Activité pédagogique : À quoi réfèrent les pronoms ?

Cette activité est très simple : les apprenants lisent un texte et identifient à quoi réfèrent les pronoms. 

Par exemple :

Le père a passé plusieurs jours dans la ville voisine. Il y a trouvé une belle chaise et il l’a achetée.

  • il = Le père
  • y = dans la ville
  • l’ = la chaise

N’importe quel texte qui inclut plusieurs pronoms peut être utilisé pour cette activité.

J’ai trouvé des extraits des Contes de Charles Perrault avec beaucoup de pronoms. Prenez un extrait ou une partie d’un extrait, soulignez quelques pronoms et donnez le texte aux apprenants. Les apprenants trouvent le référant des pronoms. 

C’est une bonne façon de tester si les apprenants comprennent bien ce qui se passe dans le texte !

Un extrait du conte « La belle au bois dormant » :

Ils passèrent dans un salon de miroirs, et y soupèrent, servis par les officiers de la princesse. Les violons et les hautbois jouèrent de vieilles pièces, mais excellentes, quoiqu’il y eût près de cent ans qu’on ne les jouât plus; et après souper, sans perdre de temps, le grand aumônier les maria dans la chapelle du château, et la dame d’honneur leur tira le rideau. Ils dormirent peu, la princesse n’en avait pas grand besoin, et le prince la quitta dès le matin pour retourner à la ville, où son père devait être en peine de lui.

Le prince lui dit qu’en chassant il s’était perdu dans la forêt, et qu’il avait couché dans la hutte d’un charbonnier, qui lui avait fait manger du pain noir et du fromage. Le roi son père, qui était bon homme, le crut; mais sa mère n’en fut pas bien persuadée…

En extrait du conte « Cendrillon » :

En les coiffant, elles lui disaient : « Cendrillon, serais-tu bien aise d’aller au bal ? – Hélas ! mesdemoiselles, vous vous moquez de moi; ce n’est pas là ce qu’il me faut. – Tu as raison, on rirait si on voyait un Cucendron aller au bal. »

Une autre que Cendrillon les aurait coiffées de travers; mais elle était bonne : elle les coiffa parfaitement bien. Elles furent près de deux jours sans manger, tant elles étaient transportées de joie. On rompit plus de douze lacets, à force de les serrer, pour leur rendre la taille plus menue, et elles étaient toujours devant leur miroir.

Enfin, l’heureux jour arriva; on partit, et Cendrillon les suivit des yeux le plus longtemps qu’elle put. Lorsqu’elle ne les vit plus, elle se mit à pleurer. 

Sa marraine, qui la vit tout en pleurs, lui demanda ce qu’elle avait. « Je voudrais bien… je voudrais bien… » Elle pleurait si fort qu’elle ne put achever. Sa marraine, qui était fée, lui dit : « Tu voudrais bien aller au bal, n’est-ce pas ? – Hélas ! oui, dit Cendrillon en soupirant. – Eh bien, seras-tu bonne fille ? dit sa marraine; je t’y ferai aller. » 

Elle la mena dans sa chambre, et lui dit : « Va dans le jardin, et apporte-moi une citrouille. » Cendrillon alla aussitôt cueillir la plus belle qu’elle put trouver, et la porta à sa marraine, ne pouvant deviner comment cette citrouille pourrait la faire aller au bal. 

Sa marraine la creusa, et, n’ayant laissé que l’écorce, la frappa de sa baguette, et la citrouille fut aussitôt changée en un beau carrosse tout doré.

Ensuite, elle alla regarder dans la souricière, où elle trouva six souris toutes en vie. Elle dit à Cendrillon de lever la trappe de la souricière, et à chaque souris qui sortait elle lui donnait un coup de sa baguette, et la souris était aussitôt changée en un beau cheval, ce qui fit un bel attelage de six chevaux d’un beau gris de souris pommelé.

Comme elle était en peine de quoi elle ferait un cocher : « Je vais voir, dit Cendrillon, s’il n’y a pas quelque rat dans la ratière, nous en ferons un cocher. – Tu as raison, dit sa marraine : va voir. » Cendrillon lui apporta la ratière, où il y avait trois gros rats. La fée en prit un d’entre les trois, à cause de sa maîtresse barbe, et, l’ayant touché, il fut changé en un gros cocher, qui avait les plus belles moustaches qu’on ait jamais vues.

Ensuite, elle lui dit : « Va dans le jardin, tu y trouveras six lézards derrière l’arrosoir; apporte-les-moi. » Elle ne les eut pas plutôt apportés, que la marraine les changea en six laquais, qui montèrent aussitôt derrière le carrosse, avec leurs habits chamarrés, et qui s’y tenaient attachés comme s’ils n’eussent fait autre chose de toute leur vie.

La fée dit alors à Cendrillon : « Eh bien ! voilà de quoi aller au bal, n’es-tu pas bien aise ? – Oui, mais est-ce que j’irai comme cela, avec mes vilains habits ? » Sa marraine ne fit que la toucher avec sa baguette, et en même temps ses habits furent changés en des habits d’or et d’argent, tout chamarrés de pierreries; elle lui donna ensuite une paire de pantoufles de vair, les plus jolies du monde. Quand elle fut ainsi parée, elle monta en carrosse; mais sa marraine lui recommanda, sur toutes choses, de ne point passer minuit, l’avertissant que si elle demeurait au bal un moment davantage, son carrosse redeviendrait citrouille; ses chevaux, des souris; ses laquais, des lézards; et que ses vieux habits reprendraient leur première forme. 

Un extrait du conte « Le chat botté » :

Une autre fois, il alla se cacher dans un blé, tenant toujours son sac ouvert, et lorsque deux perdrix y furent entrées, il tira les cordons, et les prit toutes deux. Il alla ensuite les présenter au roi, comme il avait fait du lapin de garenne. Le roi reçut encore avec plaisir les deux perdrix, et lui fit donner pour boire.

Un autre extrait du conte « Le chat botté » :

Le marquis donna la main à la jeune princesse; et, suivant le roi qui montait le premier, ils entrèrent dans une grande salle, où ils trouvèrent une magnifique collation, que l’ogre avait fait préparer pour ses amis, qui le devaient venir voir ce même jour-là, mais qui n’avaient pas osé entrer, sachant que le roi y était. 

Le roi, charmé des bonnes qualités de M. le marquis de Carabas, de même que sa fille, qui en était folle, et voyant les grands biens qu’il possédait, lui dit, après avoir bu cinq ou six coups : « Il ne tiendra qu’à vous, monsieur le marquis, que vous ne soyez mon gendre. » Le marquis, faisant de grandes révérences, accepta l’honneur que lui faisait le roi; et, dès le même jour, il épousa la princesse. Le Chat devint grand seigneur, et ne courut plus après les souris que pour se divertir.

Un extrait du conte « Riquet à la houppe » :

Au bout de sept ou huit ans, la reine d’un royaume voisin accoucha de deux filles. La première qui vint au monde était plus belle que le jour, la reine en fut si aise qu’on appréhenda que la trop grande joie qu’elle en avait ne lui fît mal. La même fée qui avait assisté à la naissance du petit Riquet à la Houppe était présente, pour modérer la joie de la reine, elle lui déclara que cette petite princesse n’aurait point d’esprit, et qu’elle serait aussi stupide qu’elle était belle. 

Cela mortifia beaucoup la reine; mais elle eut, quelques moments après, un bien plus grand chagrin; car la seconde fille dont elle accoucha se trouva extrêmement laide. « Ne vous affligez pas tant, madame, lui dit la fée, votre fille sera récompensée d’ailleurs, et elle aura tant d’esprit, qu’on ne s’apercevra presque pas qu’il lui manque de la beauté. – Dieu le veuille ! répondit la reine; mais n’y aurait-il pas moyen de faire avoir un peu d’esprit à l’aînée, qui est si belle ? – Je ne puis rien pour elle, madame, du côté de l’esprit, lui dit la fée; mais je puis tout du côté de la beauté; et comme il n’y a rien que je ne veuille pour votre satisfaction, je vais lui donner pour don de pouvoir rendre beau ou belle la personne qu’il lui plaira. »

Un extrait du conte « La Barbe-Bleue » :

 Au bout d’un mois, la Barbe-Bleue dit à sa femme qu’il était obligé de faire un voyage en province, de six semaines au moins, pour une affaire de conséquence; qu’il la priait de se bien divertir pendant son absence; qu’elle fît venir ses bonnes amies; qu’elle les menât à la campagne, si elle le voulait; que partout elle fît bonne chère. 

« Voilà, lui dit-il, les clefs des deux grands garde-meubles; voilà celles de la vaisselle d’or et d’argent, qui ne sert pas tous les jours; voilà celles de mes coffres-forts où est mon or et mon argent; celles de mes cassettes où sont mes pierreries; et voilà le passe-partout de tous les appartements. Pour cette petite clef-ci, c’est la clef du cabinet au bout de la grande galerie de l’appartement bas : ouvrez tout, allez partout; mais, pour ce petit cabinet, je vous défends d’y entrer, et je vous le défends de telle sorte, que, s’il vous arrive de l’ouvrir, il n’y a rien que vous ne deviez attendre de ma colère. »

Elle promit d’observer exactement tout ce qui lui venait d’être ordonné; et lui, après l’avoir embrassée, monte dans son carrosse, et part pour son voyage.

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