheter le film sur iTunes ici (lien affilié) : Le bruit des glaçons – Bertrand Blier

Un regard sur : Tokyo fiancée (film)

Un aperçu :

Tokyo fiancée est un film belge, une adaptation du livre Ni d’Ève ni d’Adam d’Amélie Nothomb. C’est une histoire semi-autobiographique, racontant le retour d’Amélie Nothomb, une femme dans la vingtaine, au Japon (où elle a vécu plusieurs années pendant son enfance). Elle s’adapte à la vie japonaise et rencontre Rinri, un jeune homme cherchant un professeur de français. De ceci découle une histoire d’amour, ce qui amène Amélie à découvrir le monde étranger de cet homme japonais et à embrasser sa propre identité.

tokyo-fianceeMes impressions :

Ceci est un film charmant qui enveloppe le spectateur dans la vie d’Amélie et ses découvertes plaisantes de la culture japonaise. Le personnage nous invite aussi dans ses pensées, ses rêves. On voit également, dans un style traditionnel japonais, des images, parfois folles, qui lui passent par la tête. Avec un style plutôt comique, mais aussi introspectif, Tokyo Fiancée, est un excellent film pour se lancer dans la vie d’un autre durant 100 minutes.

Trouvez le film ici sur iTunes (lien affilié) : Tokyo Fiancée – Stefan Liberski

Un regard sur : Nouvelle-France (film)

Nouvelle-France, un film sorti en 2004, est une histoire d’amour adaptée de la vie de « La Corriveau », une femme qui a inspiré des légendes dans la culture populaire québécoise. Pour savoir plus sur l’histoire de Marie-Josephte Corriveau, je vous invite à visiter la page Wikipédia sur ce sujet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Josephte_Corriveau

Nouvelle-France-film

Un aperçu :

Pour ce qui concerne le film, l’histoire se déroule à Québec autour de 1759, l’année où les Britanniques ont attaqué cette ville. On suit le personnage principal, Marie-Loup, pendant cette période tumultueuse de l’histoire. Les évènements de la guerre mélangent avec une histoire d’amour (c’est souvent le cas dans les films, n’est-ce pas…).

D’autres personnages se mêlent des affaires de la protagoniste, notamment le curé du village. Une série d’évènements tragiques amènent à un procès contre Marie-Loup pour meurtre de son deuxième mari. Tout cela se passe au moment où les Britanniques prennent le contrôle de l’ancienne colonie de France.

Mes impressions :

J’adore les légendes, donc le fait que ce film s’est basé (librement, mais bon…) sur une légende québécoise m’a vraiment intrigué. Le film a été mon introduction à l’histoire de La Corriveau, ce qui est entré dans le folklorique québécois grâce aux histoires passées de génération à génération.

Avec un titre comme Nouvelle-France, c’est sûr que je m’attendais à ce qu’un peu plus d’histoire, surtout de La Conquête, soit présente dans le film. Même si j’en voulais plus, l’histoire est toujours au rendez-vous : on voit la planification de l’attaque par les Britanniques, le manque de ressources et de vouloir de la France pour protéger la colonie, etc. En plus, on ressent assez bien ce que le changement de garde (lorsque les Britanniques ont gagné) a eu comme effet sur les habitants.

Mais le thème omniprésent dans Nouvelle-France est l’histoire d’amour entre Marie-Loup et François, un homme un peu exilé qu’elle rencontre un jour. Le film aborde aussi le sujet des relations entre les Français et les Premières Nations à cette époque.

En tout, j’ai bien aimé le film, mais il y avait des parties que j’ai trouvées un peu longues. Ceci est peut-être parce que je voulais entendre plus parler des évènements historiques comme j’ai mentionné en haut. Pourtant, les scènes vers la fin de Nouvelle-France sont tellement puissantes que j’ai presque oublié tout ce que je n’aimais pas trop.