Expression : mettre la charrue avant les bœufs

— Je vais commencer à planifier mon voyage en Amérique du Sud

— Tu es fou ! Ça, c’est mettre la charrue avant les bœufs. Tu n’as même pas commencé à économiser de l’argent pour un voyage !

Mettez-vous souvent la charrue avant les boeufs ? Découvrez cette expression en français afin de savoir.

Cette expression est utilisée lorsqu’une personne fait quelque chose avant qu’une autre chose doive être faite, ou, dans le même sens, faire quelque chose en désordre.

Coucher, se coucher ou dormir ?

Coucher ? Se coucher ? Dormir ? Il peut être très facile pour un apprenant de mélanger ces mots parce qu’ils peuvent sembler synonymes. Mais attention ! La façon dont on utilise ces trois termes peut mener à des incompréhensions et même à des situations embarrassantes ! Je m’explique :

Se coucher veut dire aller dormir pour la nuit. Ainsi, on peut entendre des phrases comme :

« Bonne nuit tout le monde, je vais me coucher. »

« Il est tard. Allons nous coucher. »

ou bien

« Il est vraiment fatigué aujourd’hui. C’est sûr qu’il se couchera tôt ce soir. »

 

Coucher veut dire avoir des relations sexuelles lorsqu’on l’utilise avec la préposition «avec». C’est la même chose pour coucher ensemble. Par exemple, si vous dites « J’ai couché avec Paul la semaine passée » ou « On a couché ensemble », vous dites plus que juste dormir !

Si c’est plutôt dormir que vous voulez dire, c’est mieux d’utiliser ce même mot. Par exemple, si vous entendez « Marie va dormir avec Luc ce soir », cela peut juste dire dormir, rien d’autre. Il est aussi possible de dire « Marie va coucher chez Luc ce soir ».

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On peut voir comment des erreurs peuvent se produire ! Un apprenant peut dire, sans se rendre compte de la signification, une phrase comme : « Il n’y avait pas beaucoup de place au chalet, donc j’ai dû coucher avec mon ami ». Cependant, il voulait juste dire qu’ils ont dormi dans le même lit !

Voici un résumé de la signification de ces termes :

Se coucher = aller dormir pour la nuit.

Dormir avec quelqu’un = dormir dans le même lit ou dans la même chambre.

Dormir chez quelqu’un = dormir dans la même maison, probablement pas dans le même lit.

Coucher avec quelqu’un = avoir des relations sexuelles.

Coucher chez quelqu’un = dormir chez la personne.

À noter : c’est inexact de dire se coucher chez quelqu’un. C’est mieux d’utiliser coucher ou dormir.

Un regard sur : Les choses (roman) de Georges Perec

« Mais de nos jours et sous nos climats, de plus en plus de gens ne sont ni riches ni pauvres : ils rêvent de richesse et pourraient s’enrichir : c’est ici que leurs malheurs commencent. » — Les choses 

Un aperçu :

Dans Les choses, un roman de Georges Perec, un couple trouve que leur vie est assez monotone. L’homme, Jérôme, et la femme, Sylvie, travaillent tous les deux pour une compagnie de sondages. Ils pensaient qu’ils allaient être contents avec un travail comme cela, mais ils cherchent continuellement le bonheur. On voit dans les descriptions des objets autour d’eux que le couple essaie de remplir leur vie avec leurs achats. La consommation devient presque une religion pour Jérôme et Sylvie, mais ils trouvent bientôt que même cela n’aide pas leur sentiment de banalité.

« Leur vie était comme une trop longue habitude, comme un ennui presque serein : une vie sans rien. »

L’histoire est une recherche constante d’une vie « intéressante », ce qui amène les personnages à essayer d’éviter leur réalité ordinaire.

« Ils partiront. Ils abandonneront tout. Ils fuiront. Rien n’aura su les retenir. »

Malheureusement, la banalité revient. Ils trouvent donc que leur vie de consommation était plus intéressante… et le cycle de médiocrité continue.

« Jadis, ils avaient eu au moins la frénésie d’avoir. Cette exigence souvent, leur avait tenu lieu d’existence. Ils s’étaient sentis tendus en avant, impatients, dévorés de désirs »

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Mes impressions :

Il faut vous prévenir que ce livre n’a pas beaucoup d’action. Il se base plutôt sur des descriptions et de longues réflexions sur l’existence, la consommation et le bonheur.

« Ils croyaient imaginer le bonheur ; ils croyaient que leur invention était libre, magnifique, que, par vagues successives, elle imprégnait l’univers. Ils croyaient qu’il leur suffisait de marcher pour que leur marche soit un bonheur. Mais ils se retrouvaient seuls, immobiles, un peu vides. Une plaine grise et glacée, une steppe aride : nul palais ne se dressait aux portes des déserts, nulle esplanade ne leur servait d’horizon. »

L’histoire présente l’idée d’un équilibre que des gens essaient de trouver. Un équilibre entre ce qu’on doit faire pour « réussir » sa vie, et ce qu’on veut faire afin de profiter de la vie. Les deux personnages veulent être libres, mais savent que la richesse peut se trouver plus facilement dans un emploi sûr qu’ils n’aiment pas vraiment.

« Ils succombaient aux signes de la richesse ; ils aimaient la richesse avant d’aimer la vie. »

Le livre est aussi intéressant d’un point de vue historique parce qu’on voit un peu la vie des années soixante en France : l’état politique, la guerre en Algérie, des manifestations, des attentats.

Je trouve les livres dont je n’aime pas les personnages principaux assez intrigants. C’était le cas pour cette histoire parce que je trouvais Sylvie et Jérôme superficiels et un peu exaspérants parce qu’ils ne sont pas capables de profiter de ce qu’ils ont. Ils veulent toujours plus; pourtant, beaucoup de gens de ce monde aimeraient avoir leur vie ! Cette idée de toujours vouloir et de rêver peut également être trouvée dans le livre Bel-ami de Maupassant.

Donc les personnages ne sont pas nécessairement aimables, mais, ce qui causait beaucoup de réflexion de ma part, ce sentiment changeait en malaise parce que je commençais à me reconnaitre dans ces deux personnes en recherche de richesse et de bonheur. J’ai aussi des pensées similaires, des rêves d’argent facile, etc. Et je pense que je ne suis pas le seul ! On trouve dans ce livre l’idée que l’argent n’a peut-être pas un très grand rôle dans le bonheur.

Vous pouvez trouver ce livre sur Kobo Canada ici (lien affilié) : Les Choses

Ou sur Amazon ici (lien affilié) : Les choses 

Un regard sur : Stupeur et tremblements (film)

Un aperçu

Voici une adaptation d’un livre de l’écrivaine célèbre Amélie Nothomb. Ce film français est sorti en 2003 et il raconte l’histoire d’une jeune femme belge qui fait un contrat d’un an comme traductrice dans une entreprise à Tokyo. Stupeur et tremblements est en fait une histoire autobiographique du temps qu’Amélie Nothomb a elle-même passé au Japon.

Dans le film, le personnage principal, Amélie, se trouve assez vite dans un système de hiérarchie dans lequel elle se fait continuellement rappeler qu’elle est en bas de l’échelle et devrait y rester pour un bon bout de temps. Les superviseurs donnent à Amélie des tâches de plus en plus humiliantes, vu qu’Amélie se trouve des façons de rester en bonne humeur, ou au moins de ne pas quitter l’emploi. À travers la souffrance dans un climat qui la restreint, Amélie se trouve sa propre version de liberté.

À voir aussi : Un regard sur : Tokyo fiancée (film). Cest un autre film adapté d’un livre d’Amélie Nothomb.

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Mes impressions

Stupeurs et tremblements présente une histoire assez troublante, pourtant comique, sur une atmosphère de travail malsaine.  On voit le personnage d’Amélie rester avec l’entreprise malgré toutes les difficultés (pendant qu’on veut crier à l’écran : « Partez ! Vous pouvez trouver quelque chose de mieux ! » ). Mais, Amélie garde son honneur en continuant son travail, un élément répété dans le film comme important dans la culture japonaise. Et cela est exactement le but d’Amélie au Japon, de « devenir » japonaise.

Stupeurs et tremblements est un film fascinant qui révèle le pouvoir qu’un humain peut avoir sur un autre, mais aussi le pouvoir qu’on a pour y résister.

Si vous préférez lire Stupeur et tremblements, vous pouvez trouver le livre sur Kobo ici : Stupeur et tremblements 

Et sur Amazon ici : Stupeur et tremblements (French Edition) 

La raison de NE PAS dire « Répétez, s’il vous plait » comme apprenant du français

« Répétez, s’il vous plait ». C’est une phrase qu’on voit partout dans les livres d’apprentissage de français pour les débutants. C’est vu comme une phrase clé qu’il faut absolument apprendre afin de commencer à fonctionner dans le monde francophone. Avec une telle phrase, nous avons une deuxième chance à comprendre ce que quelqu’un nous dit. Alors c’est quoi le problème ? Les francophones eux-mêmes n’utilisent presque jamais cette phrase !

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Lorsque vous dites « Répétez, s’il vous plait », plusieurs situations peuvent arriver :

  1. Vous signalez clairement que vous ne parlez pas couramment le français. Ceci n’est peut-être pas si grave…SAUF que les autres peuvent juger votre niveau de français beaucoup plus bas que la réalité, ce qui nous amène aux autres points.
  2. Les gens, pensant que votre niveau de français est très faible, peuvent vous parler d’une façon un peu humiliante (trop lentement, trop fort, comme vous êtes un enfant, etc.).
  3. Les gens commencent à vous parler en anglais, n’importe votre langue maternelle ! Ils pensent que vous êtes un touriste ou un immigrant et que l’anglais est probablement plus facile pour vous que le français. Cette situation n’est pas idéale si vous voulez vraiment apprendre le français.
  4. Les gens n’ont pas beaucoup de patience et décident d’arrêter la conversation. J’ai déjà vu une situation similaire arriver à un ami, et ce n’est vraiment pas plaisant !

Alors qu’est-ce que les francophones disent lorsqu’ils ne comprennent pas leur interlocuteur ? Voici quelques exemples :

  • Comment ?
  • Quoi ?
  • Pardon ?
  • Comment tu dis ça ? / Comment vous dites ça ?
  • Répéter une partie que vous avez comprise. Par exemple :  — Il faut prendre l’autobus numéro….   — Quel numéro ? Quel autobus ?

Lorsque vous utilisez ces phrases, la conversation se déroule beaucoup plus naturellement et l’autre personne va respecter beaucoup plus votre vrai niveau de français.

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Un regard sur : Le chandail de hockey (nouvelle) de Roch Carrier

« Nous vivions en trois lieux : l’école, l’église et la patinoire; mais la vraie vie était sur la patinoire. » – Le chandail de hockey 

Un aperçu :

Le chandail de hockey est une nouvelle racontée par Roch Carrier publiée en 1979, connue également sous le nom Une abominable feuille d’érable sur la glace. L’histoire se déroule dans un petit village au Québec dans les années 1940. Le hockey y est extrêmement populaire, surtout pour le jeune homme qui devient le personnage principal de l’histoire. Il écoute, comme le reste du village, les parties de hockey de son équipe préférée (les Canadiens de Montréal) diffusées à la radio. Il joue au hockey avec ses camarades chaque hiver. Tout le monde porte le chandail de hockey des Canadiens avec le même numéro que la vedette de hockey à l’époque : Maurice Richard.

Le jeune garçon porte son chandail jusqu’au point où celui-ci est trop usé, et sa mère doit commander un nouveau chandail du magasin Eaton. Cependant, le pire cauchemar imaginable pour le petit garçon se matérialise : la compagnie envoie un chandail des Maple Leafs de Toronto au lieu d’un chandail des Canadiens de Montréal ! La mère refuse de retourner le chandail, disant que c’est un chandail comme un autre. Le petit garçon survivra-t-il à l’humiliation ?

Découvrez ce classique de la littérature québécoise.

Mes impressions :

Le chandail de hockey est un conte assez bien connu au Québec et même au Canada anglophone. Dans l’histoire, on est plongé dans la vie d’une petite communauté au Québec au milieu de l’hiver. On voit l’importance de l’église dans la communauté, mais, selon l’histoire, l’importance plus marquée du hockey. D’une part, c’est un conte du pouvoir de la conformité et de l’humiliation pour un petit garçon. D’une autre part, c’est l’histoire de l’identité québécoise et les tensions qui existent entre les anglophones et les francophones au Canada.

Vous pouvez trouver le livre sur iTunes ici (lien affilié) : Le Chandail de Hockey – Roch Carrier & Sheldon Cohen

Et sur Kobo ici (lien affilié) : Le Chandail de Hockey

Il y a une version animée qui a été faite par l’Office national du film du Canada que vous pouvez regarder ici :

Les 5 sens en français

Avez-vous le goût d’apprendre le français ?  Et l’odorat et l’ouïe aussi ?

Voici les 5 sens en français avec les verbes principaux qui y sont associés :

 

Le toucher

Connaissez-vous les 5 sens en français ?

Verbes principaux : toucher (actif), sentir (passif),

 

La vue

yeux-vue

Verbes : regarder (actif), voir (passif)

 

L’odorat (m)

nez-sentir

Verbes : sentir (actif ou passif)

 

L’ouïe (f)

ecouter-ouie

Verbes : écouter (actif), entendre (passif)

 

Le goût

langue-gouter

Verbe principal : goûter

Avec le goût, il y a aussi les saveurs qu’on peut percevoir : l’acide, l’amer, le sucré, et le salé.

 

 

Vous avez peut-être remarqué les mots actif et passif que j’ai mis à côté de verbes. C’est un élément qui distingue en général les verbes principaux des sens.

Verbes actifs : On fait l’action volontairement.

Verbes passifs : La sensation n’est pas nécessairement voulue. Elle est aperçue par notre corps, provoquée par un élément dans notre environnement.

Les prépositions en français

Révisez les prépositions principales en français, des images et une petite histoire !

 

Voici les prépositions principales en français :

Prepositions-en-francais-au-dessus-de
en-dessous-de-preposition-francais

derriere-preposition-francaisdevant-preposition-francais

sous-preposition-francaissur-preposition-francais

a-cote-de-preposition-francaisentre-preposition-francais

dans-preposition-francais

au-bout-de-preposition-en-francais

 

Et une petite histoire qui montre la façon d’utiliser ces prépositions :

Un petit chat cherche de l’or

Dans une petite maison tranquille à côté d’une rivière tranquille vit un petit chat qui veut trouver de l’or. Il a vu de l’or pour la première fois en passant devant un magasin juste à côté de sa maison. Il y avait un petit collier brillant dans la fenêtre sur le cou d’un mannequin. Le chat était enchanté par la couleur et le scintillement de ce métal précieux. Depuis, il pense souvent à cette découverte. Il se décide qu’il va trouver de l’or !

Un jour, il passe à côté de quelques petits humains et, sous un sac à dos, il trouve une feuille sur laquelle se tracent des marques bizarres. C’était comme un plan de la ville, mais avec des flèches et des descriptions un peu partout. Il glisse la feuille entre ses pattes, et il remarque un gros X marqué au bout de la feuille avec cette inscription en lettres majuscules : DE L’OR !

Le chat s’estime très chanceux. Il faut juste suivre les flèches sur la carte et il trouvera ce qu’il cherche ! Il décide de commencer son aventure tout de suite. En suivant les indications, le chat passe en dessous du pont vert, puis dans le parc au centre-ville. Ensuite, il tourne à gauche et marche derrière l’hôpital. Il continue jusqu’au bout de la rue et grimpe sur un mur. Il suit le mur jusqu’à une école où il tourne à droite. Il se trouve ensuite devant une vieille maison.

La carte indiquait que l’or se trouve enterré à côté du gros arbre entre la maison et la clôture. Le chat se met immédiatement à creuser un trou à cet endroit, pas du tout conscient de l’animal qui se trouve au-dessus de lui…

En effet, un autre chat est perché sur une large branche de l’arbre. Ce chat regardait la scène avec amusement. Il saute sur le sol derrière le premier chat, le surprenant. Le chat de l’arbre demandeà l’autre ce qu’il fait. Le petit chat arrête de creuser son trou et raconte toute l’histoire. Les deux décident d’essayer de trouver le trésor ensemble. Après quelques minutes, les deux chats mettent leurs pattes sur une boite. Ils ouvrent la couverture avec hâte et trouvent dans la boite… de la monnaie ordinaire peinte jaune !

Le petit chat est vraiment déçu. Les deux chats laissent la monnaie dans la boite et décident d’aller marcher ensemble. Ils retrouvent le chemin que le premier chat avait pris, tout en découvrant de petits jeux : chasser les feuilles mortes sur le gazon, regarder les poissons dans la rivière, éclater les bulles de savon que les petits humains soufflaient à côté d‘eux, attraper les insectes sous leurs pattes, etc. Les deux chats sont devenus vite des amis. Ils se trouvent maintenant souvent l’un à côté de l’autre et ils ont même trouvé d’autres chats dans le quartier qui sont devenus des amis.

Le petit chat découvre qu’il n’a plus d’or dans ses pensées. Au bout de son aventure, il trouve qu’une amitié en or vaut plus que l’or lui-même.

Un regard sur : Le sketch show (émission télé)

Le titre, Le sketch show, résume bien cette série. C’est une émission télévisée québécoise composée de sketchs très comiques (de quelques secondes à quelques minutes). La série a été diffusée sur TVA entre 2004 et 2006. Le sketch show est en fait une adaptation d’une série britannique du même nom.

Découvrez des sketchs humoristiques dans cette émission québécoise.

L’humour d’une bonne partie des sketchs est basé sur l’imprévu. Une situation nous est présentée, mais le déroulement est assez singulier, très différent de ce que nous attendions.

La durée limitée des sketchs fait que c’est une bonne émission pour vous aider à vous divertir, rire, ou juste sourire en peu de temps.

Le sketch show peut être visionné sur YouTube : https://goo.gl/Km3ya6https://goo.gl/MBTGVqhttps://goo.gl/rJMSDL.