Un regard sur : Nozophobia (roman jeunesse)

« Qu’ont-ils contre Nozophobia ? C’est le seul rempart de l’humanité contre l’empeste ! Nous sommes l’avenir. Nous sommes ceux qui repeupleront la planète. Pour y arriver, de la discipline et des sacrifices sont nécessaires. » — Nozophobia

Nozophobia est un roman jeunesse québécois par Mathieu Fortin, publié en 2018.

Un aperçu :

On est dans un monde futur à la suite d’une guerre biologique mondiale. Nozophobia est une ville qui a réussi à résister à l’empeste, une maladie très mortelle créée pendant la guerre. 

Le nom de la ville vient du mot nosophobie (la peur de tomber malade). Et ça décrit très bien la ville parce qu’elle a été construite afin d’empêcher la propagation des maladies à l’intérieur de ses murs ! 

« J’ai grandi à Nozophobia. Ma société était obsédée par une seule chose : la maladie. » — Nozophobia 

Les mesures sont extrêmes à Nozophobia. Si jamais une maladie quelconque est identifiée chez quelqu’un à la suite de tests sanguins quotidiens, la personne est immédiatement envoyée dans la « dézone ». Et si jamais l’empeste est détectée, la personne est envoyée à l’extérieur de la protection de la ville…. où la mort semble certaine.  

« Mais ce que tout le monde craignait par-dessus tout, c’était l’empeste. Une infection dégénérative mortelle créée comme arme bactériologique. Les Empestés étaient rejetés en dehors de Nozophobia, hors des murs protecteurs, au milieu de la nature sauvage. C’est ce qui est arrivé à mon père. C’est du moins ce que je croyais… » — Nozophobia 

Le narrateur est le personnage principal, Valek, un adolescent qui va commencer à découvrir la corruption présente dans sa ville. Il travaille fort pour devenir « désinfecteur », un poste très valorisé. Les désinfecteurs assurent le bon fonctionnement de la ville et le respect des règles.  

Mais après quelques évènements terribles et surtout après avoir rencontré le chef héréditaire de la ville, Valek voit clairement que le but initial de la ville a été détourné. Il décide d’essayer de sortir de la ville et de trouver son père disparu, convaincu qu’il est toujours vivant et qu’il peut l’aider…  

Mes impressions : 

J’ai beaucoup aimé les petits extraits après tous les trois ou quatre chapitres qui racontent un peu l’histoire de la fondation de la ville et le fonctionnement. J’adore découvrir les détails d’un monde imaginé ! 

Même si le livre a été publié en 2018, on voit des mots qui sont devenus très populaires en 2020 ! : quarantaine, masque, distance, se protéger… 

En fait, lire ce livre en 2020 me mettait un peu mal à l’aise parce que c’est une dystopie et l’antagoniste inclut toutes les mesures mises en place dans la société. En ce moment, je trouve que j’ai besoin d’une histoire dans laquelle respecter les règles est la chose à faire !  

« J’ai toujours cru que notre société aseptisée était une bonne chose. Tout est blanc, tout est lisse, sans aspérités, pour faciliter le nettoyage. Je réalise, à chaque pas, que j’étais privé d’une multitude de sensations, de reliefs, de couleurs, d’odeurs… » — Nozophobia 

Ce livre serait un bon choix pour les apprenants de français parce que les phrases ne sont pas trop compliquées ! 

Où trouver :

Vous pouvez acheter ce livre en ligne ici (lien affilié) :  Nozophobia

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