Un regard sur : Le comte de Monte-Cristo (roman)

« Mais moi, trahi, assassiné, jeté aussi dans une tombe, je suis sorti de cette tombe par la grâce de Dieu, je dois à Dieu de me venger ; il m’envoie pour cela, et me voici. » — Le comte de Monte-Cristo 

Le comte de Monte-Cristo est un roman d’Alexandre Dumas, publié entre 1844 et 1846. C’est un classique de la littérature française et une des œuvres francophones les plus connues dans le monde. 

Un aperçu :

Tout se passe très bien dans la vie du jeune Edmond Dantès : il va devenir capitaine d’un navire, il va se marier et il va pouvoir aider son pauvre père. 

Cependant, des connaissances jalouses vont mettre en marche un plan pour détruire le bonheur d’Edmond…  

Le destin du jeune homme est scellé quand le substitut du procureur du roi semble valoriser son propre avancement plus que la justice. 

En partie à cause du contexte politique instable, Edmond Dantès se trouve vite oublié au fond d’une prison isolée juste à côté de sa ville natale de Marseille. 

Les pensées du jeune homme s’assombrissent à travers les années passées dans la misère totale. Si jamais il peut sortir de sa situation maudite, il promet une vengeance totale…  

Mes impressions :

Voici quelques thèmes qu’on trouve dans ce roman : 

  • La vengeance 
  • L’amitié 
  • La jalousie 
  • L’honneur 
  • La richesse 
  • Le désespoir 
  • Le doute 
  • La famille 
  • L’allégeance 
  • L’espoir 
  • La cupidité 
  • La miséricorde 
  • L’amour 
  • La trahison 
  • L’hérédité 
  • L’égoïsme 

La vengeance

Le thème de la vengeance est central à ce roman. En plus d’histoires de vendetta associées aux personnages secondaires, toutes les actions du comte de Monte-Cristo sont motivées par son plan de venger les actes commis au début de l’histoire. 

« Il t’avait donné la santé, la force, un travail assuré, des amis même, la vie enfin telle qu’elle doit se présenter à l’homme pour être douce avec le calme de la conscience et la satisfaction des désirs naturels ; au lieu d’exploiter ces dons du seigneur, si rarement accordés par lui dans leur plénitude, voilà ce que tu as fait, toi : tu t’es donné à la fantaisie, à la fantaisie, à l’ivresse, et dans l’ivresse tu as trahi un de tes meilleurs amis. » — Le comte de Monte-Cristo 

L’espérance

Le thème de désespoir est tout aussi important dans ce roman. On assiste à des scènes de découragement absolu. On suit le processus de démoralisation et on n’arrive pas, comme les personnages, à apercevoir de l’espoir. Mais le message final est clair : 

« Toute la sagesse humaine sera dans ces deux mots : Attendre et espérer ! » — Le comte de Monte-Cristo 

Ce roman pourrait presque être utilisé pour aider à lutter contre le suicide ! 

« Si l’on avait dit à ton père, au moment où il dirigeait le canon du pistolet vers son front ; si l’on m’avait dit à moi, au moment où j’écartais de mon lit le pain du prisonnier auquel je n’avais pas touché depuis trois jours ; si l’on nous avait dit enfin à tous deux, en ce moment suprême : Vivez ! un jour viendra où vous serez heureux et où vous bénirez la vie… » — Le comte de Monte-Cristo 

« Si je te prie, si je t’ordonne de vivre, Morrel, c’est dans la conviction qu’un jour tu me remercieras de t’avoir conservé la vie. » — Le comte de Monte-Cristo

Le comte de Monte-Cristo

Le personnage principal de ce roman change tout au long de l’histoire, ce qui semble être reflété par les multiples changements du nom (Edmond Dantès, Simbad le Marin, le comte de Monte-Cristo, l’abbé Busoni, le lord Wilmore…). 

Au début, on a beaucoup de pitié pour ce pauvre Edmond Dantès. Mais, après, il y a des moments où on ne sait pas trop quoi penser de lui ! Est-ce qu’il est devenu fou ? Est-ce qu’on devrait aimer ce personnage qui est complètement contrôlé par son désir de vengeance ?  

Il devient même presque un personnage secondaire pendant que d’autres personnages entrent dans l’histoire ! 

Le doute 

Je pense qu’une de mes parties préférées du livre était les moments de doutes de la part du comte de Monte-Cristo, un personnage fort qui semble si sûr de lui-même. 

« Eh quoi ! ce moi que je croyais quelque chose, ce moi dont j’étais si fier, ce moi que j’avais vu si petit dans les cachots du château d’If, et que j’avais su rendre si grand, sera demain un peu de poussière ! » — Le comte de Monte-Cristo 

« Monte-Cristo pâlit à cet effroyable spectacle ; il comprit qu’il venait d’outrepasser les droits de la vengeance ; il comprit qu’il ne pouvait plus dire : Dieu est pour moi et avec moi. » — Le comte de Monte-Cristo 

« Arrivé au sommet de sa vengeance par la pente lente et tortueuse qu’il avait suivie, il avait vu de l’autre côté de la montagne l’abîme du doute. » — Le comte de Monte-Cristo 

« Non, murmura-t-il, non ! ce doute que j’ai éprouvé c’était un commencement d’oubli ; mais ici le cœur se creuse de nouveau et redevient affamé de vengeance. » — Le comte de Monte-Cristo 

L’histoire française

Ce roman nous fait aussi découvrir un peu l’histoire politique de la France au début du 19e siècle. Il y a quelques informations importantes à connaitre qui pourraient aider à mieux suivre les évènements dans ce roman. 

D’abord, il faut savoir que la France a connu des révolutions, des royaumes, des empires et des républiques tout au long du 19e siècle : 

  • Après la Révolution française (qui débute en 1789) et la Première République (commencée en 1792), Napoléon Bonaparte crée le Premier Empire français en 1804. 
  • La monarchie, sous Louis XVIII, revient au pouvoir en France en 1814 (la Première Restauration).  
  • Napoléon reprend le pouvoir pendant les « Cent-Jours » (entre mars et juillet 1815). 
  • La monarchie revient en juillet 1815 (la Seconde Restauration). 
  • La révolution de Juillet (Trois Glorieuses) en 1830 mène à la fuite de la famille royale (la maison de Bourbon) de Charles X et à la mise en place d’un nouveau roi : Louis-Philippe Ier (la maison d’Orléans). Ce régime (la monarchie de Juillet) dure jusqu’à une autre révolution en 1848.  

Eugénie Danglars

J’étais agréablement surpris par le personnage d’Eugénie Danglars (qui est peut-être lesbienne ?). Sa personnalité très assumée était très rafraichissante dans ce livre, même si elle n’est présente que dans quelques passages et chapitres du roman. 

Une vraie histoire !

Après la lecture de la première partie de l’histoire, j’ai trouvé fascinant la façon dont l’auteur a imaginé tous ces évènements qui ressemblaient presque à ceux d’un conte de fées. Puis j’ai appris qu’ils étaient inspirés d’une vraie histoire ! Même la partie avec le trésor ! Apprenez-en plus sur le vrai condamné à tort ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Picaud 

Un fait intéressant

Alexandre Dumas avait de l’aide d’un autre auteur, Auguste Maquet, pour l’écriture de ses livres, incluant Le comte de Monte-Cristo. Mais certains pensent qu’Auguste Maquet a tant contribué à l’écriture qu’il devrait être reconnu comme coauteur.  

Attention ! 

Si vous voulez lire ce roman, notez qu’il est très long ! C’est normal si ça prend des mois et des mois pour le lire. 

Des citations

Voici quelques citations du livre que je trouve intéressantes :  

« — La haine est aveugle, la colère étourdie, et celui qui se verse la vengeance risque de boire un breuvage amer.

— Oui, s’il est pauvre et maladroit ; non s’il est millionnaire et habile. » — Le comte de Monte-Cristo 

« Or, l’homme ne sera parfait que lorsqu’il saura créer et détruire comme Dieu ; il sait déjà détruire, c’est moitié du chemin de fait. » — Le comte de Monte-Cristo 

« Chaque homme a sa passion qui le mord au fond du cœur, comme chaque fruit son ver. » — Le comte de Monte-Cristo 

« Et malheureusement dans ce monde chacun a son point de vue à soi qui l’empêche de voir le point de vue des autres. » — Le comte de Monte-Cristo 

« Ce qui manque à mes raisonnements d’aujourd’hui, c’est l’appréciation exacte du passé, parce que je revois ce passé de l’autre bout de l’horizon. En effet, à mesure qu’on s’avance, le passé, pareil au paysage à travers lequel on marche, s’efface à mesure qu’on s’éloigne. » — Le comte de Monte-Cristo 

« Hélas ! dit Monte-Cristo, c’est un des orgueils de notre pauvre humanité que chaque homme se croie plus malheureux qu’un autre malheureux qui pleure et qui gémit à côté de lui. » — Le comte de Monte-Cristo 

« Il n’y a ni bonheur ni malheur en ce monde, il y a la comparaison d’un état à un autre, voilà tout. Celui-là seul qui a éprouvé l’extrême infortune est apte à ressentir l’extrême félicité. » — Le comte de Monte-Cristo 

Où trouver :

Téléchargez le livre gratuitement dans la bibliothèque numérique de TV5 Monde ! : https://bibliothequenumerique.tv5monde.com/livre/37/Le-Comte-de-Monte-Cristo 

Je vous suggère également :

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s