Un regard sur : L’assommoir (roman d’Émile Zola) 

« Son rêve était de vivre dans une société honnête, parce que la mauvaise société, disait-elle, c’était comme un coup d’assommoir, ça vous cassait le crâne, ça vous aplatissait une femme en moins de rien. Elle se sentait prise d’une sueur devant l’avenir et se comparait à un sou lancé en l’air, retombant pile ou face, selon les hasards du pavé. » — L’assommoir

L’assommoir est un roman de Émile Zola qui est paru en 1876. Ce livre est considéré comme un bon exemple du « naturalisme », un mouvement littéraire qui met l’accent sur la réalité explicite que vivent des personnes, surtout les populations démunies, et les effets que leur milieu peut avoir sur leurs comportements. Renseignez-vous sur ce mouvement, qui a ses racines en France, sur Wikipédia ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Naturalisme_(littérature) 

L’assommoir fait partie d’une série de livres (Les Rougons-Macquart) qui suivent la vie des personnages de plusieurs familles.

 

Découvrez le roman L'assommoir de l'auteur français célèbre du 19e siècle Émile Zola

 

Un aperçu :

« Mon Dieu ! je ne suis pas ambitieuse, je ne demande pas grand-chose… Mon idéal, ce serait de travailler tranquille, de manger toujours du pain, d’avoir un trou un peu propre pour dormir, vous savez, un lit, une table et deux chaises, pas davantage…» — L’assommoir

L’assommoir suit la vie d’une jeune femme, Gervaise, qui vient de déménager à Paris avec son partenaire, Lantier. Quand l’argent manque, Lantier quitte Gervaise pour une autre femme et elle se trouve seule avec deux enfants (Lantier fait ceci plusieurs fois à d’autres femmes au cours du roman…).

Gervaise fait la connaissance de Coupeau, un ouvrier, et ils se marient peu de temps après. Ils vivent de bons moments ensemble, s’épanouissant et s’enrichissant un peu, jusqu’au moment où l’alcool et la violence prennent le dessus et détruisent définitivement tout plaisir dans la vie.

« Ah ! non, la vie ne tournait pas gentiment, ce n’était guère l’existence qu’elle avait espérée. » — L’assommoir

 

Mes impressions :

L’assommoir dépeint, d’une façon assez crue, plusieurs thèmes d’influence humaine incluant l’alcoolisme, l’infidélité, la misère, la moralité, la pauvreté et l’exclusion sociale. J’ai trouvé ces sujets intéressants, surtout parce que l’auteur les aborde dans plusieurs points de vue qui permettent une meilleure réflexion.

Mais attention, l’histoire est assez déprimante ! On pense parfois que la vie de Gervaise va s’améliorer à plusieurs points dans le roman, mais ça c’est juste être optimiste… Ne vous attendez pas trop à une fin heureuse !

 « Ça répugne les délicats, cette idée ; mais si les délicats n’avaient rien tortillé de trois jours, nous verrions un peu s’ils bouderaient contre leur ventre ; ils se mettraient à quatre pattes et mangeraient aux ordures comme les camarades » — L’assommoir

J’ai trouvé singulière la façon dont les hommes de L’assommoir sont si méchants ! En fait, presque tout le monde dans la vie de Gervaise (elle-même également) est assez déplorable à un moment ou un autre. Mais les hommes en particulier sont assez cruels.

Une autre chose qui m’a intrigué c’est que l’histoire mentionne des préoccupations de l’époque qui sont les mêmes aujourd’hui :

« On avait encore baissé la journée des boulonniers; de neuf francs, elle était tombée à sept francs, à cause des machines qui, maintenant, faisaient toute la besogne. »  – L’assommoir

C’est juste que les « machines » sont un peu différentes aujourd’hui !

Je veux aussi mentionner que ce roman est assez long. Mais, je l’ai trouvé assez agréable à lire. L’histoire progressait à un bon rythme et j’y revenais chaque soir en voulant savoir ce qui aller se passer de nouveau dans la vie de Gervaise.

« Elle se souvenait de son idéal, anciennement : travailler tranquille, manger toujours du pain, avoir un trou un peu propre pour dormir, bien élever ses enfants, ne pas être battue, mourir dans son lit. Non, vrai, c’était comique, comme tout ça se réalisait ! Elle ne travaillait plus, elle ne mangeait plus, elle dormait sur l’ordure, sa fille courait le guilledou, son mari lui flanquait des tatouilles ; il ne lui restait qu’à crever sur le pavé, et ce serait tout de suite, si elle trouvait le courage de se flanquer par la fenêtre, en rentrant chez elle. » — L’assommoir

 

Où trouver :

Téléchargez ce roman gratuitement sur TV5 Monde ici : L’assommoir 

 

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Catégories :Littérature

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