Les mathématiques de base en français

Je connais des gens qui font toujours des calculs dans leur langue maternelle, peu importe leur niveau de connaissance dans leur langue seconde. Ils le font probablement parce que les calculs se font presque toujours dans leur tête; c’est rare qu’une occasion arrive où ils doivent faire des calculs à voix haute afin de communiquer avec quelqu’un.

Mais on ne sait jamais dans quelle situation on va se retrouver un jour. Il peut être gênant de ne pas être capable d’expliquer à quelqu’un des calculs simples (quelque chose qu’un enfant de primaire peut faire…).

Ceci étant dit, je vais vous donner le vocabulaire nécessaire pour les mathématiques de base en français.

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Symboles

+ : plus (on prononce le s de plus)

– : moins

× : multiplié par

÷ : divisé par

= : est égal à

 

Exemples d’usage :

Addition :

4 + 5 = 9 : Quatre plus cinq égale* neuf.

8 + 3 = 11 : Huit et trois font onze.

Soustraction :

100 – 80 = 20 : Cent moins quatre-vingts donne vingt.

16-4 = 12 : Quatre soustrait de seize est égal à douze.

Multiplication :

5 x 8 = 40 : Cinq fois huit égale quarante.

2 x 3 = 6 : Deux multiplié par trois, ça fait six.

3 x 4 = 12 : Le produit de 3 et de 4 est 12.

Division :

20 ÷ 5= 4 : Vingt divisé par cinq fait quatre.

10 / 2 = 5 : Dix sur deux égale cinq.

 

D’autre vocabulaire qui peut être utile :

Nombres pairs : 2, 4, 6, 8, 10, 28, 124, 190, 15 906

Nombres impairs : 1, 3, 5, 7, 9, 15, 53, 187, 19 549

Nombres premiers : 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43, 47…

Une fraction : {\frac {56}{8}}

Le numérateur : 56 dans l’exemple de la fraction ci-dessus.

Le dénominateur : 8 dans l’exemple de la fraction ci-dessus.

 


*le verbe égaler dans des opérations peut être écrit au singulier (égale) ou au pluriel (égalent). Source: banque de dépannage linguistique

« Rêver à » ou « rêver de »

Pour le verbe « rêver », on peut utiliser deux prépositions différentes après. Cependant, chacune change le sens de la phrase. Voici la différence :

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Rêver à :

Rêver à signifie « penser à » ou « imaginer ». Des exemples :

  • Ah, pardon ! J’étais un peu dans la lune. Je rêvais à ce que j’allais faire cette fin de semaine.
  • Je sais que ça peut créer de fausses attentes, mais je rêve souvent à une relation amoureuse parfaite.

 

Rêver de :

Rêver de signifie « voir des images lorsqu’on dort ». Des exemples:

  • J’ai rêvé de toi pendant la nuit. Tu volais au-dessus des nuages !
  • Je ne rêve jamais de grand-chose pendant la nuit.

Rêver de peut également être utilisé lorsqu’il prend le sens de « désirer » :

  • Je rêve de devenir dentiste.
  • Ils aiment beaucoup être sur l’eau. Ils rêvent d’un grand bateau d’excursion.
  • Nous rêvons d’avoir des enfants un jour.

Notez bien que lorsque le sujet de « désirer » est un concept abstrait (et pas introduit par un verbe en infinitif), on peut également utiliser rêver à :

  • Ils rêvent à la paix entre ces deux pays.

 

Si vous vous trouvez dans une situation où vous n’êtes pas sûr lequel il faut utiliser (rêver de ou rêver à), heureusement il y a une autre option ! Vous pouvez toujours éviter la préposition en utilisant que. Par exemple:

  • Je rêve qu’un jour je devienne dentiste.
  • J’ai rêvé hier soir que tu volais au-dessus des nuages !
  • Ils rêvent que la paix s’installe entre ces deux pays.

 

Source : http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=2187

 

 

L’accord du participe passé avec « être » démystifié

On va commencer par une révision. Le participe passé se fait avec un des deux verbes auxiliaires : Avoir ou être. Pour savoir lequel il faut choisir pour mettre un verbe dans le passé, regardez mon article sur ce sujet : L’auxiliaire avoir ou être pour le passé composé?

Lorsqu’on utilise être pour le participe passé, la règle générale est que le verbe s’accorde avec le sujet. Par exemple :

  • Luc est allé en Suisse.
  • Joséphine est rentrée hier.
  • Marie et Sylvie sont descendues dans la rue.
  • Roch et Lise sont devenus avocats.

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Les seules exceptions arrivent avec des verbes pronominaux :

D’abord, avec les verbes pronominaux, il faut se demander s’il y a un complément direct ou indirect.

Complément direct (CD) :

Pour trouver le CD, on se demande quoi ou qui. Par exemple : J’ai donné un cadeau à mon frère. J’ai donné quoi? Le cadeau (CD).

CD avant le verbe, le participe passé s’accorde avec le CD :

  • Il a bu la tisane qu’il s’est préparée. (Il s’est préparé quoi? La tisane.)
  • Nous avons gardé toutes les lettres que nous nous sommes écrites.

CD après le verbe, le participe passé reste invariable :

  • Elle s’est lavé les mains. (Elle s’est lavé quoi? Les mains.)
  • Vous vous êtes acheté des cadeaux.

 

Complément indirect (CI) :

Pour trouver le CI on se demande à quoi ou à qui. Par exemple : J’ai donné un cadeau à mon frère. J’ai donné à qui? À mon frère (CI).

Si le pronom personnel (me, te, se, nous, vous) agit comme le CI, le participe passé reste invariable :

  • Nous nous sommes parlé au téléphone (J’ai parlé à l’autre personne, et vice versa.)
  • Elles se sont écrit pendant plusieurs mois (Elle a écrit à l’autre personne, et vice versa.)

 

Dans les autres cas des verbes pronominaux, le participe passé s’accorde avec le sujet.

  • Elle s’est levée tôt ce matin.
  • Elles se sont habillées en robe.
  • Louis et Ève se sont lancés dans la piscine.
  • Elle s’est coupée au doigt.
  • Nous nous sommes rencontrés hier soir.

Un truc : cette règle est plus claire pour moi si je change le pronom personnel en CD. Par exemple, je vois cette phrase :

  • Elle s’est coupée au doigt.

Et je pense ceci afin de trouver si je dois faire l’accord : Elle a coupé elle-même au doigt… le se représente elle-même (CD) et se trouve avant le verbe… donc on ajoute un e à la fin de coupé parce que elle-même est féminine.

 

Il y a certains pronoms qui sont considérés comme essentiellement pronominaux. Cela veut dire que le verbe se trouve toujours comme un verbe pronominal. Avec ceci, on suit la même règle comme ci-dessus; le participe passé s’accorde avec le sujet.

  • Elle s’est évanouie à cause de la chaleur.
  • Les oiseaux se sont envolés.

Sur le site de la Banque de dépannage linguistique, vous pouvez trouver une liste de verbes essentiellement pronominaux ici : http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=2941 

L’accord des adjectifs de couleur en français

En français, les adjectifs s’accordent en genre et en nombre selon le nom qu’ils accompagnent. Par exemple :

  • L’eau froide coule lentement. (Eau est un nom féminin, donc on écrit froid au féminin → froide).
  • L’homme a fait installer des roches lourdes partout dans le jardin. (Roches est au pluriel est c’est un nom féminin, donc lourd change en sa forme féminine et au pluriel → lourdes).

 

D’habitude, les adjectifs de couleur s’accordent de la même façon :

  • Les feuilles vertes restent sur les arbres.
  • On va laisser les chaises rouges dans le salon.

Cependant, les couleurs qui viennent des noms existants sont invariables. Par exemple, une orange est un fruit; le mot orange existe déjà comme un nom. Par conséquent, l’adjectif orange va être invariable : il y a trois livres orange sur la table. Notez qu’on n’a pas ajouté un à orange pour accorder avec le nom qui est au pluriel (livres).

Voici d’autres couleurs qui viennent des noms (et donc invariables…) : émeraude, noisette, bronze, argent, or, saumon, kaki, marron, etc.

 

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Une révision : Si une couleur est seulement un adjectif, on fait l’accord. Si la couleur vient d’origine d’un nom, on ne fait pas l’accord.

 

Trop simple? J’avoue qu’il y a des exceptions… mais on reste positif; il n’y en a que 5!

Voici les couleurs qui viennent des noms, MAIS qui s’accordent quand même : rose, fauve, écarlate, pourpre et mauve.

  • Les hommes portent de plus en plus des chemises roses.
  • Tous les murs de la maison étaient mauves quand j’ai déménagé.
  • Les piments écarlates sont plus forts que ceux qui sont verts.

 

Et pour les adjectifs de couleur composés? Ils restent invariables 🙂

  • J’aime les yeux bleu-vert.
  • Ma montre est celle qui est gris métallique.
  • Les bonbons vert pomme sont les meilleurs!

Notez bien qu’on met un trait d’union (-) entre les adjectifs seulement lorsqu’il s’agit de deux couleurs adjectives, pas de noms ou d’autres adjectifs qui ne sont pas des couleurs.

 

Voici une vidéo qui résume cet article :

L’accord du participe passé avec « avoir » démystifié

D’abord, une petite révision du participe passé. Pour la plupart des verbes, on utilise les conjugaisons de avoir pour aider à mettre le verbe dans le passé :

  • J’ai téléphoné à mon ami.
  • Il a pleuré.
  • Elles ont réparé l’ordinateur.

Parfois, on utilise être pour mettre le verbe dans le passé :

  • Il est devenu médecin.
  • Ils sont partis hier soir.
  • Elle est arrivée ce matin.

(Regardez cet article pour savoir quand il faut utiliser avoir et être :  L’auxiliaire avoir ou être pour le passé composé ?)

Lorsqu’on utilise le verbe être afin de former le passé, on s’accorde le verbe (presque toujours) avec le sujet :

  • Elle est rentrée
  • Elles sont descendues

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Mais ça peut arriver que le verbe s’accorde avec le sujet lorsqu’on utilise avoir. Ceci arrive lorsque le COMPLÉMENT DIRECT se trouve AVANT le verbe. Par exemple :

  • L’imprimante ? Je l’ai mise à côté de la fenêtre.

Ici, le complément direct est imprimante. Voici la phrase lorsqu’il est après le verbe :

  • J’ai mis l’imprimante à côté de la fenêtre.

Notez ici que j’ai ajouté un e après le verbe mettre dans le passé (mis) dans la première phrase parce que le complément direct (imprimante) est féminin et se trouvait avant le verbe. Voici d’autres exemples du compliment direct avant le verbe :

  • Jean a trouvé une grenouille. Il l’a trouvée dans un marais.
  • Les feuilles que tu as déchirées contenaient des informations importantes.
  • Il y a une bougie sur le comptoir. Je l’ai allumée il y a dix minutes.
  • As-tu vu l’étoile filante ? Je l’ai vue juste ici vers le nord.
  • Tu es partout. Je t’ai vue chaque jour cette semaine !
  • Le livre ? Je l’ai retourné.

Dans le dernier exemple, je n’ai rien ajouté à la fin de retourné parce que livre est masculin.

Attention :

  • C’était l’anniversaire de ma sœur hier. Je lui ai donné deux cadeaux. (J’ai donné deux cadeaux à ma sœur.)

Ici, lui est un exemple d’un COMPLÉMENT INDIRECT. Le verbe ne s’accorde pas avec un complément indirect, même s’il est placé avant le participe passé. Le complément direct de cette phrase est deux cadeaux, mais il se trouve après le verbe. En conséquence, le participe passé ne s’y accorde pas (donné sans s à la fin).

Ce sont les règles générales par rapport à l’accord du participe passé avec le verbe avoir. La chose la plus importante à retenir c’est que le participe passé s’accorde avec le complément direct lorsque celui-ci se trouve avant le verbe.

 

Les exceptions

Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez apprendre les exceptions à cette règle :


  • Lorsque le complément exprime la durée, la mesure, le prix, le poids ou la distance (des choses qui peuvent s’exprimer en chiffres), le participe passé ne s’y accorde pas, même si ce complément se trouve avant le verbe. Par exemple :
    • Je n’ai pas les 5 dollars que tu m’as donné.

Le complément (5 dollars) est pluriel et se trouve avant le verbe, mais on laisse donné sans s ajouté.


  • Les participes passés des verbes impersonnels (il neige, il y a…) ne s’accordent pas au complément direct. Par exemple :
    • La chaleur qu’il a fait l’année dernière était insupportable.

  • Lorsque le participe passé est suivi d’un verbe à l’infinitif (vu célébrer, entendu crier… etc.), on ne fait pas l’accord avec le complément direct (placé avant le verbe) SAUF si ce complément fait l’action du verbe à l’infinitif. Par exemple :
    • Les enfants qu’on a vus courir ce matin sont très fatigués cet après-midi.
    • Je vois les poules que j’ai entendues caqueter.
    • Les plantes que j’ai vu arracher sont toujours sur le sol.

Les deux premiers exemples ont le complément direct qui fait l’action du verbe à l’infinitif (courir, caqueter). On fait donc l’accord sur le participe passé (vu, entendu). Dans le troisième exemple, ce ne sont pas les plantes qui arrachent, mais plutôt quelqu’un qui a arraché les plantes, donc elles ne font pas l’action et vu reste sans accord.


  • fait et laissé suivi par un infinitif restent toujours sans accord. Des exemples :
    • La maison que j’ai fait construire est très jolie.
    • Les morceaux de bois que j’ai laissé brûler sont toujours là !
    • Les arbres que j’ai fait planter l’année passée vont très bien.

Les verbes en français : les temps et les conjugaisons

Lorsqu’on conjugue un verbe, on indique son temps (présent, passé, futur, etc.). En français, il existe des temps simples et des temps composés. Les temps simples sont faits seulement avec le verbe principal :

  • Vous chantez (présent)

Les temps composés sont faits avec deux verbes (avoir ou être et le verbe principal) :

  • Vous avez chanté (passé composé)

D’ailleurs, l’article sur ce lien va vous aider à savoir quand utiliser l’auxiliaire avoir ou être.

Il existe trois groupes majeurs de verbes dits « réguliers » parce que, selon leur terminaison, ils se conjuguent toujours de la même façon. (Ça simplifie beaucoup les choses !) Voici les trois groupes et des exemples pour chacun :

ER : manger, penser, commencer, appeler, parler, demander, jouer…

IR : finir, accomplir, choisir, réussir, réfléchir…

RE : rendre, attendre, descendre, répondre, perdre, vendre…

Je vous présente ici les conjugaisons des temps du verbe en français. J’utilise les verbes parler, choisir et attendre afin d’illustrer les conjugaisons des trois types de verbes réguliers. Pour la conjugaison, il faut d’habitude changer la terminaison du verbe. Je vais l’indiquer en gras.

J’inclus aussi les verbes avoirêtre et aller parce qu’ils sont des verbes irréguliers qui sont très importants en français.

C’est aussi important de savoir que les verbes qui ont un ou un c avant les terminaisons ER, IR, ou RE (manger, commencer, etc.) change en ge et ç, respectivement, avant de rajouter des terminaisons qui commencent par un o ou un a. Par exemple: Nous commençons, on mangeait… Ceci est fait afin de garder le son original de la lettre.

verbes-temps-et-conjugaisons

 

Je commence par les temps simples :

Le présent

Le présent indique des actions qui se passent dans le moment actuel ou des habitudes.

  • La plante pousse lentement.
  • Je prends l’autobus chaque jour pendant l’hiver.

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Le futur simple

Ce temps indique une action à l’avenir.

  • Marie et Julie prendront l’appartement en face au début de juillet.
  • Vous ne regretterez pas votre choix.

Pour la conjugaison du futur simple des verbes réguliers, notez qu’on garde l’infinitif (avec les terminaisons originales) et on ajoute -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont, selon le sujet. NB : les verbes RE perdent le e à la fin avant d’ajouter la terminaison.

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Le conditionnel

On utilise le conditionnel pour des actions qui peuvent arriver, mais en fonction d’un autre élément.

  • Si je connaissais le chemin, j’irais chez ma tante.
  • Mon amie écrirait un livre si elle n’était pas trop occupée.

Le conditionnel est aussi utilisé afin de faire une demande plus polie :

  • Pourriez-vous m’aider ?
  • Est-ce que tu voudrais aller au cinéma avec moi ce soir ?

On peut aussi conjuguer le verbe aimer au conditionnel afin de lui donner un sens similaire à vouloir.

  • Aimeraient-ils un sauté aux légumes ce soir ?
  • J’aimerais habiter dans une petite ville.

Le conditionnel peut également être vu dans l’actualité lorsqu’une nouvelle sort qui est difficile à confirmer comme vérité absolue ou qui est au sujet d’une éventualité qui n’est pas encore arrivée, mais qui arrivera probablement si rien ne change.

  • M. Bilodeau serait candidat aux prochaines élections.
  • La ville atteindrait sa cible en matière de réduction de pollution atmosphérique.

La conjugaison du conditionnel est en fait similaire à celle du futur simple; on garde l’infinitif, mais cette fois on ajoute un peu plus : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.

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L’imparfait

L’imparfait indique des actions dans le passé qui se fait pendant un certain temps imprécis (le début et la fin de l’action ne sont pas clairs).

  • Pendant la nuit, j’entendais des gens monter et descendre l’escalier.

Il est aussi utilisé pour les descriptions (d’un lieu, d’une scène, etc.) dans le passé.

  • Il faisait très beau. Les feuilles tremblaient doucement dans le vent. Le ciel était un bleu extraordinaire.

Des habitudes dans le passé utilisent aussi l’imparfait.

  • Je dessinais chaque jour quand j’étais adolescent.

L’imparfait est également vu lorsqu’on introduit le conditionnel. Il est utilisé pour le verbe dans la partie si, qui peut avoir un impact sur l’action au conditionnel (décrit en détail au-dessus).

  • S’il ne faisait pas froid, je ferais du vélo.
  • S’il laissait la plante à l’extérieur, elle gèlerait !

Pour la conjugaison des verbes réguliers, on prend la forme avec nous au présent et on enlève le -ons. Ensuite, on ajoute les mêmes terminaisons que le conditionnel.

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Le passé simple

Le passé simple est un temps utilisé plutôt dans des œuvres de littérature et rarement à l’oral (peut-être si quelqu’un narre un conte).

  • Marie et Anne décidèrent de quitter leurs emplois ennuyeux; elles choisirent la liberté. Marie coupa sa carte d’employé.

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Le subjonctif

Le subjonctif est en fait un mode du verbe. On l’utilise lorsqu’on exprime des vœux, des craintes, des doutes, des regrets, des souhaits, de la nécessité, du contentement… (beaucoup d’émotions !)

  • Je suis content que tu sois là !
  • Elle veut qu’il l’attende à la gare.
  • Il faut que vous compreniez le subjonctif.

Comme on voit dans les exemples, le subjonctif se forme comme ceci :

nomverbe (vouloir, être content, regretter, être nécessaire, etc.)-quenomsubjonctif-…

Le subjonctif peut être un peu plus complexe, donc je vais faire un article dans lequel je me concentre uniquement sur ce mode du verbe. Mais ce que j’écris ici donne quand même une bonne idée afin de commencer à connaitre l’usage de ce mode.

Voici sa conjugaison. Pour les verbes réguliers, notez qu’on prend la forme au présent avec nous, on enlève le -ons et on ajoute -e, -es, -e, -ions, -iez, -ent :

subjonctif-verbes


Maintenant les temps composés ! Notez que la plupart des temps composés indiquent un temps d’antérieur (dans le passé ou avant une autre action).

Pour ces temps, j’ai mis l’auxiliaire et la terminaison des verbes réguliers en gras.

Le passé composé

Ce temps est pour les actions claires et précises dans le passé

  • Il a coupé les ognons.
  • J’ai choisi un bon livre à lire.
  • Vous êtes allés au parc.
  • Elles ont écrit à leurs cousins.

Comme vous pouvez voir dans le tableau, on utilise avoir ou être, conjugué comme au présent, pour l’auxiliaire du passé composé (savoir quand choisir l’auxiliaire avoir ou être.). La terminaison des verbes réguliers sont les suivants : ER = é, IR = i, RE = u.

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Le plus-que-parfait

Le plus-que-parfait est pour les actions dans le passé qui se passent avant d’autres actions dans le passé.

  • Elle a eu le temps d’aller au cinéma parce qu’elle avait fini tous ses devoirs.
  • J’avais déjà mangé toute la pizza quand il est rentré.
  • Elle a lu le livre que je lui avais donné.

Pour le plus-que-parfait, il faut conjuguer l’auxiliaire comme à l’imparfait (voir en haut) et mettre les mêmes terminaisons sur les verbes comme pour le passé composé.

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Le futur antérieur

Ce temps marque une action qui doit se compléter avant qu’une action dans le futur puisse se passer ou avant un temps précis.

  • Lorsque mon cours sera fini, j’irai chez toi.
  • Il aura lu le livre avant la fin du mois.

On conjugue en futur antérieur en mettant l’auxiliaire au temps de futur simple (voir en haut) et en terminant les verbes comme au passé composé.

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Le conditionnel passé

Le conditionnel passé est utilisé dans les mêmes situations que le conditionnel présent (voir en haut), mais cette fois lorsque l’action dont on parle se situe dans le passé. Cela donne le sens que ce n’est pas possible de faire l’action maintenant, c’était seulement possible avant.

  • Si j’avais étudié, j’aurais eu une bonne note.
  • Ils auraient pu vous aider.
  • C’est dommage que vous soyez resté à la maison,vous auriez aimé la pièce de théâtre.

Le conditionnel passé se compose d’être ou d’avoir comme auxiliaire conjugué au conditionnel présent et le verbe principal avec la même terminaison qu’au passé composé (voir en haut).

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Le subjonctif passé

On a vu le subjonctif en haut, maintenant c’est le subjonctif passé. C’est pour les mêmes situations, mais pour des actions dans le passé.

  • Je suis content que tu sois venu hier soir.
  • Il regrettait qu’il n’ait pas eu l’occasion de lui parler.
  • Elle doute qu’ils aient signé la lettre.

On forme le subjonctif passé en mettant l’auxiliaire (avoir ou être) au subjonctif, et le verbe principal avec la terminaison du passé composé.

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Le futur proche

Ce temps est un peu différent comparativement aux autres temps composés; cette fois, c’est pour indiquer l’avenir. Le futur proche a en fait un sens qui ressemble beaucoup à celui du futur simple (voir en haut). Cependant, le futur proche est généralement utilisé pour des actions qui sont plus certaines ou plus dans l’immédiat (dans quelques secondes ou minutes). Le futur simple est aussi parfois considéré comme plus soutenu que le futur proche.

  • Je suis épuisé. Je vais prendre une journée de congé demain.
  • Attention ! Ils vont jeter de l’eau sur nous !
  • Elle va lire dehors dans son hamac pendant quelques heures.

Le futur proche se forme avec le verbe aller conjugué comme au présent (voir en haut) et le verbe à l’infinitif après.

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Ce sont les temps du verbe qu’on voit ou qu’on entend quotidiennement en français. Il existe quelques autres temps (subjonctif imparfait, subjonctif plus que parfait, passé antérieur, etc.), mais ce sont (ou étaient) des temps plutôt littéraires qu’on voit beaucoup moins souvent. On peut souvent deviner leur forme et leur usage basé sur ce qu’on connait des temps du verbe mentionnés dans cet article.

Je vous recommande une excellente ressource bien connue qui fournit des listes et des tableaux des conjugaisons du verbe : Le Bescherelle (À trouver sur Amazon ici : L’Art De Conjuguer- Bescherelle). C’est un petit livre qui vous aidera énormément avec les conjugaisons, surtout les conjugaisons irrégulières.

Quelques-uns de ces temps peuvent toujours être difficiles à différencier d’un à l’autre. Je vais écrire quelques articles un peu plus détaillés sur les temps du verbe qui causent les plus de problèmes.

Afin de vous aider à mieux mémoriser ces temps et leurs contextes, je vous recommande de commencer à reconnaitre les temps utilisés lorsque vous lisez un texte en français. De cette façon, vous allez devenir de plus en plus conscient des formes des conjugaisons et des conditions dans lesquelles on les utilise.

Comment avoir l’air de bien connaitre le français

Apprendre le français, comme n’importe quelle langue, prend du temps, beaucoup de temps. On peut même passer des années dans un milieu francophone, travaillant et étudiant en français, et il y aura toujours des aspects de la langue qui peuvent poser de la difficulté (comme dans mon cas…). Je ne dis pas ça pour être décourageant; on s’améliore énormément et on peut être vraiment fier de l’apprentissage qu’on fait. Mais il faut être réaliste… on ne va pas devenir parfaitement bilingue dans un ou deux ans.

Ce que j’ai appris de mon expérience est qu’il y a des aspects de la langue qui viennent facilement à l’esprit aux francophones, mais qui sont parfois vraiment difficiles pour les apprenants. Ces éléments sont comme des indices discrets qui démontrent aux autres le niveau de maitrise que vous avez sur le français. Parfois, ce n’est vraiment pas important ce que les autres pensent de votre français. Cependant, il peut arriver que l’impression qu’une autre personne a de votre niveau puisse affecter votre vie. Par exemple, un employeur peut vous choisir ou non basé sur votre niveau de français. Une mauvaise impression peut également créer une distance sociale entre vous et des francophones. Je sais… ce n’est pas juste… mais c’est ça qui arrive parfois ! Certaines personnes, en jugeant votre niveau de français insuffisant, peuvent même décider de vous parler en anglais, même s’ils ne savent pas si vous parlez anglais !  C’est assez difficile d’apprendre le français lorsque les autres refusent de vous parler en cette langue.

 

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Voici quelques éléments linguistiques qui, lorsque maitrisés, vous donneraient l’air de bien connaitre le français :

Le pronom « en »

Des livres? Il y en a beaucoup à la bibliothèque ! 

Ce n’est que deux petites lettres qui fait un petit son [ã], mais en a une grande importance en français. Ici, je parle de l’usage de en comme pronom qui remplace de quelque chose. Pour le placement de pronoms, vous pouvez voir mon article : Le placement des pronoms 

En ce qui concerne l’incorporation du pronom en dans son discours, beaucoup d’apprenants sont probablement comme moi; on passe par plusieurs étapes avant de maitriser le en.

  1. L’évitement → Je n’aime pas la neige. Il y _ a trop ! 
  2. La répétition de de + nom Je n’ai que deux assiettes. Il n’y a pas assez d’assiettes pour tout le monde. On passe par cette étape parce qu’on devient conscient qu’il faut faire référence à ce dont on parle (avec en ou de quelque chose), mais on n’a pas encore l’habitude de mettre en avant le verbe.
  3. La maitrise : Il est trop négatif ces jours-ci. Il faut que tu lui en parles.

Persévérez ! Gardez en tête qu’il est possible d’être entre deux étapes. Même si on pense qu’on maitrise cette notion de grammaire, il peut arriver que des situations stressantes nous fassent retomber dans une étape précédente. C’est la pratique qui va nous pousser à bien utiliser le pronom en.

Le pronom « y »

Voici un autre pronom qui peut causer des difficultés. C’est en fait le même principe que le en, mais cette fois, le remplace à quelque chose (surtout des endroits). Voici quelques exemples du bon usage du pronom y :

  • Il y a un rabais pour les étudiants au supermarché. Je vais y aller ce soir.  Notez bien que ce n’est jamais correct de dire Je vais aller. Je vais. Je suis allé. etc. Un compliment doit être placé dans la phrase (le pronom y avant le verbe ou à plus un nom après). Voici les formes correctes avec le pronom→ Je vais y aller. J’y vais. J’y suis allé. 
  • Je vais aller à Québec le mois prochain. Je vais y rester pour trois jours. 
  • Vous pensez trop à vos problèmes financiers ? N’y pensez plus grâce à nos conseillers. 
  • Je m’intéressais à la biologie lorsque j’ai commencé l’université. Finalement, je ne m’y intéresse plus. 

La maitrise du masculin/féminin

Voici un autre aspect de la langue française qui peut bien différencier les apprenants du français. Pour les francophones, c’est assez rare d’utiliser le mauvais genre pour un mot. Donc, c’est un élément important afin de bien maitriser la langue.

Un truc qui m’aide:  c’est d’avoir un dictionnaire français installé sur mon téléphone. Chaque fois que je ne suis pas certain si un mot est masculin ou féminin, je le cherche tout de suite dans le dictionnaire. Parfois, je suis capable de mémoriser le genre du premier coup, d’autres fois, je vais vérifier le mot encore et encore… et encore… et encore parce que je continue à oublier le genre. À un moment donné, le genre du mot est retenu par mon cerveau. C’est aussi important de regarder tout de suite le genre lorsque vous apprenez un nouveau mot. Pour plus d’aide avec le masculin/féminin, voici un article qui décrit les terminaisons des mots qui peuvent indiquer le genre : Le genre des noms

 

L’accent syllabique

L’accent syllabique le plus fort en français est toujours à la fin du mot (jamais au milieu, jamais au début). Juste le fait de maitriser cet aspect peut largement changer la perception que les autres ont de votre niveau de français. Voici un article que j’ai déjà écrit sur ce sujet : L’accent est sur la dernière syllabe en français

 

Une bonne compréhension

Lorsque vous avez de la difficulté à comprendre quelqu’un et il faut que la personne répète plusieurs fois ce qu’elle dit, ce n’est peut-être pas la meilleure signe pour la personne que vous maitrisez le français…

Pour avoir une bonne compréhension, il faut la pratiquer. Incluez plus de français dans votre vie. Ce blogue contient de nombreuses ressources (émissions télévisées, la radio, des films, etc.) qui peuvent vous aider à trouver des éléments culturels qui vous intéressent. Par conséquent, vous allez garder votre motivation. C’est aussi important de vous forcer un peu de communiquer avec les gens en français, même si c’est parfois difficile et stressant. Vous allez entendre comment les gens utilisent le français dans la vraie vie. De plus, vous allez pratiquer vos compétences communicationnelles, ce qui va vraiment faire progresser votre niveau.

 

Une bonne prononciation

C’est assez évident qu’une bonne prononciation aiderait à avoir l’air de bien connaitre le français. Une prononciation maitrisée aide les gens à vous comprendre et aiderait dans la communication en général. Lorsque vous parlez français, il faut oublier comment les lettres sont prononcées dans votre langue maternelle et se concentrer sur les sons du français. Cet article peut vous aider à identifier les sons en français : L’alphabet phonétique international

Voici une bonne ressource pour vous aider à savoir comment bien prononcer les mots : Un regard sur : Comment lire le français pour mieux le dire et l’écrire (livre ressource) de Neli Guedova

 

Qu’est-ce que vous en pensez ?  Quels sont les éléments de la langue les plus importants, d’après vous, qui montrent aux autres une bonne maitrise ?

Comment poser des questions fermées en français

En français, il y a plusieurs façons de poser des questions qui ont comme réponse oui ou non. Ces types de questions s’appellent des questions fermées (seulement une réponse). D’ailleurs, vous pouvez voir mon article qui aborde la façon de répondre aux questions fermées : Oui? Non? Si?

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Il existe 3 principales façons de poser une question fermée en français. Je vous les nomme en dessous. Notez bien que l’intonation de la voix suit un trajet comme cette flèche U+2197.svg  pour n’importe quel type de question. Pour mes exemples, je vais modifier la phrase de base Julie a vu le chien.

 

1. Est-ce que Julie a vu le chien ?

  •  On met est-ce que au début de la phrase de base.

 

2. Julie a vu le chien ?

  • La phrase de base reste la même, mais la voix (l’intonation) monte à la fin et on ajoute un point d’interrogation. Cette forme de question peut être vue comme familière, plus acceptée à l’oral qu’à l’écrit.

 

3. Julie a-t-elle vu le chien ?

  • Le sujet et le verbe sont inversés. Attention : Lorsque le sujet est un nom (pas un pronom comme je, tu, il, elle, nous, etc.), il faut répéter le sujet dans la forme d’un pronom comme dans l’exemple au-dessus. C’est ce pronom qui reçoit l’inversion avec le verbe. Voici d’autres exemples : Luc voit-il le chien ? Thomas et Jacques aiment-ils les chats ?

    Lorsqu’on mentionne seulement le pronom, l’inversion est simple : a-t-elle vu le chien? Sommes-nous en train de gagner ? Trichez-vous ? Penses-tu qu’on va voir des baleines ?

 

**Version spéciale du Québec **

Elle a-tu vu le chien ?

Au Québec, il est possible d’entendre une autre forme d’interrogation (assez souvent en fait). Celle-ci utilise tu après le verbe afin d’indiquer une question. Attention : Ne confondez pas le pronom personnel tu (deuxième personne au singulier) avec ce tu, qui a seulement le rôle de former une question. Exemples : On va-tu à l’épicerie ? Tu vas-tu me donner du pain ? Ils vont-tu me donner le livre ? Elle va-tu bien ?

Il existe une forme d’interrogation en France qui est en fait similaire à celle-ci du Québec. Au lieu d’utiliser tu, les gens utilisent ti ou même t-il. Exemple : On va-ti au bord de la mer ? Je ne sais pas exactement quelles régions en France utilisent cette forme ou même si c’est souvent utilisé. On peut voir un exemple dans le livre Bel-Ami par Guy de Maupassant (Un regard sur : Guy de Maupassant), lorsque le personnage principal visite ses parents dans la région de Normandie en France.

 

L’auxiliaire avoir ou être pour le passé composé ?

On utilise souvent l’auxiliaire avoir afin de former le passé composé des verbes :

  • J’ai mangé du brocoli.
  • Il a crié.
  • Elles ont utilisé le kayak.

Mais, parfois on utilise l’auxiliaire être :

  • Elle est devenue riche.
  • Ils sont nés la même année.
  • Je suis parti à 20 h.

Alors, comment fait-on pour savoir quand utiliser être au lieu de avoir ?

auxiliaire-avoir-ou-etre-pour-le-passe-compose

Être

On emploie être pour l’auxiliaire du passé composé dans ces situations :

  • Le verbe est pronominal :
    • Il s’est évanoui.
    • Je me suis réveillé assez tôt ce matin.
  • Certains verbes de mouvement qui incluent tout le corps :
    • Elle est rentrée quelques jours plus tard que prévu.
    • Je suis revenu te voir.
    • Ils sont sortis avec leurs amis.

Lorsque j’étais jeune, j’ai appris un acronyme afin de m’aider à mémoriser ces verbes de mouvement qui utilisent l’auxiliaire être au passé composé. Il est en anglais, mais il peut vraiment aider :

DR MRS VANDERTRAMP

Devenir
Revenir

Monter
Rester
Sortir

Venir
Aller
Naitre
Descendre
Entrer
Retourner
Tomber
Rentrer
Arriver
Mourir
Partir

Une autre façon de mémoriser ces verbes, surtout si on en oublie quelques-uns, c’est de trouver les antonymes : monter/descendre, sortir/entrer, naitre/mourir, arriver/partir, aller/venir, etc.

Quelques autres verbes qui utilisent être, mais qui ne sont pas dans cette liste sont :

  • Apparaitre
    • L’oiseau est apparu devant la fenêtre.
  • Passer
    • Elle est passée près de la maison de son frère.

Attention : Quelques-uns de ces verbes peuvent avoir un compliment direct. Lorsque ceci est le cas, le sens change et ce n’est plus le mouvement du corps, mais plutôt le mouvement d’un objet. On utilise donc l’auxiliaire avoir :

  • Ils ont monté les boites.
  • J’ai retourné deux livres à la bibliothèque.
  • Elle a entré le sapin dans la maison.
  • J’ai passé le gâteau autour de la table.

Oui? Non? Si?

Je crois que pour la majorité des gens, le « oui » et le « non » ne posent pas de problème :

  • oui est une réponse affirmative à une question.
  • non est une réponse négative à une question.

Cependant, le « si » comme réponse à une question peut être nouveau pour vous; il n’existe pas dans toutes les langues.

Oui-non-ou-si-francais
Le « si » est une réponse positive à une question négative.

Par exemple

— Vous n’êtes pas allé au supermarché hier?

Si, j’ai acheté du lait et de la farine.

Avec le si, on comprend que la personne est allée au supermarché, mais la question a été posée d’une façon négative. Comparez avec d’autres réponses possibles.

— Vous n’êtes pas allé au supermarché hier?

Non, je suis resté à la maison. Je vais y aller demain.

Ou…

— Êtes-vous allé au supermarché hier?

Oui, j’ai acheté du lait et de la farine.

 

Pour de l’information sur la façon de poser une question fermée, cliquez ici : Comment poser des questions fermées en français