Un regard sur : Les voyageurs malgré eux (roman) d’Élisabeth Vonarburg

« « Qui suis-je, d’où suis-je, où vais-je ? » : je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne. Enfin, façon de parler : je ne peux pas retourner chez moi, puisque j’y suis. » — Les voyageurs malgré eux 

Un aperçu :

Les voyageurs malgré eux est un roman de fantaisie/science-fiction publié en 1994. L’histoire se situe dans un monde parallèle où il y a seulement trois régions francophones qui restent en Amérique du Nord : La Louisiane, L’Enclave de Montréal (juste une partie de l’île) et le Royaume des Sags (une référence à la région du Saguenay). Il y a beaucoup de petites différences entre notre monde et le monde de ce livre. Par exemple, la ville de Québec est anglophone, les rues de Montréal sont des canaux, une fédération amérindienne occupe une moitié du territoire de l’Amérique du Nord et, mystérieusement, pendant Noël on parle de deux enfants nés cette journée : Jésus et Lilith.

Un autre fait important de ce monde parallèle, on ne parle pas du réchauffement climatique, mais plutôt du refroidissement climatique depuis le 18e siècle !

Une bonne partie de l’histoire se concentre sur un autre fait bizarre : c’est commun pour les gens d’avoir des visions. C’est dans ce contexte qu’on rencontre Catherine, une Française, qui habite dans l’Enclave de Montréal. Elle commence à avoir des visions, mais elles sont différentes de celles des autres…

Ce n’est pas tout; Catherine se rend compte qu’elle a perdu une bonne partie de sa mémoire. Tout cela fait qu’elle est à part des autres. Un peu trop à part peut-être pour le gouvernement de l’Enclave, qui est presque un État policier.

Catherine se trouve en danger et doit s’échapper tout en remettant en place sa mémoire perdue. Elle rencontre plusieurs personnes en chemin, des gens mystérieux qui semblent cacher des secrets. Et qui est cette fille Athana qui la suit partout dernièrement ?

En suivant le conseil d’Athana d’aller « plus loin, plus au nord », Catherine découvre le très fermé Royaume des Sags. Elle va se mêler d’une histoire de croyances spirituelles afin de trouver les réponses qu’elle cherche sur elle-même et la vie en général, ce qui peut résoudre tous les mystères qui l’entourent.

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Mes impressions :

J’avais besoin de m’évader un peu lorsque j’ai choisi de lire ce roman. J’ai décidé qu’un roman de science-fiction était parfait. Ce livre m’intéressait aussi parce que je connais les régions dont l’auteur écrit et je voulais découvrir les différences dans ce monde parallèle.

Ce que j’ai trouvé intéressant c’était que même si je voulais m’échapper un peu, le livre m’a fait réfléchir sur notre monde. Quelques sujets abordés sont les croyances, le pouvoir, le gouvernement, le féminisme et la brutalité policière. Ce livre a été publié en 1994, mais il y avait des évènements ou des faits dans l’histoire qui rappelaient des évènements assez récents comme la grève étudiante (2012), le mariage gai, et des femmes prêtres.

Le roman fait aussi réfléchir sur la spiritualité et les religions de ce monde. Le personnage principal cherche à trouver l’équilibre entre les affaires qu’on peut changer, celles qu’on doit lâcher et le moment où il faut écouter cette force qui nous guide dans la vie.

Je me demande si ce livre était en partie inspiré par les expériences de l’auteure, Élisabeth Vonarburg (une française qui habite au Québec depuis des années) pendant son intégration au Québec. Par exemple, on peut faire des liens avec le refroidissement climatique et les différences du climat en Europe et au Québec. La perte de mémoire peut même être liée aux éléments culturels dont elle a dû apprendre. La protagoniste est aussi en recherche de son identité dans le monde parallèle. J’ai trouvé des liens entre ce qu’elle décrit et mes propres réflexions lorsque j’ai déménagé au Québec :

« Elle n’était plus française, ne serait sans doute jamais « québécoise ». Entre les deux, voilà, moins « transplantée » qu’en équilibre instable sur un fil. »

Dans le livre, on est souvent amené entre un rêve, une vision et la réalité. Cela a comme effet que lire ce roman est un peu comme déchiffrer un rêve bizarre.

En tout, c’est un bon roman pour ceux qui ont besoin de voyager un peu dans un monde parallèle ou pour ceux qui suivent une voix intérieure qui leur dit d’aller « plus loin ».

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Un regard sur : Le malade imaginaire (pièce de théâtre)

Le malade imaginaire est une des œuvres du dramaturge célèbre Molière. C’est en fait sa dernière pièce de théâtre, créée en 1673. Pour voir un autre article sur Molière, visitez Un regard sur : Le Tartuffe (pièce de théâtre) de Molière.

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Un aperçu :

Dans cette comédie, un homme, Argan, se dit malade et cherche de l’aide de médecins. Ceux-ci sont très contents d’aider cet homme avec sa « maladie », vu qu’Argan est prêt à dépenser beaucoup sur des remèdes que les médecins recommandent. En même temps qu’Argan essaie de se guérir, il essaie de convaincre sa fille de se marier à un médecin afin qu’il puisse profiter de plus de soins. Cependant, sa fille est amoureuse d’un autre homme. C’est la servante rusée d’Argan, Toinette, qui joue des tours à son maître pour qu’il puisse enfin voir le côté imposteur des médecins, qui profitent pleinement de sa situation.

Mes impressions :

Même comme comédie, le contenu de la pièce Le malade imaginaire est une critique assez sévère envers le métier de médecin. Ces professionnels sont présentés comme des gens qui se voient importants parce qu’ils connaissent des mots en latin, et ils peuvent utiliser ces mots afin de convaincre quelqu’un d’une maladie non existante. Même si le métier a beaucoup changé depuis cette comédie, c’est toujours intéressant de comprendre un peu plus le fonctionnement à l’époque (17e siècle) et l’évolution du métier à travers le temps. Néanmoins, on peut toujours faire des liens entre cette pièce et ce qui se passe aujourd’hui; par exemple, les publicités qui nous font penser que nous avons besoin d’un médicament quelconque.

On voit aussi dans cette pièce le pouvoir que l’esprit a sur la santé physique. Argan se croit malade jusqu’au point où il ne peut presque plus bouger. C’est en fait les médecins qui l’avaient fait croire qu’il soit terriblement malade. On assiste aussi au thème du père qui veut imposer sa volonté concernant les choix de sa fille.

Un fait intéressant :

Molière jouait le rôle d’Argan, le « malade imaginaire » dans les représentations de cette pièce. À la fin de la quatrième représentation, Molière était réellement malade et avait de la difficulté à finir le spectacle. Molière a été transporté chez lui où il est mort la même soirée.

Trouvez cette histoire sur Kobo ici (lien affilié) : Le Malade imaginaire

Ou sur Amazon ici (lien affilié) : malade imaginaire, Le (French Edition)

L’accord du participe passé avec « être » démystifié

On va commencer par une révision. Le participe passé se fait avec un des deux verbes auxiliaires : Avoir ou être. Pour savoir lequel il faut choisir pour mettre un verbe dans le passé, regardez mon article sur ce sujet : L’auxiliaire avoir ou être pour le passé composé?

Lorsqu’on utilise être pour le participe passé, la règle générale est que le verbe s’accorde avec le sujet. Par exemple :

  • Luc est allé en Suisse.
  • Joséphine est rentrée hier.
  • Marie et Sylvie sont descendues dans la rue.
  • Roch et Lise sont devenus avocats.

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Les seules exceptions arrivent avec des verbes pronominaux :

D’abord, avec les verbes pronominaux, il faut se demander s’il y a un complément direct ou indirect.

Complément direct (CD) :

Pour trouver le CD, on se demande quoi ou qui. Par exemple : J’ai donné un cadeau à mon frère. J’ai donné quoi? Le cadeau (CD).

CD avant le verbe, le participe passé s’accorde avec le CD :

  • Il a bu la tisane qu’il s’est préparée. (Il s’est préparé quoi? La tisane.)
  • Nous avons gardé toutes les lettres que nous nous sommes écrites.

CD après le verbe, le participe passé reste invariable :

  • Elle s’est lavé les mains. (Elle s’est lavé quoi? Les mains.)
  • Vous vous êtes acheté des cadeaux.

 

Complément indirect (CI) :

Pour trouver le CI on se demande à quoi ou à qui. Par exemple : J’ai donné un cadeau à mon frère. J’ai donné à qui? À mon frère (CI).

Si le pronom personnel (me, te, se, nous, vous) agit comme le CI, le participe passé reste invariable :

  • Nous nous sommes parlé au téléphone (J’ai parlé à l’autre personne, et vice versa.)
  • Elles se sont écrit pendant plusieurs mois (Elle a écrit à l’autre personne, et vice versa.)

 

Dans les autres cas des verbes pronominaux, le participe passé s’accorde avec le sujet.

  • Elle s’est levée tôt ce matin.
  • Elles se sont habillées en robe.
  • Louis et Ève se sont lancés dans la piscine.
  • Elle s’est coupée au doigt.
  • Nous nous sommes rencontrés hier soir.

Un truc : cette règle est plus claire pour moi si je change le pronom personnel en CD. Par exemple, je vois cette phrase :

  • Elle s’est coupée au doigt.

Et je pense ceci afin de trouver si je dois faire l’accord : Elle a coupé elle-même au doigt… le se représente elle-même (CD) et se trouve avant le verbe… donc on ajoute un e à la fin de coupé parce que elle-même est féminine.

 

Il y a certains pronoms qui sont considérés comme essentiellement pronominaux. Cela veut dire que le verbe se trouve toujours comme un verbe pronominal. Avec ceci, on suit la même règle comme ci-dessus; le participe passé s’accorde avec le sujet.

  • Elle s’est évanouie à cause de la chaleur.
  • Les oiseaux se sont envolés.

Sur le site de la Banque de dépannage linguistique, vous pouvez trouver une liste de verbes essentiellement pronominaux ici : http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=2941 

Un regard sur : La vache (film)

Un aperçu :

La vache est un film français sorti en 2016. Cette comédie nous amène d’abord dans un petit village en Algérie où on rencontre Fatah, un homme qui rêve d’amener sa belle vache, Jacqueline au salon de l’agriculture de Paris. Il investit une bonne partie de son temps à ce projet, ce qui cause des plaisanteries de la part des autres de la communauté. Un jour, il reçoit enfin une invitation au salon de l’agriculture. Il prend un traversier jusqu’à Marseille et entreprend le trajet vers Paris… à pied… toujours avec sa vache (un gros défi !). Fatah, toujours souriant, découvre pour la première fois la vie de l’autre côté de la Méditerranée et sa culture. Il rencontre des gens sur son trajet et il se fait de belles amitiés dans peu de temps. Même une journaliste s’intéresse à son histoire, ce qui fait que ce villageois d’Algérie et sa vache Jacqueline deviennent connus partout en France.

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Mes impressions :

Ce film est vraiment un coup de cœur pour moi. Le personnage de Fatah est une bonne représentation de la joie de vivre, ce qui fait qu’il devient aimable très vite. Une grande partie de l’humour du film se trouve dans les différences culturelles entre Fatah et les Français. Les éléments culturels sont peut-être un peu clichés, mais il faut juste en être conscient et profiter du film.

Avec une histoire d’un petit villageois qui veut réaliser son rêve, même si son rêve est un peu absurde, le film nous fait vouloir profiter de la vie et trouver la joie à l’intérieur de nous. Je recommande fortement ce film !

Vous pouvez acheter ou louer ce film sur iTunes ici (lien affilié) : La vache – Mohamed Hamidi

Les poissons d’avril de 2017

Joyeux poisson d’avril !

Les poissons d'avril de 2017

On a vu cette année qu’il faut se méfier un peu de ce qu’on voit sur les médias sociaux. Mais aujourd’hui, le 1er avril, il faut surtout faire attention ! Voici quelques poissons d’avril de 2017 (notez les références aux poissons dans les blagues…) :

 

La police d’assurance anticongestion de CAA — Québec

 

Une femme de 146 ans découverte en Albanie

https://fr.news.yahoo.com/une-femme-de-146-ans-decouverte-en-albanie-etablit-un-nouveau-record-de-longevite-063955005.html

 

Des jeux de mots pour les stations de métro et gares de Paris

http://www.ratp.fr/fr/ratp/v_163478/1er-avril-2017-la-ratp-detourne-le-nom-des-stations-et-appelle-a-votre-creativite/

 

Un système de reconnaissance de fromages de Google France

 

Vous pouvez également lire mon article sur les poissons d’avril de 2016 ici : Poisson d’avril

Les cartes à jouer en français

Aimez-vous jouer aux cartes ?

Jouer aux cartes est une excellente façon de socialiser. Alors, si vous vous trouvez dans une partie de cartes en français, il faut connaitre le vocabulaire ! Sinon, la soirée peut devenir plus stressante qu’amusante ! C’est assez intimidant si on ne connait pas le vocabulaire simple comme les noms des cartes à jouer lorsqu’on veut jouer avec les gens…

C’est pourquoi je vais partager avec vous ce vocabulaire afin que vous puissiez éviter ce stress !

les-cartes-a-jouer-en-francais

 

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un as
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une dame
carte-valet
un valet
carte-roi
un roi
carte-joker
un joker

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un carreau


♥ 

un cœur


un trèfle


un pique


 

Savez-vous à quoi jouer ? Voici les noms de quelques jeux de cartes populaires :

  • Pige dans le lac
  • Trou de cul (aussi appelé Président)
  • Le trente-et-un
  • Patience
  • La bataille
  • Paquet voleur
  • Le menteur
  • La dame de pique
  • Le huit

Vous pouvez trouver les règles de la plupart de ces jeux et d’autres sur ce site : http://www.cribbage.ca/jeux_de_cartes/index_regles.html

L’accord des adjectifs de couleur en français

En français, les adjectifs s’accordent en genre et en nombre selon le nom qu’ils accompagnent. Par exemple :

  • L’eau froide coule lentement. (Eau est un nom féminin, donc on écrit froid au féminin → froide).
  • L’homme a fait installer des roches lourdes partout dans le jardin. (Roches est au pluriel est c’est un nom féminin, donc lourd change en sa forme féminine et au pluriel → lourdes).

 

D’habitude, les adjectifs de couleur s’accordent de la même façon :

  • Les feuilles vertes restent sur les arbres.
  • On va laisser les chaises rouges dans le salon.

Cependant, les couleurs qui viennent des noms existants sont invariables. Par exemple, une orange est un fruit; le mot orange existe déjà comme un nom. Par conséquent, l’adjectif orange va être invariable : il y a trois livres orange sur la table. Notez qu’on n’a pas ajouté un à orange pour accorder avec le nom qui est au pluriel (livres).

Voici d’autres couleurs qui viennent des noms (et donc invariables…) : émeraude, noisette, bronze, argent, or, saumon, kaki, marron, etc.

 

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Une révision : Si une couleur est seulement un adjectif, on fait l’accord. Si la couleur vient d’origine d’un nom, on ne fait pas l’accord.

 

Trop simple? J’avoue qu’il y a des exceptions… mais on reste positif; il n’y en a que 5!

Voici les couleurs qui viennent des noms, MAIS qui s’accordent quand même : rose, fauve, écarlate, pourpre et mauve.

  • Les hommes portent de plus en plus des chemises roses.
  • Tous les murs de la maison étaient mauves quand j’ai déménagé.
  • Les piments écarlates sont plus forts que ceux qui sont verts.

 

Et pour les adjectifs de couleur composés? Ils restent invariables 🙂

  • J’aime les yeux bleu-vert.
  • Ma montre est celle qui est gris métallique.
  • Les bonbons vert pomme sont les meilleurs!

Notez bien qu’on met un trait d’union (-) entre les adjectifs seulement lorsqu’il s’agit de deux couleurs adjectives, pas de noms ou d’autres adjectifs qui ne sont pas des couleurs.

Un regard sur : L’auberge espagnole, Les poupées russes et Casse-tête chinois

Un aperçu

L’auberge espagnole, Les poupées russes et Casse-tête chinois sont trois films du réalisateur Cédric Klapisch. C’est une trilogie qui suit l’histoire de Xavier et ses amis rencontrés pendant le premier film.

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L’auberge espagnole est où tout commence. Xavier, dans la vingtaine, va en Espagne pour un échange universitaire. Là-bas, il trouve un appartement avec des colocs de partout en Europe. Il crée de vraies amitiés qui l’aident à passer des moments difficiles et moins difficiles, ce qui l’amène à trouver (au moins un peu) ce qu’il veut de la vie.

Les poupées russes parle plus des relations amoureuses de Xavier, qui a trente ans dans ce film. Il fait l’aller-retour de Paris-Londres afin d’avancer sa carrière, et aussi ses amours, surtout sa nouvelle relation avec Wendy. Vers la fin du film, ils vont en Russie pour le mariage du frère de Wendy, où tous les colocataires du premier film se réunissent.

Casse-tête chinois place Xavier dans le Nouveau Monde, à New York, parce que ses enfants déménagent là avec Wendy, qui est maintenant avec un autre homme. Xavier est dans la quarantaine et son objectif principal est de survivre son déménagement à New York afin de rester près de ses enfants, pas si facile pour quelqu’un qui a seulement un visa de touriste…

Mes impressions

Je trouve que ces films représentent bien la mondialisation. Les personnages étudient, travaillent, et voyagent à travers le monde et parlent plusieurs langues. On est à Barcelone et en France pendant le premier film, en Angleterre, en France et en Russie pour le deuxième, et à New York pour le troisième. Même si les films se déroulent principalement en français, différentes langues sont utilisées un peu partout dans les films (pas toujours sous-titrées). Ce sont trois bons films assez légers et amusants, mais qui font aussi réfléchir sur l’amitié, les relations amoureuses et les choix qu’il faut faire dans la vie.

Vous pouvez trouver le troisième film sur iTunes ici (lien affilié) : Casse-tête chinois – Cédric Klapisch